Huiliers, 25 oct. 146i. Ord. des rois de Fr., XVI
laire. Le germe des grèves contemporaines et de la mise en interdit se trouve déjà dans l'organisation de combat de mainte (confrérie, notamment de celle des imprimeurs de Lyon, dont les membres élisaient un capitaine, un lieutenant, des enseignes et s'étaient affiliés à une vaste ligue qui comprenait tous les artisans lyonnais : cette ligue fut l'âme de la révolte de 1529, dont la répression n'empécba pas de nouveaux complots et de nouveaux troubles ^
Déjà à plusieurs reprises le pouvoir judiciaire avait été forcé d'intervenir. Le 28 juillet 1500, un arrêt du Parlement avait défendu au prévôt d'autoriser de nouvelles confréries et lui avait prescrit d'ouvrir une information sur les anciennes*. Un arrêt du 15 mars 1(324 alla plus loin : il interdit les confréries, banquets et frais de réception; les biens devaient être employés à la nourriture des pauvres**. Enfin par l'ordoïinance de 1530 (Collection Lamoi(;non, t. VI, f* 565; — Les- PiXAssE, t. I, p. 07) les confréries furent interdites dans tout le royaume, à peine de punition corporelle pour les controvenants art. 185 à 187). Tous leurs titre» et effets mobiliers durent être apportés aux juges du lien. Il était déc^rété que l'on serait tlésonnais reçu à la mtfltrise sans dépense, ni dîner (art. 188). Quiconque aurait fait pour parvenir à la maîtrise autre dépense que celle de son ("hef-d'œuvre était privé de la maîtrise art. 100), Défenses étaient faitesà tous maîtres, compagnons ou apprentis de faire aucune (congrégation ou assemblée grandes ni petites pour quelque cause que ce soit, d'avoir aucune intelligence les uns avec les autres du fait de leur métier, à peine de confiscation de corps et de biens (art. 101*.
1- 'Depuis trois ans en ça, dit l'Édit du 28 dccLMnbrc 1541 (Fontanon, IV, 4671, aiictios, servituars, compagnons imprimeurs ont suborné ot mutiné la plupart dos nlTvn compagnons et so sont bandés onsomblu pour forcer les niaitn*s à leur ^niir plus grosgains.vL'édit interdit aux compagnons do fuiro aucun serment on monopole, d'avoir aucun capitaine ou chef du bande, de s'assembler hors les niai.sons de leurs maîtres, de porter épées, ni poignards...
i. Lksimnassk, Les Métiers et Corporations de Paris^ t. I, p. 64.