Collection Rondomnkau, AD. XI, iO
S. Le M juillet 1744, les commifiMiires rondnmnent la communauté des tisserands à payer une rente de 50 livres au sieur Fays, crt>ancier de cette communauté, en vertu d'un contrat de constitution de rente do novembre 1737. Archives ffationaltt, V7, 420.
3. L'art. 6 de cet arrôt de règlement défend aux syndics de se charger en recettes dans leurs comptes dos droits qui leur sont personnellomont attribués, ainsi qu'aux anciens sur les rt^ccptions ou chefs-d'œuvre et de les cumuler avec les droits do la communauté pour les porter ensuite en reprise ; ils doivent se charger seulement en recette des deniers de la communauté. V7, 490.
Privilégiés, — Les privilégiés sont, comme au XVII* siècle: 1^ les marchands suivant la Cour, qui relèvent du grand prévôt et sont nommés par lui ; 2° les marchands établis dans le faubourg Saint-Antoine, le cloître et le parvis Notre-Dame, les cours Saint-Benoît et de la Trinité, les enclos de Saint- Denis-de-la-Ghartre, de Saint-Germain-des-Prés, de Saint- Jean-de-Latran, de Saint-Martin-des-Champs^ du Temple et dans la rue de l'Oursine. Dans ces divers lieux, il sufiBt pour exercer une industrie d'obtenir l'autorisation des seigneurs hauts justiciers.
Les jurés des communautés de Paris ne peuvent faire des visites domiciliaires chez les privilégiés soumis aux règles générales de la profession qu'en obtenant la permission du prévôt de l'Hôtel pour les marchands suivant la Cour, et celle du lieutenant de police pour les marchands établis dans les lieux privilégiés.
Il importe enfin de rappeler les privilèges dont jouissaient plusieurs établissements publics de conférer la maîtrise à de certaines conditions. Ces établissements étaient : 1® l'Hôpital de la Trinité, l'Hôpital général, l'Hôpital de Notre-Dame de la Miséricorde. La maîtrise sans frais est accordée aux artisans qui consentent à enseigner gratuitement leur art aux pauvres enfants élevés dans les deux premiers hôpitaux, ainsi qu'à ces enfants eux-mêmes devenus adultes. La même faveur est octroyée chaque année à un compagnon de chaque métier, s'il consent à épouser une orpheline élevée à la Miséricorde.
2^ Les Manufactures royales du Louvre et des Gobelins jouissent depuis 1608 et 1667 du droit d'élever des apprentis qui après un apprentissage de six ans et quatre ans de conipagnonnage sont reçus maîtres sans frais, ni expérience. Les ouvriers qui avaient travaillé six ans dans ces manufactures étaient reçus maîtres sur le certificat du surintendant. Ces ouvriers tant qu'ils travaillaient dans les manufactures, n'étaient justiciables que de la prévôté de ^Hôtel^
i. CoUect. RONDONNBAU, AD. XI, h!ï.
Nous empruntons au Guide des corps des marchands de 1766 la statistique exacte des 113 corps de métiers, avec Tindication pour chacun d*eux de la durée de l'apprentissage et du compagpionnage. Nous avons rapproché les énonciations du Guide de celles des recueils des statuts corporatifs.