CHAPITRE II
Revenus des Visitendines. — Pertes que lear oecadonne le système de Law en 1720.— Elles font saisir et vendre en 1711 la charge d'un président en l'élection de Montbrison, leur débiteur. — Noms de quelques élèves de la Visitation.
Si Ton ne connaissait les ressources que peuvent fournir Tordre et l'économie qui régnent ordinairement dans l'administration d'une communauté^ si l'on ne connaissait surtout la puissance des revenus capitalisés, on se demanderait comment cinq pauvres religieuses établies à Montbrison en 1642, avec uii modique capital de 8,000 livres, purent faire face à de si grandes dépenses d'acquisitions et de constructions dans l'espace de soixante ans.
Pour mieux apprécier le rapide développement de la prospérité des Visitandines, nous relèverons le total de leurs revenus à diverses époques.
En 1652 ce revenu était de 2,866 livres, outre un arriéré de 3,948 livres qui leur était dû par leurs débiteurs.
En 1686 ce revenu était de 5,165 livres et l'arriéré s'élevait à 8,471 livres^ et cela malgré les grandes dépenses occasionnées par les acquisitions de maisons et de terrains sur lesquels elles firent construire leur couvent, et malgré l'achat qu'elles firent le 23
août 1675^ devant Thoinet^ notaire^ d'un domaine appelé Beaucieu^ situé en la paroisse de Chalaind'Uzore, qui leur fut vendu par M" Jean Torillon, docteur en théologie et en droite prêtre-chanoine de Montbrison^ au prix d'environ 8^000 livres^ et d'un autre domaine appelé Grange-Neuve^ situé sur la même paroisse de Chalain-d'Uzore, vers 1683.
En 1692 leurs revenus s'élèvent à 7,064 livres,
En 1713 ils sont de 9,360 livres.
Les domaines de Beaucieu et de Grange-Neuve entraient dans ce chiffre pour une somme de 400 liv. environ.
L!arriéré à recouvrer sur les années précédentes s'élevait au chiffre considérable de 19,721 livres.
En l'année 1726 nous voyons leurs revenus réduits à 5,356 livres. Cette diminution de 4,000 livres n'est justifiée par aucune dépense extraordinaire, mais nous en avons trouvé l'explication naturelle dans les remboursements de capitaux considérables qui furent faits aux religieuses en 1720 en papiers de la banque de Lavsr. Les valeurs de cette banque célèbre jouirent d'abord d'un si grand crédit que, malgré leur innom* brable émission , elles étaient avidement recherchées par le public trop confiant. Mais on ne tarda pas à reconnaître que leur gage représentatif n'était pas en rapport avec les billets en. circulation. Ils perdirent en peu de jours 50 pour 7o àe leur valeur; pour arrêter une dépréciation aussi forte, le gouvernement leur donna cours forcé; c'est alors, en 1720, que les dé* biteurs des religieuses se hâtèrent de se libérer
LBS VISrrANDINBS. 245
en offrant en payement des billets de la banque de Law^ qui en réalité ne représentaient plus que la moitié de leurs dettes. Quelques débiteurs^ dont la conscience était moins élastique ^ offrirent à nos religieuses^ à titre de transaction^ de ne pas se libérer envers eiles^ mais à la condition d'une réduction de 2 et demi pour 7o dans l'intérêt du capital prêté. Pour mettre un terme à ces nombreux remboursements de capitaux^ qu'il était difficile de replacer^ nos religieuses durent subir cette réduction de moitié dans le produit de leur argent.
