‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 2)Chapitre 57 sur 69 · COMM.VNDEUIE DE S.VIXT-JEAN-DE3-PRÉS · texte numérisé non relu

COMM.VNDEUIE DE S.VIXT-JEAN-DE3-PRÉS

teur de C.hazelles^ ajoutât à ce titre dans un acte de 1368 celui de château du Bois.

Le château était déjà en ruines au temps de Sonyer du Lac^ auteur des Fiefs du Forez (1788), mais la chapelle existait encore à cette époque;

5"* Au lieu appelé Lyant, même paroisse de Saint- Maurice, sur les bords de la Loire en face du château de Cornillon, au-dessous de la route qui conduit à Saint-Bonnet-le-Château , quelques immeubles avec droits de justice. Ces immeubles relevaient sans doute de Château-Ie*Bois. En 1325 ils donnèrent lieu à un accord entre le comte de Forez Jean P' et Luce do Beaudiner, dame de Cornillon, sur la justice de la ville de Lyaont et maison du Temple, assis au man»dément de Saint-Bonnet- le-Château. Ce traité en amena un autre, le 1*"" octobre 1329, entre le même comte de Forez et le prieur de Chazelles, de Montbrison et de Verrières, qui régla les droits de juatice du comte et des chevaliers sur le territoire de La Haon.

Ce lieu, appelé Lyan sur la carte de Cassini, est connu de nos jours sous le nom de la Commanderte; on y retrouve encore les restes importants, convertis en humble ferme, d'un bâtiment solidement construit et qui n'était pas à coup sûr une maisoo ordinaire.

6* A Saint-Cyprien, un domaine apjxelé Temple de VernoU, dernier souvenir de la maison que les Templiers possédaient dans le Forez.

A la suppression tragique de cet ordre, en 1312, une partie de ses biens fut donnée aux chevaliers de

Saint-Jean. C'est ainsi que le Temple de Vernoil, dont l'histoire a conservé à peine le nom, passa à la commanderie de Montbrison.

Les biens des Templiers de Vernoil ou Verneuil forment aujourd'hui deux petits hameaux presque contigus appelées l'un la Commanderie, l'autre Verneuil, tous deux situés sur les bords de la Loire, dans une position qui avait été bien choisie. Les restes d'une ancienne chapelle ont été convertis en pigeonnier. Autour de cette chapelle et même à une distance de plus de cent mètres, on trouve encore de grands cercueils de pierre contenant avec les ossements des bandes de fer qui pourraient bien être des restes de lames d'épées (1). Il semblerait résulter de là que le Temple de Vernoil fut autrefois, avant la suppression de l'ordre, une résidence importante habitée par des chevaliers et des chapelains. Les historiens du Forez se taisent cependant sur cette commanderie.

L'ordre des Templiers est encore mentionne dans nos annales dans un acte de 1264, par lequel Renaud, comte de Forez, porte à 100 livres tournois la rente annuelle de 60 livres que son père Guy IV avait faite aux mêmes chevaliers. Cette rente de 60 livres est sans doute la même que celle que les comtes de Forez avalent faite aux frères du Temple de Montbrison en janvier 1243 (2).

(1) Noas devons ces détails sur les ruines de Vernoil à l'ubligeance de M. Martin , curé de Saint-Cyprieu.

(2) ïnTtntaire des tiiretdu comté de For^, par Aug. Ghaverondier, p. 131). — HUloire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, par La Mure et Cbai)teUuze, t. 3, p. 58.

COMMANDEÏIIE DE SAIXT-JE.\^'-DES-PIIÉS. 351

Les Templiers avaient aussi possédé une maison importante à Marlhes. Dès Tannée 1410 elle appartenait à la commanderie de Chazelles, avec droits de justice, fiefs et juridiction sur une grande partie de cette paroisse, notamment sur les villages de Mar- Ihettes, du Colombier, Delpine, de TEspinasse, des Combeaux et de la Chaux. (Les Fiefs du Fo7*eZj p. 114.) En 1685 ces biens et droits appartenaient encore aux chevaliers de Malte ou de Saint-Jean , et en 1 789 ils composaient une annexe de la paroisse de Marlhes, connue sous le. nom d'Hôpital-du-Temple, avec chapelle sous le vocable do Saint-Jean, desservie par deux vicaires. (Almanach du Lyonnais^ Forez et Beau* jolais en 1789.) On trouve encore à Marlhes lés ruines de cette commanderie. C Légende des Gagats, par Aug. Callet, p. 1 12.) Dans une ferme bâtie sur ces ruines on conserve une inscription en langue étrangère et indéchiffrable, dit-on.

