Recueil de Statuts prccitô, p
9. • Trie ost un mot invente par los compagnons pour lequel incontinent après la prononciation d'iccluy ils délaisftent leur ouvrage pour faire quelque débaacho. » Annotation à la page 31 du « Recueil ■ susénoncé.
3. Statuts et règlements pour la communauté des maîtres relieurs, doreurs é* livres de la vUU et université de Paris, 1750, in-lS.
4. Statuts, ordonnances et règlements pour les maStres et marchands pareksminiers de la ville de Paris, 1731, in-4*.
de la fabrication de la chandelle et de Thuile comestible ou à brûler ; mais les épiciers ont le droit de vendre ces substances concurremment avec eux ; de même pour la moutarde et le verjus, ils subissent la concurrence des vinaigriers. Ainsi que les panachers et les coiffeurs de dames, les chandeliers, huiliers, moutardiers ont d'eux-mêmes la plus haute opinion. La première page du recueil de leurs statuts ^ est illustrée par une gravure représentant deux anges en train de fabriquer de la chandelle, tandis qu*au second plan le soleil se cache à demi derrière les nuages* : le tout est décoré de cette légende :
Soleil, quand ta lumière pure Cesse d'éclairer nos coteaux.
Notre art imitant la Nature Fait naître mille astres nouveaux'.
Les apothicaires'épiciers qui composent un des Six Corps ne font qu'une seule communauté, bien que les deux professions soient exercées par des maîtres différents et qu'il fût défendu aux épiciers de se mêler d'apothicairerie, même usons ombre d'avoir un serviteur apothicaire n, s'il n'était lui-même approuvé et n'avait fait apprentissage^ Les chefs-d'œuvre étaient différents.
Les usurpations des épiciers sur l'apothicairerie et des apothicaires sur l'épicerie étaient du reste continuelles. Il fallut en 1514 renouveler aux épiciers la défense de vendre des remèdes et leur retirer le droit d'élire les jurés apothi-
i. Recueil des statutSf arrêts et sentences servant de règlement à ia communauté des maîtres chandeliers et huiliers de la ville et fauxbourgs de Paris, 1760, in-4'' L'exemplaire de la Bibliothèque Nationale est coté F 19919. Les anciens statuts de cette communauté avaient été renouvelés en décembre 1464 et confirmés on 1564. Ils ont été reproduits par M. de Lbspinassb, op. cit.. Il, 541.
2. Les huiliers ont aussi leur tour. Une autre vignette représente encore des anges puisant do l'huile avec cette devise de mirlitons :
Mon destin est aussi glorieux Que celui du Flambeau des Cioux.
De mon sein éclôt la lumière Qui brille dans le sanctuaire.
«. Lettres patentes d'août 14M {Ordonnances des rois de France, XIX, 41S.) 4. Lettres patentes de Juin 1514 {Ordonnances des rois de France ^ XXI, 641). --^
caires . De leur côté, les apothicaires mettaient des prétentions inverses et se targuaient de leur supériorité, en disant « qui est épicier n*est pas apothicaire et qui est apothicaire est épicier » ; il fallut leur défendre par lettres patentes du 28 juillet 1518 de vendre de la cire ouvrée ou de rhypocras.
La communauté était gouvernée par six gardes, trois épiciers et trois apothicaires (statuts du 28 novembre 1638, art. 2) ^ Ces gardes étaient nommés parles anciens gardes auxquels on adjoignait 24 marchands apothicaires et 48 marchands épiciers choisis par les gardes (art. 3). Les contestations entre les maîtres étaient soumises aux anciens.
Les candidats à la maîtrise pour le métier à' apothicaire subissaient un premier examen de trois heures en présence de quatre docteurs de la Faculté, puis un second examen appelé i4c/^ des herbes. Lors de la confection de leur chef-d'œuvre composé de cinq pièces, ils devaient répondre aux interrogations des gardes, de neuf maîtres et des quatre docteurs avant d*étre reçus à la maîtrise et admis à exercer les fonctions dont M. Purgon s'acquitte si bien dans le Malaéf imaginaire.
Les épiciers vendaient des épices, c'est-à-dire des dragées, confitures, fruits secs, pâtisseries de dessert : ils avaient reçu des statuts particuliers en 1311 et avaient été réunis aux apothicaires en 1484 {Ord, des rois de France^ t. XIX, p. 413).
Les gantiers parfumeurs (nouveaux statuts de 1656 )* 'débitaient des gants qu'ils devaient faire « de bon cuir sans aucuns
1. statuts, ordonnances pour Us marchands épiciers et Us marchands apothi' caires-épUUrs de la vUU de Paris, 1735, in-4*. Bibliothèque Natiofiiile. Imprima F. S1094, p. 150. Les statuts antérieurs & ceux de 1638 étaient de 1560 (Lbs- PINASSB, t. I, p. 514).
S. Statuts de la communauté des metrchands gantUrs, poudrUrs, parfumeurs, 1779, in-8*. L'exemplaire de ce recueil conservé à la Bibliothèque NattonaU avec la cote F 36441, est orné au frontispice d'une curieuse gravure intitulée forigime des parfumeurs et où l'on voit divers personnages occupés ainsi qua l'indique une légende, l'un à cueillir sur un arbre la substance appelée florûx, l'autr« à txtrairc de la barbe d'un bouc le labéanum, etc.
bouts de doigt, ni effondrures, avec bonne doublure neuve et loyale et avec fourchette bien cousue^ » ; on les garnit souvent de broderies et de passements d'or, et on les parfume. Les gantiers vendent en outre toutes sortes de parfums*, tels que le musc, Tambre, la civette, des poudres et des pommades dont la mode avait été introduite en France au siècle précédent par les Italiens venus à la suite de Catherine de Médicis.
Les patenôtriers boutonniers d'émail érigés en communauté par lettres patentes du 6 juillet 1566, vendaient des patenôtres et boutons d'émail, des pendants d'oreilles, ceintures, colliers, cordelières, bracelets en émail passé au feu, en argent battu et moulu parfois enrichi d'or; ils fusionnèrent en 1706 avec les verriers faïenciers (statuts du 20 mars 1600, revisés en février 1659).
Les patenôtriers en ambre, jais et corail formaient toujours une communauté distincte, mais bien déchue, « à cause du peu de cas que Ton faisait à Paris, surtout depuis le milieu du XVIP siècle, des colliers et chapelets d'ambre, de jais ou de corail». Le peu de maîtres qui professaient ledit métier pensèrent en 1718 à se réunir aux patenôtriers émailleurs et obtinrent des lettres patentes d'union' ; mais l'opposition des émailleurs fit échouer ce projet.
Les patenôtriers en bois et en corne ne forment en réalité qu'une subdivision des merciers, dont la corporation absorba complètement la leur au XVII I*" siècle.
Les vitriers ou peintres sur verre avaient des statuts du 24 juin 1467 revisés le 22 juin 1666* .
Les passementiers boutonniers (statuts de 1559 et de 1653) * ne font pas seulement des passements et dentelles, boutons et