‹ Histoire des CorsesChapitre 324 sur 408 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

pouiTCz-vous souffrir un traître, celui qui, sous l'extérieur froid d'un homme sensé, renferme, cache une avidité de valet ? Je ne saurais l'imaginer. Vous serez les premiers à le chasser ignominieusement des que l'on vous aura instruits du tissu d'horreurs dont il a été l'artisan.

J'ai l'honneur d'être. Monsieur, votre très-humble et trèsobéissant serviteur,

BUON APARTE.

De mon cabinet de Milelli, le 23 janvier, l'an second. »

De mon cabinet de Milelli !... Voilà qui sent déjà l'empereur. Cette vigoureuse épître d'un jeune homme de 21 ans, mi-Robespierre et mi-Marat, ne le cède certainement à aucun des meilleurs libelles qu'ait produits l'éloquence révolutionnaire.

Notons ici que des six députés de la Corse à la Convention, trois se prononcèrent pour la détention perpétuelle de l'infortuné Louis XVI, deux pour l'emprisonnement jusqu'à la paix, suivi de l'exil ; un seul, Cristoforo Saliceti, vota pour la mort.

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