‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 158 sur 214 · ISAMBBRT, XXII · texte numérisé non relu

ISAMBBRT, XXII

4. Parmi ces corps d'état, on remarque les marchands de bois neuf, les marchands de planches, les fabricants do chocolat, les faiseurs do fleurs artiiicicllos, 1m blanchisseurs.

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cultes. Les marchands dont Tindustrie avait été libre jusqu'en 1767 ne se soumirent pas sans peine, et il fallut à deux reprises proroger le délai qui leur avait été imparti pour se faire inscrire.

Mais ce fut surtout Fédit du 3 mars 1767 sur la création des nouveaux brevets de maîtrise qui motiva de vives protestations. Afin de faciliter Tacquisition de ces brevets, on avait autorisé pour la première fois les étrangers à se faire recevoir. Cette autorisation profita surtout aux juifs, auxquels jusqu'alors la banque et le commerce des métaux étaient seuls permis. Ces nouveaux venus se recommandaient des idées nouvelles de tolérance et d'égalité ; mais ils avaient contre eux le sentiment presque unanime de la bourgeoisie marchande, à qui une longue expérience avait trop appris à connaître les instincts rapaces et l'avidité sans scrupules propres à cette race pour ne pas lui faire redouter à bien des égards l'influence qu'elle pouvait exercer sur l'avenir du coramerce parisien. Un conflit ne tarda pas à éclater entre les autorités publiques qui trouvaient dans ces étrangers des acqué« reurs solvables et empressés pour des brevets d'une défaite assez difficile et les gardes et jurés des communautés décidés à ne pas admettre de juifs à la maîtrise. Les Six Corps, interprètes naturels de tout le commerce de la capitale, supplièrent le roi de leur permettre plutôt de racheter les brevets. Cette proposition elle-même ayant été rejetée, ils présentèrent un mémoire tendant à l'exclusion des juifs ^ Enfin ils s'adressèrent directement au lieutenant général de police, qui s'efforça en vain de les gagner aux vues du Gouvernement. L'orateur de la députation des Six Corps répondit « qu'ils étaient reconnaissants des avantages obtenus auprès Ms*' le Contrôleur général, mais que, pénétrés de la plus vive douleur, ils étaient convenus de ne jamais admettre les juifs librement, étant résolus de ne communiquer avec eux en aucune façon ». Il fallut pour vaincre

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