A cette première cause de diminution dans leurs revenus s'en joignit une autre : les capitaux remboursés ne trouvant plus un emploi assuré dans le crédit particulier^ nos religieuses en placèrent une partie (environ 50^000 livres) en rentes sur les tailles ou sur l'hôtei de ville de Paris ^ qui produisaient 632 livres par semestre, soit environ 2 et demi pour Vo^ et employèrent le surplus à l'acquisition de deux domaines qui ne leur rendaient guère plus. L'un de ces domaines, appelé Messilieux, était situé au hameau de ce nom, paroisse de Prétieux; il fut acquis le 4 juin 1720, devant Besset, notaire à Montbrison, au prix de 8,000 livres, de demoiselle Vallet, veuve en premières noces de M* Pierre Papillon, notaire à BcUegarde, remariée à Jacques Charretier, de Sainte Foy-l'Argentière. Ce domaine, qui relevait de la rente que la commanderie de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison possédait au hameau de Messilieux, fut beaucoup agrandi par l'adjonction d'un autre domaine^
appelé la Loge^ situé au même lieu^ qui fut vendu aux Visitandines, en 1741, par M. Chirat de Montrouge. L'autre domaine, apppelé Groutalan, situé en la paroisse de Saint-Romain-le-Puy, leur fut vendu, vers 1723, par le sieur Guingard.
Cette grande diminution dans les revenus des Visitandines ralentit un instant l'essor de leur prospérité, mais il reprit bientôt le dessus; en 1754, nous voyons leurs revenus relevés à 9, 1 10 livres, malgré un arriéré de 22,812 livres et les riches embellissements qu'elles firent exécuter dans leur église pendant cette période, comme nous le dirons bientôt.
L'accroissement de leur fortune n'avait cependant d'autre source que dans les dots qu'apportait chaque religieuse le jour où elle prononçait ses vœux, bien que cette dot, fixéed'abord à 1,800 livres, portée ensuite à 3,000 livres, fut rarement payée comptant; les père et mère préféraient en servir la rente annuelle au taux de 5 7©; toutefois, nous avons rencontré plus d'une rente fixée à 5 XVoî ainsi, en 1646 et 1650, MM. Lefaure, Roussier, Delage, Berthaud de la Chapelle, du Rosier, de la Mure de Bienavant, de Ponchon, servaient chaque année une rente de 100 livres pour l'intérêt de la dot de leurs filles fixée à 1,800 livres; M. Georges de la Chaize d'Aix payait 83 livres pour un capital de 1,500 livres fixé pour la dot de sa fille. M. Coignet des Gouttes empruntait aux religieuses, en 1648, un capital de 1,200 liv., et leur servait un intérêt annuel de 66 liv.
. Ces rentes ou intérêts de dots étaient une charge
LBS YISITANDINES. 247
dont le père de famille ne craignait pas de grever ses domaines. Le fils aîné les acceptait avec Théritage paternel^ et les transmettait à son héritier en y ajou* tant une nouvelle rente que lui-même avait créée en représentation de la dot de ses propres filles. Ces rentes^ quoique peu importantes^ finissaient par devenir onéreuses par le peu d'exactitude que Ton mettait à les payer. Aussi nous avons vu sans étonnement qu'une rente primitive de 100 liv.^ constituée en 1646 par Arnould du Rosier de la Bâtie, procureur du roi et conseiller au bailliage de Forez, pour la dot de Claudine sa fille, s'était élevée en 1674 à 200 liv. par suite d'arriérés dans le service de cette rente; et, en 1691, M. du Rozier du Mazoyer, en qualité d'acquéreur des biens expropriés sur le conseiller Arnould du Rosier, son parent, servait aux Yisitandines une rente annuelle de 250 livres. Une rente primitive de 100 livres, créée en 1651 par noble Claude Henrys, le célèbre jurisconsulte forézien, conseiller et premier avocat du roi au bailliage et présidial de Forez, et demoiselle Toussainte du Besset sa femme, pour le service de la dot de Marie Henrys leur fille, s'était élevée en 1686 à 300 livres.
La famille Papon est une de celles qui parait avoir puisé le plus largement dans les économies des Yisitandines; sa dette en 1754 avait atteint un revenu de 2,850 livres, et en 1790 elle était arrêtée par les commissaires du gouvernement à 63^800 livres.