Nous venons de retrouver les traces de deux commanderies de Templiers fondées autrefois dans le Forez, Tune à Marlhes, l'autre à Saint-Cyprien. C'est ici le lieu de remarquer qu'un des neuf chevaliers, fondateurs, en 1118, de cet ordre fameux, Hugues Pagan était de la famille des Pagan seigneurs de Meys et de Cuzieu en Forez. Un membre de cette famille, Arthaud, devint seigneur A'Argental par son mariage avec Béatrix d' Argental. Hugues Pagan fut le premier grand-maitre de son ordre; et c'est peut-être à son influence ou à son souvenir qu'il faut attribuer la large part que les comtes de Forez ont prise aux croisades,

et les fondations de ces cinq commanderies des chevaliers du Temple et des chevaliers de Saint-Jean dont nous retrouvons les ruines ou les souvenirs dans la province du Fo;'ez. Je ne serais même pas éloigné de suppléer au silence de l'histoire et d'attribuer à la famille de Pagan la fondation des deux maisons que les Templiers possédèrent à Saint-Cyprien et à Mar- Ihes^ deux localités situées à quelques kilomètres de Cuzieu et de Bourg- Argentalj dont les Pagan étaient seigneurs.

Sur les revenus que produisait la commanderie de Montbrison, le commandeur était tenu à distribuer chaque année une aumône aux pauvres de la ville. Nous n'avons pu découvrir ni la valeur ni la nature de cette aumône^ ni surtout quel en était le fondateur.

La commanderie de Verrières (Ue VitrariisJ près de Saint-Germain-Laval possédait des biens à Grézolettes et à Saint-Pulgent et des droits de justice, dîmes et cens sur une grande partie du territoire de la Sauveté, à cause d'un château qu'elle y avait, ainsi que sur la paroisse de Saint- André-d'Apchon, au lieu de Sais, où coulait au moyen-âge une source d'eau minérale aujourd'hui perdue, et enfin sur les paroisses de Saint-Just-en-Chevalet et de Saint-Didiersur-Rochefort, au lieu de Sugny.

En septembre 1372 eut lieu au sujet de ces droits une transaction sur procès entre la comtesse de Forez, Jeanne de Bourbon, le précepteur do Verrières ot le

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prieur de Saint- Jean-de- Jérusalem d'Auvergne (1).

Elle avait aussi de grands biens au lieu du Temple^ commune de Saint-Romain-la-Motte en Roannais; souvenirs et héritage d'une autre commanderie de Templiers construite au milieu d'un grande foret qui porte encore le nom de bois du Temple. C'était le rendez-vous d'un pèlerinage célèbre dédié à Saint-Jean (2) . La beauté du site, une chapelle au milieu des bois, le culte de saint Jean en si grand renom au moyenâge, peut-être même le souvenir de la grande tragédie des Templiers avaient suffi pour y attirer la foule des curieux ou des pèlerins.

La commanderie de Verrières avait aussi des droits de justice sur Saint-Priest-du-Puy-de-la-Croix; et ces droits, contestés par le comte de Forez, donnaient lieu, en 1272, à un accord entre le comte et le commandeur d'Auvergne au nom du prieur de Verrières.

Le commandeur do Verrières était, comme celui de Montbrison, tenu à faire une aumône annuelle. Cette aumône était de onze quintaux de pain aux indigents dépendant de la justice de cette commanderie.

On a quelquefois placé la commanderie de Verrières au village de ce nom, près de Montbrison. M. Chantelauze môme paraît avoir commis cette erreur dans sa belle publication de V Histoire des ducs de Bour-

(I) Inventaire dei tUre$ du comté de Forez , n* XXXV.

(-2) Dictionnaire géographique ancien et moderne du canton de Saint'ffçi4m' le-Chàtêl, par Frédéric poêlas (1871), p. 213,

bon et des comtes de Forez j t. 3, pièces supplémentaires, p. 228.

