‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 154 sur 214 · Collection Rondonnbau, AD. XI · texte numérisé non relu

Collection Rondonnbau, AD. XI

les chanoines de Saint- Jacques, de l'hôpital Saint-Denis et de Saint-Ëtienne-des-Grès furent déclarés déchus de tous droits, faute d'avoir produit leurs titres. Mais ce zèle se ralentit bientôt. Neuf ans plus tard, le 11 mars 1727, on renouvelait sans plus de succès les injonctions demeurées infructueuses de Fédit de 1717 ^ Les privilèges des hauts justiciers devaient se conserver en fait jusqu'à la Révolution.

L'ancienne querelle des communautés avec les marchands privilégiés suivant la Cour continuait, elle aussi, sans rien perdre de son acuité. En 1725', des lettres patentes avaient confirmé à nouveau les prérogatives de ces marchands et maintenu pour tous les litiges les concernant la juridiction exception» nelle de la prévôté de THôtel. Les communautés ne désarmé^ rent cependant pas et continuèrent à pratiquer des saisies sur les privilégiés* et à solliciter assidûment du pouvoir Taboli* tion des privilèges.

En dehors de ces événements, l'histoire des communautés de 1715 à 1740 n'offre qu'un intérêt secondaire. Bornons-nous à mentionner l'arrêt du Parlement de 1724 qui débouta les marchands de vin, plus que jamais obstinés à réclamer leur agrégation aux Six Corps*; un procès soutenu pour les mêmes causes par les tailleurs contre les Six Corps (1730)»; un litige entre les communautés de Paris et celles de Rouen, qui au mépris des édîts de 1581 et de 1597 refusaient de recevoir dans leur sein les artisans ayant fait leur apprentissage à Paris*; l'abolition de la contrainte par corps à laquelle les gardes étaient soumis à l'occasion des saisies faites par eux indûment (1738)^; enfin un long procès soutenu par les Six

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