LE CONCILE d'âNTIOCHE
Can. 9.
Les évêques de chaque province doivent savoîr que l'évêque placé à la tête de la métropole est également chargé du soin de la province, car, c'est à la métropole que se rendent tous ceux qui ont des affaires à traiter ^. En conséquence il a été réglé qu'il occuperait aussi le premier rang pour les honneurs et que les autres évêques (conformément à l'ancien canon porté parnos pères et qui a toujours force de loi) ne pourraient rien faire sans lui, sinon administrer leur diocèse et le territoire attenant ; chaque évêque en effet est maître de son diocèse qu'il doit gouverner en respectant les droits de chacun. Il doit aussi prendre soin des campagnes qui dépendent de sa ville épiscopale, ordonner, pour elles, des prêtres et des diacres et faire toutes choses avec discernement. Mais, en dehors de ces limites, il ne peut rien faire sans l'assentiment de l'évêque de la métropole qui, à son tour, ne décide rien sans l'avis des autres évêques.
Les prêtres des bourgs et des campagnes ou ceux ayant le titre de chorévêque, même s'ils ont reçu la consécration épiscopale, doivent, selon l'avis du saint synode, connaître les limites du territoire qui leur est confié, avoir soin des églises dont ils ont la juri- P^^J diction, mais se contenterde cette administration. Ils peuvent ordonner, pour elles, des lecteurs, des sous-diacres, des exorcistes. Ces promotions doivent leur suffire et ils ne peuvent avoir la prétention d'ordonner ni diacre ni prêtre sans l'assentiment de l'évêque sous la juridiction duquel ils sont placés eux et leur territoire. Si quelqu'un ose outrepasser ces ordonnances, qu'il soit déposé et privé de sa dignité. Le chorévêque doit être ordonné par l'évêque de la ville dont
il dépend ^,
Can. 11 3.
Lorsqu'un évêque ou un prêtre ou n'importe quel clerc ose aller trouver l'empereur sans avoir l'assentiment ni des lettres des évêques de l'éparchie et surtout de l'évêque de la métropole^ il doit être non seulement réprouvé et excommunié, mais encore privé de sa
1. Mdins^en, Der Primat des Bischofs von Rom und die alten Palriarcalkirchen. Bonn. 1853, p. 3. La division des provinces ecclésiastiques était habitueliement calquée sur celle des provinces civiles.