Je suis porté à croire que nos religieuses étaient des créancières faciles, surtout à l'égard des familles
influentes de l'époque; mais enfin un jour venait où il fallait liquider par la vente de leurs biens une po* sition embarrassée^ et ce jour-là nos religieuses retrouvaient sur leurs livres de comptes les nombreux arriérés. Quelquefois aussi leurs poursuites en payement restaient infructueuses ou du moins trèsKlifficilee. Un procès de 1696 nous apprend qu'à cette époque il leur était dû plusieurs annuités de rentes par MM. François de la Pierre de Saint-Hilaire^ Antoine Henrys^ Antoine Chassain et Charles Vial^ tous conseillers au bailliage ou en l'élection de Forez. Aucun huissier ne consentit à prêter son ministère; il ne fallut rien moins pour les y contraindre qu'une ordonnance de M. d'Herbigny, intendant de la province^ en date du 16 décembre 1696. Les huissiers contraints durent agir^ une saisie fut pratiquée sur les traitements des conseillers^ mais le receveur des tailles n'en tint aucun compte et continua à leur pay w leurs traitements ou gages ^ comme on disait alors. Nous ne savons comment finit ce procès. Dans tous les cas il n'amena point la libération d'Antoine Henrys, car en 1706 nos religieuses étaient encore créancières sur lui d'un capital de plus de 8^000 livres^ et pour en obtenir le payement elles firent saisir et vendre par décret au bailliage de Montbrison sa charge de président en l'élection; M. Basset en resta adjudicataire le 18 mars 1711, au prix de 16,720 livres, outre les charges dues au trésor.
Vers le même temps, 1^ charge de juge domanial du comté de Forez, dont était pourvu M. Jacques de
Pouderoux^ lieutenant-général au bailliage de Forez, avait été saisie par ses créanciers, vendue au bailliage de Montbrison et adjugée à M. Gayot de la Bussière.
Que dirait-on de nos jours si un payeur public faisait si peu de cas des saisies-arrêts pratiquées entre ses mains, ou si un président de tribunal se l^ûssait exproprier pour le payement de ses dettes?
Indépendamment des dots constituées à chaque religieuse, et qui grossissaient si rapidement le pécule de la communauté, il était d'usage dans les familles riches de créer à chaque Visitandine une petite pension viagère; c'était comme une espèce de réserve en faveur de celle qui en était pourvue, réserve des* tinée à satisfaire quelque besoin secret, quelque lan* taisie cachée, mais qui le plus souvent toutefois allait grossir les revenus de la communauté.
En 1711 nous trouvons une pension annuelle et viagère de 10 livres, créée à M*"'' Claudine-Françoise de Thélis, religieuse depuis le 4 mars 1708, par dame Claudine Girard, comtesse de Thélis, sa mère; autre pension de 20 livres à Mesd*"" Louise-Marie et Catiierine-Elisabeth de la Tour, par Mad°^ de la Tour, leur mère; en 1726, pension annuelle et viagère de 60 livres, par Mad°' Marguerite du Fenoyl, marquise de Thirange, à sa fille, soeur Marie-Josèphe; pension de 15 livres, par M. Imbert de Tréméolles, bailli de VivOTols, en faveiu* d'une religieuse dont nous ignorons le nom. Pension de 20 livres, par la marquise du Bourg Saint-Polgues à sœur Jeanne-Charlotte, sa fille, religieuse depuis le 23 août 1702. En 1728^ Tome 2. 17
S50 LBS GOUVBNTS DB MONTfiRISON.
