‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 97 sur 403 · Mansi, op. cit., t. m, col · texte numérisé non relu

Mansi, op. cit., t. m, col

3. D. Ceillier, Ilist. ^énér. des aut, sacr,, t. iv, col. 670, 680, suppose qy'Arséniiis assista même au concile de Sardique, et il eile à l^ppui S. Athanase, Apol, c. arifin.y c. xxxviii, P. (?., t. xxv, col. 313 ; mais ce que dit saint Athanase d&ns oe pijs^age . « Arsène^^ que l'on tenait pour mort, parut subitement plein de vie devant le concile, » s'est passé lors du concile de Tyr en o35.

i Manai, op. cit., t. m, col. 62, cf. col. 51 ; Hardouin, op. çit,, 1. 1, col, 666, cf. 658,

5, Mansi, op. cit , t. m, col. 62.

6, S. Hilaire, Fragmentum II, n- 5, P. £., t. x, col. 635.

7, JM^aBsf, op. cit., t. III, col. 62 ; Hardouin, op, cit,, t. i, col, 666.

8, 0« pe s^it s'il faut entendre par cet écrit le principal ou\rage de Marcel contre Astérius, ou bien cette sorte de profession de foi ((juvTaYfia) que Marcel avait déjà remise au pape Jules et qui, au dire d'Athanase, fut approuvée par le concile de Sardique. S. Athanase, Ilist. arian. ad monach., c. vi, p. G ^ t. XXV, col. 700. Ce ffvvTayfJLa n'était plus la principale source des accusations portées par les eusébiens, voir Th. Zahp, Marcellus von Ancjra, Gotha, J867, p. 77.

qui avaient présenté comme des propositions fermes ce que Marce) n'avait avancé que sous forme dubitative (Çt^tcov), On lut aussi ce 0^1 précédait et suivait les propositions incriminées, et le concile de.' meura convaincu que Marcel était orthodoxe, qu'il n'avait pas f^ù naître de Marie le Logos divin, et n'avait pas pensé que le royauijj. du Logos ne fût pas éternel ^. Marcel distinguait entre le Logos et le Fils; par le Fils il entendait la réunion de la divinité et de l\^ manité, c'est-à-dire le Dieu-Homme qu'il faisait naître de Marie tandis qu'il afïirmait l'éternité du Logos et son existence (impersoa, nelle, il est vrai) dans le Père de toute éternité. Il en concluait que le royaume du Logos était seul éternel, que celui du Fils devait finir avec la fin du monde, qui amenait avec elle la fin de tout corp$ humain.

Le troisième inculpé était Asclépas, évéque de Gaza en Palestine déposé par les eusébiens à Antioche. Asclépas produisit les actes i du concile d'Antioche qui l'avait condamné, et prouva son innocence par les paroles mêmes de ses juges ^. On constata que plusieurs évé» ques, dépossédés de leurs sièges pour cause d'arianisme, avaient été non seulement réintégrés dans leurs diocèses, mais élevés parles eusébiens à de plus hautes dignités ; que ceux-ci s'étaient permis des violences à l'endroit des orthodoxes, qu'ils avaient détruit des églises, emprisonné, exécuté leurs contradicteurs, violé les vierges consacrées et réveillé l'hérésie d'Arius ^. Le concile proclama l'innocence d'Athanase, de Marcel, d'Asclépas et de leurs compagnons, en particulier les prêtres d'Alexandrie Aphton, Athanase le fils de Capiton, Paul et Plution, déposés par les eusébiens et persécutés; illes réintégra dans tous leurs emplois et dignités, et fit connaître partout cette décision, afin que personne ne regardât comme légitimes les évéques intrus Grégoire, Basile et Quintien, qui occupaient à Alexan«! drie, à Ancyre et à Gaza la place des évêques légitimes ^. Le concilü déposa et anathématisa les chefs des eusébiens, Théodore d'Héraclé«! Narcisse de Néronias, Acace de Césarée, Etienne d'Antioche, Ursacf de Singidunum, Valens de Mursa, Ménophantès d'Éphèse et George^ de Laodicée, que la peur avait retenu loin de Sardique; ils furcß' condamnés pour leur participation aux erreurs d'Arius et pour q«^''

1. Mansi, ConciL ampîiss, coll. y L m, col. 63; Hardouin, Coll. conc.t^\ col. 666.

2. Mansi, op, cit,, t. m, col. 63; Hardouin, 0^. ci*., t. i, col. 666.

3. Mansi, op. cit., t. m, col. 63 ; Hardouin, op. cit. y t. i, col. 666, 667«

4. Mansi, op, cit., t. m, col. 55 et 66 ; Hardouin, op. cit»^ t. i,col. 659 ^^^'

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