Dès Tannée 1771 la commanderie de Verrières n'avait plus d'existence individuelle, ses biens étaient réunis au grand bailliage de Lyon. Robert de H'esseln, qui nous a laissé dans son Dictionnaire universel de France la nomenclature, la langue et les revenus de toutes les commanderies de France, ne fait pas mention de celle de Verrières; cependant le titre de cette commanderie était encore donné en 1789 au chevalier d'Ussel de Châteauvert (1).

Les bâtiments de . cette commanderie subsistent encore; mais ils paraissent d'une construction relativement moderne. Quant à l'église (propriété de la ville de Saint-Germain), elle est intacte, bien que le culte n'y soit plus célébré. « C'est un édifice qui <i appartient au roman de transition de la fin du ce XIP siècle ou première moitié du XIIP; il se fait a remarquer par la justesse des proportions, la fi- « nesse de l'appareil et la sobriété pleine d'élégance « de l'ornementation (2). »

La paroisse de Verrières a été supprimée vers 1800, et son territoire est aujourd'hui annexé à celui de Saint-Germai n-Laval .

La tradition nous dit qu'une quatrième commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem existait à Saint-

(l) Almanad^ du Lyonnais, Forez et Beav^'otaiê de 4789.

[2] Notes fournies par M. ViaceQt Durand , bon juge eii ce? inatièree.

COMMANDERIE Difi SAINT-JE.IN-DES-PRÉS. 355

Galmier, et on veut en voir les restes dans Tantiquo habitation connue sous le nom de Teillères. Dans ce monument, un des plus remarquables que le moyenâge ait laissé dans notre province, on trouve en effet des dispositions qui peuvent plutôt convenir à une association, à une communauté, qu'à l'habitation d'une famille.

Ce qui en reste encore se compose : au rez-dechaussée, de quelques appartements établis dans de grandes salles, qui autrefois n'étaient éclairées que par de petites fenêtres d'un mètre carré, ouvertes à 7 ou 8 pieds au-dessus du sol ; ce qui fait croire que ces salles étaient plutôt destinées aux domestiques ou aux services de la maison qu'à l'habitation des maîtres; au premier étage, d'une chapelle, d'une très-grande salle à côlé, communiquant autrefois avec la chapelle, et de quelques appartements à la suite. La grande salle jadis couverte d'un lambris en ogive, dont il no reste que les arceaux en bois. Trois grandes fenêtres ogivales à ménaux, ornées de trilobés et de quatrilobes, une très-belle porte à trois rangs de voussures portés par d'élégantes colonncttes nous rappellent le beau gothique du XIV* siècle. Dans des armoiries gravées sur deux très-belles portes du X VP siècle , au rez-de-chaussée, ou peintes dans la chapelle et dans la grande salle du premier étage, on a cru retrouver la croix des Templiers. Cette concordance est peut-être la seule cause do la tradition qui croit voir dans cette belle habitation gothique le souvenir d'une commandcrie de Templiers ou de Saint-Jean,

356 LES COUVKXTS DE MONTBRISOX.

Malheureusement l'histoire ici contredit la tradition et nous apprend que le fief de Teillères fut acquis vers le milieu du XIV" siècle par le comte de Forez Guy VII, du sieur Hugues Jomars, riche bourgeois de Saint-Galmicr (1); par son testament de 1357 ce comte donna en apanage à Jean , Tundeses fils, outre les châteaux de Sury-le-Bois, de Saint-Héand et de Saint-Germain-Laval, sa maison de Teillères avec tous les droits qui en dépondent et les meubles qui la garniront à son décès (2). En 1357 Teillères était donc une dos habitations des comtes de Forez.