Mad*^ de la Plagne avait fait à sa fille^ sœur Jeanne- Françoise^ une pension viagère de 20 livres. Une demoiselle nommée Jeanne Mégret^ de Lyon^ avait créé 20 livres de pension viagère à Mad*"* Catherine de Belvé, sa filleule. Marie-Emérancienne Ramey jouissait d'une pension viagère de 30 livres qui lui avait été faite par sa sœur mariée à M. Montagne. En 1730 Mad°^ de la Murette^ née du Buisson^ en avait constitué une de 50 livres à Thérèse-Marguerite du Buisson^ sa sœur. L'abbé de Couzan^ en instituant poiu* son héritier universel son neveu le marquis de Ciouzan^ lors de son mariage avec Mad^"* de la Rochelambert^ fit une pension viagère de 30 livres à sa sœur^ Marie-Laurence de Couzan; elle en recevait une autre de 20 livres de son neveu le marquis de Couzan. Sœur Marie-Louise Punctis de la Tour^ dont la dot de 3,000 livres avait été payée en rentes sur les tailles de Paris par M. Jacques Jacquier, baron de Comillon, son oncle, jouissait en sus d'une pension viagère de 50 livres constituée par le même. Sœur Charlotte-Marie Buron jouissait d'une pension viagère de 50 livres créée par son frère et payée par M"^ de Minardière sa nièce.
Nous retrouvons les mêmes usages en 1754 : M"^ de Barges de Poris payait une rente viagère de 30 liv*. à ses tantes, Mesd°^ Marie-Germaine Chapuis de Vilette et Françoise-Marguerite Guigou des Granges. Mad"* de Rostaing, religieuse au troisième monastère de Sainte^Elisabeth de Lyon , créa par son testament Une pension viagère de 25 livres à sa sœur
LES VISITANDnraS. 251
Laurence de Restaing, religieuse depuis Tannée 1736. M. et M*"' Laisné^ une pension viagère de 20 livres à chacune de leurs filles : Mesd"^ Marie-Charlotte et Marie-Aimée-Claudine. Mad"*' la baronne Inguimbert de Pramiral^ une pension de 50 livres à Marie-Elisabeth sa fille. Mad"** Valfray^ une pension de 32 livres à sa cousine Françoise^atherine du Terrail, payable le !•' juillet par le prévôt des marchands et échevins de la ville de Lyon. Autre pension viagère de 30 livres par M. de t^usieu à Madeleine- Angélique de Pusieu^ sa fille ^ payable par M. de Billy^ son héritier.
En 1768 M. Chabron de Solefllac servait une pension viagère de 48 livres à Marie- Augustine Chabron sa sœur; Mad'"* Pélagie Chapuis de Laval d'Izeron recevait une double pension de 10 livres créée par Mad"^ Chapuis de la Goutte sa tante^ et de 5 livres par Mad*"* Henriette de Boubée sa cousine.
On pourrait comparer avec assez d'exactitude ces petites pensions viagères à ces biens paraphernaux dont les femmes^ dans leur contrat de mariage^ se réservent la libre jouissance; dans tous les cas^ c'était un supplément de dot qui profitait toujours à la communauté.
Une source de bénéfice importante pour les Visîtandines était le produit de l'enseignement des jeunes filles^ but principal de leur ordre. Le prix de la pension avait été fixé dans les premières années de l'établissement à 120 livres; il s'éleva vers 1750 à 160^ en 1775 il était de 180 livres et en 1782 de 200 livres.
252 LBS COUVENTS I» SfONTBRISON.
Le. nombre des élèves était ordinairement de quinze à vingt; on leur donnait lé nom de pensionnaires du petit habit pour les distinguer des pensionnaires du noviciat; nous avons remarqué qu'elles appartenaient en général^ du moins jusque vers 1780^ aux classes les plus élevées de la société d'alors. Les Ursulines au contraire recrutaient leurs élèves dans les rangs de la bourgeoisie.
