Morcelli, Africa christiana, in-4, Bri.xiae, 1816, t. i
13. L. de Mas-Latrie, Les anciens évêchés de V Afrique septent/ lonale, in-8, Alger, 1887.
1202 APPENDICE vm
F. Ferrère à 632 i. Nous croyons qu'il serait prématuré de fixer un chiffre ; des recherches entreprises dans ce but nous ont convaincu que Té tat des questions multiples qui se rattachent à ce sujet n'autorise pas un travail définitif 2, U est probable que les chiffres qu'on donne sont grossis. Peut-être n'atteignait-on pas au nombre de 500 évechés. Ce qui explique l'exagération de du Pin et de Morcelli c'est qu'en dressant leurs listes, ils ont relevé tous les noms d'évôques sans se préoccuper de noter les sièges qui n'ont pas existé simultanément, d'autres qui ont été transférés, d'autres éteints définitivement. Quoi qu'il en soit, on ne s'étonne plus en apprenant que l'évéque Aurélius, primat de Garlhage, dit avoir un évoque à ordonner tous les dimanches ^. Ceci s'accorde avec ce que nous apprend Possidius dans la \ie de saint Augustin. Il fallut, dit-il, le consentement d'Aurélius de Garlhage pour qu'Augustin pût devenir coadjutcur de Valérius d'IIippone ^ ; E<rii; secrctis litteris apud prima te m eplscoporiini Carthaginensem^ allcgans imbccdlitatem corporis sui œtatisque gravitatem, et obsccrans ut Hipponensi Ecclesise ordinaretur episcopus , quo suœ cathedrœ non tuvi succederet, sed consacerdos accéder et Augustinus. Au concile de Garlhage, tenu en 397, Tévêque Aurélius rappelle que jusque-là il choisissait à son gré dans toutes les Eglises d'Afrique des sujets pour Tépiscopat, nul n'y a jamais trouvé à redire, néanmoins il prie les Pères de délibérer sur cela. C'est alors que l'évêque Epigonius lui répond : Necesse h abcs ta omnes Ecclesias suffulcire, Unde tibi non potes täte m damus sed titam assignamus. ut liceat voluntati tuœ semper ettenere quem çoleSy ut prœpositos plebieus i^el Eccîesiis constituas qui postulati fuerint et unde voles 5. Le primat de Carthage insiste alors sur la difficulté qu'il éprouve de pouvoir rassembler onze assistants pour l'ordination d'un évêque, conformément aux prescriptions des anciens canons ; surtout, ajoute-t-îl, étant obligé de faire presque tous les dimanches de pareilles ordinations dans l'église de Carthage : Nam et in hac ecclesia ad quam dignata est sanctitas vestra conu entre, credo ac bene per diem dominicam ordinandos habemus. De si fréquentes ordinations épiscopales dans l'église de Carthage sont la preuve la plus claire que son évéque ordonnait tous les évêques de la province d'Afrique. A partir du iv® siècle on peut signaler les divisions provinciales de l'Afrique : Proconsulaire, Byzacène, Tripolitaine, Numidie, Maurétanie Césarienne, Maurétanie Sitifienne, Maurétanie Tingitane. H Leclercq.
1. F. Ferrère, La situation religieuse de V Afrique romaine depuis la fin du IV^ siècle jusqu'à Vinvasion des Vandales^ in-8, Paris, 1897, p. 359-376.
2. H. Leclercq, V Afrique chrétienne , 1904, t. i, p. 80, note 1.