MEMBRES ET PRÉSIDENCE DU CONCILE DR SARDIQUE
sans doute qu'à Nicée * ; il avait été probablement désigné par le pape 2 (et peut-être aussi par Tempereur), pour remplir ce rôle, au-
1 545J quel il n'aurait pu prétendre s'il n'avait représenté à Sardique que son église épiscopale de Cordoue. Le concile comptait des évêques occupant des sièges plus considérables que le siège de Cordoue ; il suffit de nommer Gratus de Carthage, Protasius de Milan, Verissimu s de Lyon et Maxime de Trêves, sans parler de saint Athanase> patriarche d'Alexandrie, qui, étant accusé, ne pouvait exercer la présidence.
Les prêtres romains Archidamus et Philoxène ont dû avoir part à la présidence, en qualité d'assistants d'Osius, ainsi que cela s'était pratiquée Nicée ; aussi leurs noms suivent-ils immédiatement celui d'Osius dans la liste de saint Athanase ^.
Parmi les évêques orthodoxes présents à Sardique, nous trouvons cinq Espagnols, sans compter Osius ; ce sont : Anianus de Castolona, Castus de Saragosse, Domitien d'Asturica, Florentins d'Emerita etPrétextatus de Barcelone. La Gaule était représentée par Vérissimus de Lyon et Maxime de Trêves ; l'Italie par Protasius de Milan, saintSéverin de Ravenne, Janvier de Bénévent, Fortunatien d'Aquilée, Lucius de Vérone, Sterconius d'Apulie, Ursacius de Brescia et Vincent de Capoue ; la Macédoine et l'Achaie (la Grèce proprement dite) avaient envoyé un très grand nombre d'évêques, entre autres Athénodore de Platée, Denys d'Elis, Ilermogénès de Sicyon, Plutarque dePatras, etc. ; la Palestine avait deux évêques au concile, l'un des deux s'appelait Arius ; PArabie un évêque du nom d'Astérius ; enfin Ténédos avait envoyé l'évêque Diodore, Les évêques mis en accusation, saint Athanase, Marcel d'Ancyre, Asclépas de Gaza, étaient présents au concile. Socrate dit que Paul de Constantinople assistait au concile ^ ; mais c'est certainement à tort, comme le prouve ce passage de la lettre synodale des eusébiens : « Les partisans
[546] d'Osius communiquaient avec Paul par l'intermédiaire d'Asclépas ; ils recevaient de lui des lettres et lui en envoyaient ^. »