IX. Industries d'art
rs tailleurs 24
triers 14
liers 5
Voirriers 17
Brodeurs 14
Ëmailleurs 5
Professions annexes ti la médecine.
•s chirurgiens. . . . 151 Apothicaires épiciers ... 28
chors do cotte Hititistiquo il cxinto oncoro un certain nonibn* d'art iiuin!* lUtHiora n'étaient |mia organiH<'fi on corporation et «tiii obéiaMiicnt noiilc-
n'fglcmentfi de police : tel» les citoléeiirs (luthiers), Ioh courtilliers (Jardia fromagiers, etc. Il ne convient d'ailleurs paa d'attribuer à ces chilTrcs itnde rigourciiae. Souvent les dénominations usitées dans le Registre Ile sont peu précises : une mémo nibriquc comprend parfois dos artiiétiors diflerents : parmi les 33 peintres recensés, il devait y avoir des
et des selliers. Inversement des artisans exerçant le même métier ou alitrâ d'uti mémo métier sont assez souvent désignés sous des noms . On ne voit pas clairement pourquoi les 5 fnriniers sont mis à part ?uniers, ni pourquoi les 7 sauciers sont séparés des 21 cuisiniers. Enfln re omet souvent d'indiquer si le contribuable ost un maître ou un valet.
Le nombre total des gens de métier inscrits sur le rôle de 1292 s^élève, en y comprenant les artisans dont les professions n* étaient pas organisées corporativement, à 4.159; en 1300, les rôles de !a taîRe D*acettseiii pas moins de 5,844 contribuables voués aux professions raécaniqves ; dans ce nombre sont compris un certain nombre de valets. Mais la grande majorité de ces cotes concerne des maîtres et chefs d'Industrie ; si Ton tient compte en outre de ce fait qu'un certain nombre de maîtres trop pauvres pour payer la taille ne sont pas inscrits sur les rôles, on peut, croyons-nous, fixer à 5,000 environ le nombre des maîtres de métiers exerçant à Paris à la fin du XIII^ siècle ou au commencement du XIV^
Les indications des rôles de la taille permettent-elles d'évaluer au moins approximativement le chiffre de la population parisienne ? L*auteur de V Histoire de Paris, Dulaure ' , Ta pensé, et prenant pour base de son argumentation ce fait que la taille de 1313 fut répartie entre 5,055 habitants, nombre qui représente autant de chefs de famille imposables, il a cru pouvoir obtenir le chiffre de la population de Paris : l*» en multipliant par cinq* ce chiffre de 5,955 habitants ; 2° en élevant à 50,000 le chiffre de 29,775 individus ainsi obtenu, le surplus de la population représentant les privilégiés, officiers du roi, moines, habitants des faubourgs, etc.
Une telle évaluation est évidemment arbitraire. M. Géraud a entrepris une évaluation plus rationnelle. Il invoque tout d'abord à juste titre le témoignage des historiens du temps, et en premier lieu celui de Godefroy de Paris, qui s'exprime ainsi à propos d'une revue des gens de métier et des bourgeois passée en 1313 par Philippe le Bel :