Il est peu probable que Hugues Jomars ait possédé une habitation aussi somptueuse que Tétait alors Teillères. Nous croyons plutôt que le comte Guy VII, qui avait une grande affection pour Saint-Oalmîer^ fit construire la superbe habitation de Teillères; les belles fenêtres ogivales dont nous avons parlé sont bien en effet du XIV" siècle. Jeanne de Bourbon, femme de Guy VII, paraît avoir eu le même attachement pour cette petite ville, dont le séjour, suivant La Mure, lui était agréable. Elle y donna le jour à deux de ses enfants: Louis, son fils aîné, en 1338, et Jean en 1343. Peut-être même est-ce à Teillères que ces deux naissances eurent lieu. Les comtes de Forez avaient sans doute dans le château-fort qui couronnait le coteau de Saint-Galmier une habitation

(l) InxienUiirt dM iiire» du comié de Forez , par M. Gbaverondier, page

(-2) HUtoire de» dua de Bourbon et dei comtes de Forez, par La Mure et Chantelau^e, t. III, p. 119,

COMMAXDEUIK DK SAIXT-JKAN-DKS-PRÉS. 357

plus grande ot à coup sûr mieux fortifiée que Teil- 1ères; mais la comtesse aimait peut-être à échanger le séjour officiel du château-fort contre la maison de plaisance de Teillères et les bords riants de la Coise.

Quoi qu'il en soit, Teillères était en 1357 une des habitations des comtes do Forez.

Le précieux manuscrit de Guillaume Revel, que Ton croit être de 1450, nous a conservé une vue de Teillèves sous Saint^Galmier ; sur les cinq clochetons qui ornaient alors ses toits aigus, on voit pointes sur les girouettes les armes des ducs de Bourbon et des comtes de Forez : les fleurs de lys et les dauphins ; en 1450 c'était donc encore une habitation comtale.

En 1560 et 1692 nous trouvons Teillères au pouvoir dé la famille de Baronnat qui en était seigneur (1), et ses armoiries sont gravées sur deux belles portes du rez-de-chaussée. Quant à la croix des Templiers que Ton voit encore dans les armoiries peintes ou gravées, en étudiant do près celle qui est gravée sur Tune des portes du rez-de-chaussée, on y trouve un franc-canton chargé d'une étoile, qui est de Charpin- Feugerolles, dont une fille, Catherine, était alliée en 1560 à un Baronnat, sieur de Teillères (2).

Avant et après les Baronnat les chevaliers de Saint- Jean auraient pu, il est vrai, s'établir à Teillères; toutefois notre histoire locale n'en fait aucune men-

(I) Registres de l'état-civil do Saint- Golmier, déposés, par erreur sans doute , h la mairie de Chanibœuf.

{'2) Archives de M. le comte de diarpin-PeiigeroUes.

'i38 LKS (»CVEXTS DK MnXTBIllSOX.

tion, et son silence sei*ait bien difficile à comprendre vis-à'Vis d'une conunanderie ou d'un membre de commanderie qui^ si Ton en juge par les constructions qui subsistent encore, devait être plus riche et plus importante que les autres maisons de cet ordre dont nous venons de parler. De plus, la croix des chevaliers de Saint-Jean est à dix pointes, tandis que la croix peinte dans la chapelle et la grande salle du premier étage ou sculptée dans les armoiries du rezde-chaussée est une croix ancrée.

Jusqu'à nouvelle preuve, nous croyons donc peu fondée la tradition qui fait de Teillères une commanderie; mais nous sommes heureux d'avoir pu en cette occasion appeler l'attention des archéologues foréziens sur les restes encore si remarquables de ce monument, et provoquer de nouvelles recherches sur cette antique habitation des comtes de Forez.

Revenons à la commanderie de Montbrison.

Les bâtiments de la commanderie de Montbrison, aujourd'hui propriété particulière, existent encore ainsi que l'église. L'église, composée d'une seule nef à voûte ogivale, a tous les caractères du roman de la mémo époque que celle de Saint-Germain. La porte occidentale (porte livrée autrefois au public), est couronnée par quatre rangs de voussures à plein cintre supportées surdos angles en retrait faisant pilastres. Le tout forme sur cette façade un avant-corps saillant d'un mètre, occupant environ la moitié de la façade

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en largeur et les deux tiers en hauteur. Quatre contreforts massifs protègent les murs latéraux. Le chœur, construction gothique du XV* ou X VP siècle, a la forme d'une tour carrée flanquée à chacun de ses angles Est et Nord d'un contrefort à trois étages; les faces Est et Nord de ce chœur étaient autrefois percées de deux grandes baies en ogive remplacées aujourd'hui par des fenêtres modernes. Le chœur, plus élevé que le reste de l'église, présente encore à sa toiture, au-dessus d'un cordon de pierres de taille qui le couronne, les. traces des fortifications que le moyen-âge y avait simulées et qui convenaient bien à une maison de chevaliers.

