‹ Histoire des connaissances chimiquesChapitre 46 sur 117 · Quelle idée me fais-je de rinlelligeAce de Thomme · texte numérisé non relu

Quelle idée me fais-je de rinlelligeAce de Thomme

La voici :

Elle est grande, lorsque j'y rapporte la faculté qu'ont les sociétés humaines de se perfectionner, de sorte que Tacte de l'individu profite non-seulement aux individus contemporains, mais à ceux qui leur succéderont dans le temps.

Elle est donc grande, lorsque comparant T homme aux animaux, on y rapporte la cause de la perfectibilité du premier, c'est-à-dire le caractère par lequel il se dislingoie si éminemment des seconds.

215. Elle est faible, si on la compare à l'idée que nous nous faisons de l'intellig'ence d'un être supérieur, comme Dieu, un archang-e, un ange...

216. L'homme ne peut rien savoir par lui-même ^ns raisonner : or le raisonnement l'oblige à analyser d'abord, et à réunir par la synthèse ce qu'il commence par séparer.

La vérité que nous croyons avoir reconnue par la seule analyse ou par la seule synthèse, n'est souvent qu'une déception.

La certitude de la vérité exige, presque toujours, que le résultat de P analyse soit confirmé par la synthèse, et que le produit dune synthèse le soit par t analyse.

Voilà les deux facultés de rentendement qui nous élèvent infiniment au-dessus des animaux et qui à mon sens nous rendent très-inférieurs à un être supérieur auquel nous reconnaissons la faculté de connaître aussitôt qu'il le veut.

217. Quelle est la conséquence que je tire de la faiblesse de l'esprit de Thomme?

La voici :

C'est que les personnes qui prétendent au titre de savants ou de philosophes , prennent cette faiblesse en considération, et qu'elles veuillent bien, avant de publier des écrits avec Tintention d'instruire les autres , soumettre elles-mêmes les idées , les propositions qu'elles considèrent comme nouvelles à un contrôle sérieux auquel conduit la méthode a posteriori expérimentale. Nous verrons plus tard que l'esprit de cette méthode s'étend à un grand nombre de cas qui sont en dehors de l'expérience proprement dite.

218. Passons à la définition du mot fait. Croit-on l'avoir défini , en disant : il est ce qui est,

ce gui a été, ce qui sera.

Cette réponse, exactement vraie , n'est point une définition, car elle ne dit pas en quoi consiste le fait.

Voici la définition que je donne de ce mot :

La matière, les corps qui tombent sous nos sens, sont des choses concrètes.

Si nous ne les connaissons que par des propriétés, évi^ demmentcïs propriétés sont des faits.

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