‹ Histoire des connaissances chimiquesChapitre 56 sur 117 · Partie abstraite · texte numérisé non relu

Partie abstraite

245. On voit donc que la définition de l'espèce végétale ne s'applique point au concret^ mais à Yabstrait. La botanique ne s'arrête point qm groupe-espèce ;

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après avoir disting'ué des espèces , elle réunit en , Mil groupe-genre des espèces possédant plus de ressemblances mutuelles qu'elles n'en ont avec d'autres espèces; en réunissant des groupes-genres elle forme un groupe- famille ; en réunissant des groupesfamilles elle fornne un groupe-ordre; enfin, en procédant d'une manière analog^ue, elle forme des groupesclasses et des groupes-embranchements.

244. Si les rapports de ressemblance étaient incontestables, c'est-à-dire que les espèces d'un même gfenre eussent plus de ressemblance entre elles qu'avec toutes autres d'un g'enre différent; que tous les gpenres d'une môme famiUe eussent plus de ressemblance entre eux qu'avec tout g*enre d'une autre famille; que les familles d'un même ordre plus de ressemblance entre elles qu'avec toute famille d'un autre ordre, etc., etc.; on qualifierait cette classification de naturelle et on appellerait méthode naturelle l'ensemble des principes d'après lesquels on aurait opéré cette classification.

245. Mais la méthode naturelle n'est point aussi avancée que beaucoup de personnes le croient, ^rtes Bernard et Antoine-Laurent de Jussieu ont feit faire un grand pas à la botanique en substituant au système sexuel de Linné la distribution des plantes

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en familles, c'est-à-dire en les classant d'après leur degré de plus grande ressemblance mutuelle, principe fondamental de la méthode naturelle, au lieu de les classer d'après un très-petit nombre de caractères, souvent variables, ce qui est le propre de la classification artificielle. Cependant si Antoine-Laurent (le Jussieu a eu raison d'évaluer Yimportance même (les caractères plutôt que de compter indifféremment le nombre des ressemblances , il faut convenir que tous les botanistes ne sont pas d'accord sur les valeurs respectives de tous les caractères qui concourent à la classification.

Î46. On voit comment la botanique est représentée dans le tableau , par la coïncidence d'une ligne rouge partant de la plante^individu et d'une ligne verte partant de la classificatioti des plantes-espèces, en genres, etc.

On voit ainsi la botanique composée d'une partie concrète et d'une partie abstraite.

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