‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 385 sur 403 · H. Lerlercq, V Afrique chrétienne , 1904, t i, p. 80 sq · texte numérisé non relu

H. Lerlercq, V Afrique chrétienne , 1904, t i, p. 80 sq

2. S. Augustin, Contra Julianuniy 1. I, c. iv, n. 13, P. L., t. xliv, col, 648 ; S. Jérôme, Epist.^ xvii, P, Z., t. xxii, col. 359 sq.

3. E. Beurlier, Le culte impérial^ son histoire et son organisation depuis Auguste jusqu'à Justinien, in-8, Paris, 1891, p. 310. L. Duchesne, Origines du culte chrétien^ p. 16 : « Dès le commencement du me siècle son évêque (de Garthage) était déjà comme un primat ou un patriarche, s

4. Ch. de Smedt, L'organisation des Églises chrétiennes au III^ siècle, dans le Compte rendu du Congrès scientifique internat, des cathoL, 1891, p. 91.

5. Nous citons ici les propres paroles et faisons nôtre ropînion de M. A. Audollenl, Cartkage romaine, in-8, Paris, 1901, p. 574.

6. S. Augustin, Contra Cresconium, 1. III, c. xxx ; le 25e canon du concile d'Hippone(393), Mansi, op. cit,^ U m, col. 920, 923 ; Hefele, t, n, p. 242, 244,

APPENDICE Vni

pas au détriment de Garthage ^. Toute la suite de son histoire ecclésiastique est là pour prouver que le prestige de ses évêques, loin de diminuer, s'affermit de plus en plus. Par conséquent du jour où le plus ancien évêque d'une province devint supérieur aux autres, celui de la capitale, sous peine de déchoir, dut gagner, lui aussi, quelque privilège. De fait, tandis que la primatie, en dehors de la Proconsulaire, élait toujours réservée au doyen de Fépiscopat et se trans me liait d'une chrétienté à l'aulre, Garlhage ne la perdit jamais, quelque fût l'âge du litulaire. Cette l^^glise, désormais, n'est assimilable à aucune, elle les domine toutes, elle a rang de métropole, comme Antioche et Alexandrie. Quand Cécilien entendit à Nicée proclamer et maintenir les droits des métropolitains que l'usage avait établis, quoique son siège ne fût point expressément désigné, il ])ti1 voir dans ce 6* canon la confirmation complète de sa dignilé. D'ailleurs, en réclamant contre son élection, les Africains avaient reconnu implicitement cet état de choses. Pourquoi prétendaient-ils intervenir dans sa nomination, sinon parce qu'il était leur chef à tous ?

Le primai de Garthage jouissait d'une situation considérable. Un ensemble de circonstances avait travaillé à grandir le personnage et les titulaires semblent avoir travaillé de leur mieux à exalter son prestige L'un d'eux disait qu'il portait le fardeau de toutes les Eglises d'Afrique ; Ego cunctarum Ecclcsiarum^ dignationc J)ci\ soUicitudincm svstineo 2; et on le lui redisait iNcccsse /tabès omncs Ecclcsias suffulcire ^, Vers la fin du iv® siècle et le commencement du siècle suivant, plusieurs textes viennent éclairer vivement la situation de Tévêque de Garthage. Le premier canon du concile d'Hippone, tenu en 393, décrète que toute l'Afrique doit, au sujet de la fête de Pâques, se régler sur Garthage. Le quatrième canon porte que les primats des autres provinces, en cas de conflit, seront institués d'après le conseil de l'évêque de cette ville *. Le concile de 397 renouvelle ces dispositions et mentionne le droit qui lui appartient d'imposer la mutation des clercs d'un diocèse dans un autre ö. Les conciles de 401, 407 et 418 décident que les lettres synodales seront dictées et signées par Aurélius de Garthage 6; le concile de

246. «MgrToiilottp, (ßeo^ra/?A/ö fie l'Afrique chrétienne, in-8, Paris, 1892, 1. 1, p. 54 sq.), parle des primais provinciaux antérieurs même à saint Cypriea ; je ne sais sur quoi repose cette hypothèse » (note de A. Audollent).

1. H. Leclercq, VAfrique chrétienne, l. i, p. 78-79, sur les primatîes provineiales en Afrique.

2, Codex canonum AfricXy oan. 55. Ce recueil a été forme eu 419. S. Ibid., eau. 41.

4 Mansi, Conc. amplis s, coll., I. m, col. 894, 919, cf. col. 733.

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