CHAPITRE Vil
sainte — de l'auguste Rome, pour méditer sur les époques disparues. — J'ai déjà fait au génie de Rome plus d'un sacrifice, et je l'ai accompli — pour que ma tête se couronne un jour des pampres odorants deTuscium, — et que la Musc méridionale, versant dans mon âme enchantée ses flots harmonieux, — y fasse naître la force créatrice, douce récompense de mes courageux efforts. — Précédez-moi donc, ô vous ombres fugitives, soyez mes Pénates par delà la mer — dans cette Rome de marbre, dans ce monde peuplé de dieux ! — Ah ! la zucca n'a plus rien à donner ! Mais je me sens rempli d'une aimable ardeur ; — c'est le souffle de Bacchus qui m'anime. — Je brise cette branche de lierre pour en tresser une fraîche couronne, — que je pose doucement sur mon front ; et tout joyeux, je descends vers la plaine, — le cœur rempli d'un heureux pressentiment : j'espère qu'un jour — dans la ville éternelle, les Parques fderont pour moi des années d'or.