ÉGLISES PAROISSIALES DE SAINT-PIERRE, DE SAINTE-MADELEINE
ET DE SAlNT-ÂNDRÉ
La commune de Montbrison était autrefois divisée en trois paroisses :
l'' Celle de Saint-Pierre dont l'église fut placée dans les premiers temps sous le vocable de Saint- Pierre et Saint-Paul; elle dut être construite la première, lorsque la chapelle de Saint- Aubrin , bâtie autrefois dans l'enceinte même du château, devint insuffisante à contenir la population qui débordait en dehors de la forteresse sur les pentes du mamelon.
2® Celle de Sainte-Madeleine, construite dans la plaine au nord du château. Supprimée et détruite en 1793, elle a laissé son nom à la rue qui y conduisait. C'était une paroisse extra muros, dont l'église en dehors des remparts était située au bord et au midi
d'un petit ruisseau appelé Furan, qui limitait cette paroisse de celle de Chandieu.
S"" Enfin celle de Saint-r André, au midi et à 500 mètres du château. Au Xlir siècle ce n'était qu'une chapelle affectée au service d'une confrérie de ce nom; mais la ville ayant pris beaucoup d'extension sur la pente qui conduisait à la rivière, soit pour se rapprocher d'un cours d'eau qui est toujours un attrait et un besoin pour la population, soit à cause du voisinage des Cordeliers, du chapitre des chanoines et de l'hôpital Sainte-Ânne^ la chapelle de Saint-André ne tarda pas à devenir la troisième paroisse de Montbrison.
Au reste l'existence de ces trois églises est mentionnée dès l'année 1239 dans le testament du comte de Forez Guy IV (1).
Ces trois paroisses n'étaient dans le principe que des succursales du prieuré de Savignicu. Le prieur y entretenait des vicaires sous sa dépendance, leur payait ce qu'on nommait une portion congrue et percevait les dîmes et rentes affectées alors au clergé.
Le vicaire de la Madeleine, dont la paroisse s'étendait en grande partie sur la campagne, jouissait cependant de quelques dîmes qui lui avaient été relâchées par le prieur de Savignieu; aussi ne recevait-il aucun traitement.
A mesure que le prieuré perdait de son importance,
(i) BUtcire de$ dua de Bourbon et deâ comtee de Forez, par La Mure et Cbaotelauie, t. 3, p. 5t.