Archives Nationaies^ KK, 1342, p. 533 et
cette résistance décréter que la signification de Tarrêt du Conseil tiendrait lieu d'enregistrement ^
Cependant, la commission nommée en 1716 pour la revision des comptes des communautés continuait ses travaux. En 1759, l'opération se poursuivait toujours, sous la direction de M. de Sartines : elle n'était pas achevée en 1776, époque à laquelle une nouvelle commission fut chargée de reviser les dettes des communautés supprimées (arrêt du Conseil du 16 janvier 1778)».
Une sage réforme était réalisée, vers la même époque, par la déclaration du 2 avril 1763, qui interdit aux communautés d'emprunter sans autorisation. Un arrêt du Parlement du 2 septembre 1766 renouvela cette prohibition et défendit aux notaires de passer de semblables actes, sans se faire représenter les lettres patentes autorisant l'emprunt.
L'interminable affaire des privilèges se poursuivait toujours avec des alternatives diverses de succès ou d'insuccès pour les communautés. Ces dernières avaient obtenu, en 1754, un arrêt ordonnant que les marchands de vin, même privilégiés, seraient soumis aux visites de leurs gardes, et que les contestations seraient jugées, non par la Prévôté de l'hôtel, mais par le lieutenant général de police '. Mais cet arrêt ne mit pas fin au litige. En 1770, en effet, on voit encore les communautés présenter un mémoire tendant à la suppression des privilèges, ^tant personnels que réels, qui faisaient échec à leur monopole.
Les corporations parisiennes donnèrent à la fin du règne de Louis XV de nouveaux exemples de leur dévouement au roi et à l'Etat. En 1759, après la défaite de Rosbach, les Six Corps avaient spontanément offert 514,000 livres pour les
1. Cette déclaration est signée des premiers gardes des Six Corps, c'est-à-dire des représentants autorisés du haut commerce parisien. Les noms do ces anti- Bémites do XVII* siècle étaient : Havart, Cuvillier, Le Conte, Lapierrc, Mar* ehaad, Chariot do Courcy, Nau, Boitels, Léger, Martine et Allen.
9. Cf. sur la revision des comptes dos communautés, Archives NationaleSfVTf 430 à i43. Le !•' août 1790, un des derniers arrêts du Conseil chargea la municipalité de Paris de terminer l'examen de ces comptes.