Parmi les jeunes filles qui firent leur éducation dans le couvent de la Visitation nous avons retrouvé les noms de Mesd*''^ Suzanne de Langeac et de La Rochefoucaud^ en 1679; Mesd'"** de Mazenod^ de Champvieux^ de la Chazotte^ de Rochefort d'Agrin^ Punctisde la Tour, en 1692; Mesd*"** Françoise et Elisabeth de Malartic, filles d'un major au régiment de cavalerie de Marsillac, en 1711; Mad*'"* de Cantoinet, en 1738, deux demoiselles Guillet de Belvé, Mesd'"* de Parvilly et Françoise d'Apinac; en 1764, deux demoiselles de Yemes, Mesd*^^~ de la Groutte- Laval, de Thizy (deux sœurs), des Pommeys, de Mabille, de la Freydière, Marie Pupier de Brioude, de la Rivière de Saint-Paul-de-Cornillon;' en 1767, Mesd'"~ de la Barge d' Arriva, de la Barge (deux sœurs), de la Plagne, Périn^ de Rostaing (deux sœurs), de Maubou, Buer; en 1772, deux demoiselles du Fornel du Soleillant, deux de Magneux dont la mère était remariée à M. de la Mure du Poyet, Mad"^'^^ de Martaizay, deux de Contenson, deux de Soleilhac, deux de la Goutte, Mesd*""* Chalaye, Javelle, d'Orsillac, de Pradines, d'Antoine, Plasson
LJBBS YISITANDINBS. 253
et de PauHn . En 1 777^ nous trouvons deux demoièeHes d'AlIard : Jeanne-Marie et Thoinon^ trois demoiselles Salles, Mesd'"" Javogue, Lecomte, Buillot, de la Chas* signol, du Bouchet, de Montmars (Ducros-Papon)^ Raymond, Latard (duChevalard), de Bonnefoy, Couard et de la Mure; en 1781, Mesd'*'- d'Adiac, fille d'un conseiller au bailliage du Puy, de Jerphagnon, fille d'un syndic de la même ville, de Yaugirard, du Cerny^ fille d'un receveur des tailles à Montbrisan, Souohon^ Staron de l'Argentière, toutes deux filles de conseillers au bailliage de Montbrison, Désermeaux^ deux demoiselles de Trézettes et Mad*"* de Sugny.
Parmi ces jeunes filles il en est plusieurs que nous voyons, au sortir de l'enfance, et à peine âgées de quinze ans, prendre l'habit du noviciat, dans le même couvent où elles venaient d'achever leur éducation, et dès leur seizième année, prononcer les vœux solennels de leur profession religieuse. Pouvaien^elles se croire appelées par une vocation réelle ces jeunes filles qui n'avaient connu ni les joies ni les peines du monde? Enlevées à la famille dès la plus tendre enfance, le couvent était devenu leur patrie, et leurs maîtresses des secondes mères. Aucun sentiment d'affection ne les rappelait à la maison paternelle; qu'auraient-elles retrouvé dans cette maison? quel-t ques souvenirs d'enfance depuis longtemps oubliés , la roideur d'une mère qui les connaissait à peine après cinq à six années de séparation passées au couvent, la froideur d'un père, qui n'avait d'affection que pour le fils aîné appelé à perpétuer avec éclat et sa race et
son nom? J'ai pu juger de l'affection paternelle de ces temps-là en lisant les procès-verbaux dressés soit à la prise d'habits^ soit au prononcé des vœux des jeunes religieuses appartenant aux meilleures familles de cette époque. Elles étaient ordinairement assistées dans cet acte si important de leur vie par un parent^ un ami^ quelquefois un frère ^ rarement par le père ou la mère; et ces jeunes filles prononçaient leurs vœux à seize ^ dix-huit^ vingt ans au plus^ au milieu de leurs anciennes compagnes^ sans qu'une caresse ou une larme de leurs mères vint adoucir leur sacrifice. Je crois au reste qu'elles étaient^ pour la plupart^ façonnées d'avance à cette vie du couvent et que la cérémonie de leur profession était un dénouement depuis longtemps prévu. En lisant si souvent sur les registres des couvents de Sainte^Ursule ou de Sainte- Marie à Montbrison les noms des Henrys^ des Bar railhon^ des de GrézoUes^ des Ramey, des Chapuis, des de la Mure^ des Thoinet de Bigny^ des de Yaugirard^ on serait tenté de croire que ces familles n'avaient des jeunes filles que pour en peupler les couvents.
LES TISITANDINBS. 255