‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 55 sur 403 · S. Hilaire, De synodisy c. xxxii, P, G. y t. x, col · texte numérisé non relu

S. Hilaire, De synodisy c. xxxii, P, G. y t. x, col

5. Hardouiu, Collect. conciL, U i, col. 590; Mansi, ConciL ampliss. colL, t. II, col. 1306.

6. Emm. Schelstrate, Sacrum antiochenum concilium pro Arianoriim coiiciliabulo passim hahitum^ nunc vero primum ex omni antiquifate auctonlatl süsß restitutum, in-4, Antverpiae, 1681. Sur le concile in encœniis^ cf. Baronius,

des évèques réunis à Antioche étant orthodoxe, les eusébiens lors des premières sessions eurent soin de ne pas dévoiler leurs plans qui, à cette période du concile. n*auraient pu aboutir; ils se joigni. rent à la majorité qui décrétait vingt-cinq canons et émettait trois professions de foi. Cela fait, la plupart des évêques orthodoxes ^ rega* gnèrent leurs diocèses, mais les eusébiens demeurèrent et, avec le secours de Constance, se donnèrent comme les continuateurs du concile. Ils confirmèrent la déposition de saint Athanase et commi. f rent d'autres irrégularités. Si, en parlant de ce concile, on a en vue sa première phase, celle où il est demeuré au complet, on peut Pap. peler un saint concile suivant l'adage : a parte potior i fit denomU natio\ si on veut au contraire désigner sa seconde phase, celle qui suit le départ des orthodoxes, on peut dire que le concile in encœnm a été un conciliabule arien; c'est le titre que lui donnèrent saint Jean Chrysostome, ses amis et le pape Innocent I*'', lorsque Théophile d'Alexandrie cita une phrase des actes de ce conciliabule pour s'en servir contre saint Jean Chrysostome ^.

L'hypothèse de Schelstrate a, au premier abord, quelque chose de séduisant qui explique Taccueil que lui firent des savants

Annales, 1590, ad ann. 34J, n. 1-7, 18-44 ; Pagj, Critica, 1689, n. 3-36 ; Conc. reg,^ t. Il, col. 640 ; Labbe, Conc, t. ii, col. 89, 559-598 ; Hardouin, Coll. conCy t, 1, col. 589 ; Coleti, Conc. y t. u, col. 583; Ceillier, Hist. génér. aut. sacrésy t. IV, p. 646-660; 2e édit., t. m, p. 464-472 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t, ii, col. 1305; Bailerinî, dan& S. Leonis, Opera, t. m, p. xxvi, Alexander Natalis, Jlisf. eccles.i 1778, t. iv, p. 452-454 ; Pitra, Juris eccles. Grsecorum hist. et mo nuin., in-fol., Romas, 1864, t, i, p. 455-467. (H. L.)

1. Nous reviendrons plus loin sur ces 25 canons de discipline générale; mais, dès maintenant, nous pouvons i-emarquer que deux d'entre eux trahissent nettement Tinfluence des évêques eusébiens et leur hostilité à l'égard de saint Athanase. Le canon 4« interdit tout espoir de réintégration à Tévéque qui a osé continuer ses fonctions malgré sa déposition par un synode. Le canon 12' porte la même peine contre l'évêque qui, frappé par un synode, porte sa cause devant l'empereur. Les eusébiens, donnant à ces deux canons une portée rétroactive, confirmèrent immédiatement la déposition d'Atbanase, espérant ainsi couper court à toute tentative du pape Jules pour amener le rétablissement dans ses droits de l'évêque d'Alexandrie. (H. L.)

2. Palladius, Vita Joan, Chrysostomi^ c. viii, P. G., t. xlvii, col. 25 sq. ; Socrate, Hist. eccles, y 1. VI, c, xviii, P. G., t. lxvii, col. 716 sq. ; Sozomène, Hisi, écoles.,\. VIÎI, c. XX, P. G., t. LXVII, col. 1568; Innocent 1er, Epist. Vil ad cUrum et popuL Constantinop., P. Z., t. xx, col. 501 sq. Dans l'hypothèse ^^ iS cil el^ träte on devrait distinguer avec soin la phrase ou le canon mis en avaflt parles adversaires de S. Jeau Chrysostome des 4* et 12« canons d'Antioche.

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