‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 121 sur 214 · Archives Nationales, CoUcct. Rondonnrau, AD, XI · texte numérisé non relu

Archives Nationales, CoUcct. Rondonnrau, AD, XI

5. Registre des délibérations des Six Corps, Archives Nationales , KK. 1349, p; 476 (11 juillet 4695).

ces offices, c'est-à-dire leur suppression. Ce paiement fut effectué le 5 avril 1696 : un quart en espèces, le surplus en trois obligations de 100,000 livres chacune payables fin 1696, fin 1697, fin 1698 \

Dès lors, les créations d'offices se succédèrent à de courts intervalles. En août 1696 et en juillet 1702, on établit des trésoriers de bourses communes et des trésoriers de deniers communs '; en janvier et août 1704, des contrôleurs des poids et mesures et des greffiers des apprentissages '; en 1706, des contrôleurs du paraphe des registres*; en décembre 1708, des gardes des poids et mesures de l'Hôtel de Ville*, en 1709, des gardes des archives •. A la suite de chacune de ces créations, des pourparlers s'engageaient entre les corporations d'une part, le contrôleur des finances et les fermiers auxquels avaient été cédés la finance, c'est-à-dire les droits apercevoir pour le rachat des offices d'autre part. Au début, les métiers se contentèrent de gémir et payèrent après s'être livrés à de longs marchandages. Pour la finance des offices de receveurs des deniers communs et pour la confirmation du rachat des offices d'auditeurs des comptes, les Six Corps offrirent ainsi successivement au contrôleur Chamillard, le successeur de Pontchartrain, 200,000 puis 300,000 livres qu'il refusa; ils furent enfin taxés à 500,000 livres, plus la taxe additionnelle de 2 sols par livre^. Les négociations entamées pour le rachat des offices de contrôleurs des poids et mesures et des greffiers des apprentissages furent tout aussi laborieuses : les Six Corps durent, pour se libérer, payer encore 500,000 livres qu'ils se procurèrent par des emprunts*.

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