LE FLORENTIN FRANCESCO MARMOCGHI
Il n'y a ici que deux choses : l'exil el l'exilé. Sénèque {Sur la Corse).
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Eschyle (Promélhée).
A la librairie Fabiani, où je demandai une géographie de la Corse, on me dit qu'on imprimait justement cet ouvrage, dont l'auteur était Francesco Marmocchi, émigré florentin. J'allai le voir et je fis là une de mes meilleures connaissances d'Italie. Je me trouvai en présence d'un homme de plus de trente ans, d'un extérieur aimable ; il était comme enfoui sous les livres. Il est difficile de trouver une chambre d'exilé respirant autant de calme : une bibliothèque composée des meilleurs ouvrages classiques (j'y aperçus avec joie le Kosmos de Humboldt), des gravures représentant des vues de Florence.
J'avais sous les yeux non seulement la retraite d'un lettré, mais aussi les goûts délicats d'un Florentin instruit.
Florence et la Corse ! On ne saurait peut-être imaginer de contraste plus grand. Aussi, j'éprouvai tout d'abord une étrange sensation lorsque, après avoir vécu six semaines dans la capitale de la Toscane, je quittai brusquement les madones de RaphaiM pour les bandits de la Corse. Cependant,