Mansi, op, cit., t. iv, col
403 prend la même résolulion pour la correspondance avec les magistrats civils 1, Les restrictions apportées à la juridiction des primats de Garthage sont d'une époque postérieure et n'ont pas de rapport avec notre travail. « A envisager dans son ensemble l'histoire de Garthage chrétienne, il est exact de dire que les Eglises d'Afrique, organisées en corps, sous la direction de leur primat, forment un groupe d'une physionomie toute spéciale qui rappelle les ^]glises du diocèse suburbioairc, serrées autour du pape, ou celles d'Kgypte, centralisées autour d'Alexandrie ^. Les Pères du concile de Tannée 403 voulaient apparemment indiquer cette subordination et ce groupement, quand ils décernèrent à la communauté carthaginoise le nom d*ecclcsia cathollca par excellence '^, tout comme le concile général d'Afrique est appelé concilium cathohcum ^. Ge qualificatif subsista. Aurélîus signe plusieurs lettres comme episcopus ecclesise caiholicœ carthagincnsis 5; le compte rendu de la conférence de 411 lui attribue aussi ce titre ^. Dans la suite les évêques espagnols le reconnaissent à Capréolus '^^ Eugénius le porte s, et le pape Marlin le donne à l'un de ses successeurs ^. L'Occident tout entier s'associe donc aux Africains pour saluer en l'évêque de Garthage le métropolitain incontesté des provinces transméditerranéennes ^o, »
L'épîscopat africain était nombreux. Soudainement accru au iv* siècle dans uneproportion considérable, il demeura depuis stationnaire. Les listes épîscopales sont des documents de la plus grande valeur malgré les altérations et manipulations qu'elles ont eu à subir. Ellies du Pin porte le nombre des évéchés de l'Afrique à 690^1, Morcelli à 720^2^ L. de Mas-Latrie à 768^^^
1. Mansî, Conciî, ampliss, colL, t. m, col. 787 ; t. iv, col. 497.
2. L. Duchesne, Liber pontificaliSy in-4, Paris, 1886, t. i, prœf. p, cxxix ; Orig. du Culte, p, 30.