ibid., 1338, n
d'un maçon apprenti sont payées à raison de 3 sous 4 deniers par jour ; un valet serviteur pour aider les maçons reçoit 3 deniers par jour ^
En 1442, une journée de jardinier se payait à Kvreux un >iol ; en 1450, au siège de Cherbourg, une journée de maçon ou de charpentier se payait cinq sols (salaire exceptionnel)'.
Enfin à Paris, en 1444, la moyenne de la journée d'ouvrier était de deux sols par jour'. On a vu précédemment que l'Ordonnance de février 1350, fixait la journée de l'ouvrière dans Paris à 12 ou (5 deniers au plus, selon qu'elle était nourrie ou non.
Que valaient les denrées nécessaires à la vie pendant cette période 1328-1461? D'après M. d'Avenel, le prix des denrées nécessaires à la vie aurait subi pendant cette période des fluctuations considérables. « La vie était chère sous Charles V, et les contemporains s'en inquiétaient. Un mémoire de 1367 constate la baisse de la valeur de l'argent et l'élévation du prix des denrées. Cette hausse s'arrête subitement avant le XV* siècle et rafTaissement des prix commence vers 1390, plus ou moins rapide dans les provinces. Il atteint son maximum sous Louis XI, de 1460 à 1480. Jamais, depuis 1200, l'or et l'argent n'avaient été si recherchés ; jamais les marchandises n'avaient été à si vil prix ; on était alors presque aussi riche avec 0 fr.50 centimes par jour qu'on l'est maintenant avec 3 fr. Le journalier l'était même davantage, puisque son salaire quotidien n'était moindre que de 0 fr. 90 à 0 fr. 60, tandis que l'hectolitre de froment tombait de 9 francs à 3 fr. 25 de 1375 à 1475 » (p. 15).
En 1360, c'est-à-dire l'année qui précède celle où les charpentiers de Bayeux reçurent 5 sous chacun (2 fr. 22) par jour de travail, 8 mines de froment (15 hectolitres 60) valaient dans