Ammien Marcelliii, Ilîst., 1. XXII
3. Socrate, Hist, eccles., I. I, c. xxiii, P. C, t, lxvii, col. 140,
4. Socrate, Hist, eccles.. I. I, c. xxv, jP. G,, t. lxvii, col. 148,
5. Socrate, Bist, eccles. ^ 1. I, c. xxiii, P. G., t. lxvii, col. 141 ; [Sozomène, ffist. eccles., I. II, c xvn, P. G., t. lxvii, col. 976 ; Philostorge, Hist, eccles., 1. II, c. XI, P. G., t. Lxv, col. 474. (H. L.)]
6. S. Athanase, Apologia contra arianos, n. 6, P. G., t, xxv, col» 260 ; Théodoret, Hist. eccles., 1. I, c. xviii, P. G.r t>Lxxxii. col. 961.
7. S. Athanase, Apologia contra arianos^ a, 6, P. G., t. xxv, co). 260; [Epist. heortaticXy Ckronicon, P. G., t. xxvi, col. 1352. (H. L.)]
attaqué dans ses écrits ceux qui ne s'en tenaient pas au mot ©[agouo-ioç interprété dans le sens du concile de Nicce, Parmi les ariens plus ou moins avérés qu'Eustathe avait eu à combattre, il faut citer Eusèbe Pamphile, l'historien de l'Eglise, métropolitain de Césarée en Palestine. Eusèbe professa des opinions théologiques qui tenaient à peu près le milieu entre celles de saint Athanase et celles d'Arius; aussi a-t-on souvent, et jusque de notre temps, discuté pour savoir s'il fallait le ranger parmi les ariens ou parmi les orthodoxes ^. Eusèbe de
1. Aujourd'hui, l'érudit a comp 1 clément effacé dans Eusèbe le théologien ; pour les contemporains le théologien ou le prélat courtisan éclipsait à peu près complètement l'érudit. Le théologien fait assez triste figure avec ses dons médiocres de pensée et de st^de et le manque de franchise de son caractère. Socrate, Théodoret, Gélase de Cyzîque, George Bull, G. Cave, Valois tiennent •pour l'orthodoxie d*Eusèbe, que Pétau, Baronius, Moutfaucon, les frères Ballerîni regardent comme arien. Saint Epiphane et saint Jérôme n'en pensent guère de bien. Mœhler, Athanasius der Grosse, t. ii, p. 36-47 ; Dorner, Die Lehre von der Person Christi^ 2« édit,, p, 792 sq. ; Haenell, De Eusehio Cœsariens i religionis christianse defensore^ commentatio ad apologetices christianx historiam spectans, in-8, Gottingae, 1843 ; J. Ritter, Eusebii Cœsariensis de divinitate Christi placita, in-8, Romae, 1823, fontd'Eusèbe un hésitant, un indécis. Peut-être était-il tout simplement un arriviste et un calculateur. Son cursus honorum montre qu'il sut tirer des circonstances troublées parmi lesquelles il vécut tout ce qu'elles pouvaient fournir à sa carrière personnelle. La lettre adressée à ses diocésains au sortir du concile de Nicée ne sert guère sa mémoire. Cette lettre, habile jusqu'à la ruse la plus déliée, contenait les germes de la discorde qui éclata vers 330. Eusèbe s'y applique à mettre sans cesse en avant l'intervention de Constantin et à amoindrir la portée de l'anathème promulgué et des expressions doctrinales adoptées par le concile de Nicée. Eusèbe, Epist, ad Csesar,, n. 5-11, P. G., t. xx, col. 1540*1543. Le symbole subit une sorte de réduction assez curieuse, une mise au point qui le ramène à n'être que l'expression des opinions d'Kusèbe débouté de sa proposition de donner à TÉglise universelle le symbole de l'Église de Césarée, Ainsi les mots ex Tf\ç oùfftac toC Ttatpo; ne disent rien de plus sinon que le Fils tient son être du Père. Les mots Yevvr,6£VTa où Tton^OévTa nous apprennent simplement que le Fils diffère des créatures faites par lui et qu'il est d'une meilleure substance que les créatures. La pierre d'achoppement était le mot ôptooija-ios. Eusèbe ne pouvant le rejeter — le moment eût été mal choisi à la date de sa lettre aux diocésains de Césarée — l'accepte, mais à condition de l'expliquer. *0(jioou<ytoç ne dit rien de plus, selon lui, sinon que le Fils est en tout semblable au Père seul qui l'a engendré. Enfin Eusèbe ajoute que s'il a souscrit Tanathème portant sur les propositions i%, o-jx ovT(i>v, etc, c'est qu'il a reconnu qu'elles ne sont pas scripturaires ; en particulier il lui paru juste de réprouver J expression Tcptv YsvvvjÖY^vai oux y)v, parce que de l'avis de tous le Fils de Dieu a existé avant son incarnation. Cette lettre tire une partie de son importance de sa date. Ecrite au lendemain du concile par un préiat soucieux avant tout de ne pas se compromettre, elle témoigne des