Causa VIII, quest. i, can. 3. Canon apost
722 LIVRE III, CHAPITRE l
vent être impliqués dans aucun procès ni la mémoire de l'évêquedé' funt en butte k des bruits infamants ^.
L^évêque a la disposition des biens de l'Eglise pour les dépenser en faveur des indigents, avec discernement et crainte de Dieu. Il peut en user pour lui-même selon ses besoins, celui de ses proches, ou des frères qui reçoivent Thospittilité chez lui et qui ne doivent jamaiç manquer du nécessaire selon la parole du divin apôtre : « Ayant la nourriture et le vêtement, nous devons être satisfaits (I Tira., vi, 8), t^ Mais si, non content de celai Tévèque emploie ces biens 8^ des affaires privées, s'il ne gère pas les revenus de l'Eglise, le produit des biens fonds selon l'avis des prêtres et des diacres, s'il les livre à gérer à ceux de sa maison ou à ses parents, à ses frères, à ses fils de façon que, sans qu'on le voie, préjudice réel fût porté par ces gens aux comptes de r Église, l'évéque devra rendre compte de sa gestjoq au concile de l'éparchie, Si d'autre part il est accusé ainsi que ses prêtres d'accaparer les revenus de TÉglise provenant des biens fonds ou de toute autre source de façpn à porter dommage aux pauvres et à exposer les administrateurs au mépris, le concile procédera à une enquête et décidera des mesures à prendre ^.
Le concile envoya à tous les évêques ces vingt-cinq canons, avec une courte lettre d'envoi demandant que ces canons fussent reçus partout. Le texte grec de cette lettre ne renferme aucune signature; tandis qu'on en lit une trentaine environ dans les anciennei^ versions latines, mais ces listes diffèrent suivant les manuscrits. On y trouve le nom d'un évèque défunt à la date du concile, tandis que ceux des principaux membres du synode de 341 manquent. Nous avons dit comment les Ballerini ont voulu démontrer que ces lacunes appuyaient leur hypothèse.
On a remarqué que les seules provinces du patriarcat d'Antioehe sont citées dans les salutations finales de la lettre qui accompagne les canons, tandis qu'il est constant que plusieurs évêques étraii^ gers à ce patriarcat assistèrent au synode de 341. 11 ne faut pas ou^ blier que dans la Prisca^ on ne trouve aucun nom de ces provinces de l'Eglise d'Antioehe ; ce qui porterait à croire à une interpola?