A la partie méridionale du chœur s'appuient les bâtiments d'habitation formant un équorrc avec l'église. Ces bâtiments ne paraissent pas remonter au-delà du XV' siècle. Une tourelle à leur extrémité méridionale renferme un escalier en spirale conduisant à une galerie supérieure ouverte au soir sur la cour formée par l'église et l'habitation. Sur la porte de cette tourelle on voit encore sculptés deux écussons accolés

soutenus par un ange. Celui de gauche de à la

croix do.... qui pourrait être d'Albon si l'on en connaissait les émaux (1); celui de droite de à

trois faces crénelées, la première de cinq pièces, la deuxième de quatre, la troisième de trois et ouverte

à une porte, au chef de Ces armoiries paraissent

être celles de la famille Murât de l'Estang, seigneur

(1) Bertrand d'Albon était, de 1626 à 1638, commandeur de Montbrison.

360 LES GOUVIÎXTS DE MONTBRISOX.

deMalleval, Virieu et Chavanay. Un membre de cette famille était en 1513 commandeur de Montbrison. On peut donc en conclure avec assez de raison que c'est à lui qu'est due la construction de la jolie tourelle qu'il a scellée de ses armes. Dans la galerie au premier étage on admire une très-belle porte en bois sculpté, dont les panneaux couverts d'ornements gothiques en lancette portent au sommet un écusson

de vair plein avec un chef de chargé d'une croix

pleine. Ces armoiries sont peut-être celles d'un d'Urfé qui aurait chargé son chef d'une croix.

Au-dessus de la porte occidentale de l'église, dont nous avons donné la description, on voyait encore, il y a quelques années, un très-bel écusson peint sur l'enduit intérieur de l'église; il portait : écartelé au l*', parti, à dextre, de sable à cinq besans d'argent; à sénestre, de gueules au lion rampant d'argent (pourrait être des Ponceton de Franchelins) ; au 2*, parti, à dextre, d'argent au lion rampant de sable; à sénestre, fascé d'argent et d'azur à dix pièces; au 3", parti, à dextre, d'argent à trois roses de gueules; à sénestre, de gueules au lion rampant d'or; au 4%

parti , à dextre, d'or à (effacé) ; à sénestre, de sable

au chevron d'argent; en abîme, de sable à cinq besans d'argent; le tout portant un chef de gueules à la croix pleine d'argent, timbré d'une. couronne de marquis, brochant sur une croix de Malte d'argent sur champ de gueules, et entouré du collier de l'ordre.

Grâces à ces armoiries, quclc^ue érudit, plus versé que nous dans l'art héraldique, pourra un jour re-

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coanaitre les familles qui ont fourni des sujets^ ou des bienfaiteurs à la commanderie de SainirJean-des- Prés.

Il existe dans cette commanderie des souvenirs plus précieux encore que ces armoiries^ je veux parler de ceux conservés par trois belles inscriptions incrustées dans les murs de l'église. Nous les reproduisons par ordre de date.

La première^ de 1239^ est placée dans le mur extérieur de l'église^ à droite d'une petite porte ouvrant sur la cour de la commanderie. Elle est gravée sur une plaque de marbre blanc ^ le creux des lettres conserve encorve quelques traces de dorure.

ANNO : DomtNI : M : CC : XZX :

ix : V iNONA- : HAII ; OMIT : F RATSR : ARNULPHiw : PreSBtteR : DOUvf : H OSPITALif : lERosoUllitoni : MOmTISBriSONIfi : In : PORISIo : PrœCEPTOR : Qui : ««LIA : MAGiiA : BOKA : FEGIT : EIDEm : DOMUI : TAm :

IN : CAPIT£ : QUAm : In : MEmBRIS : CUItM :

AnlmA : REQUIESGAT : In : PAGE : AMen :

Âu-dessous de cette inscription est gravée au trait la représentation du personnage à qui elle est consacrée. Il est couché comme une statue sur un tombeau. La tête rasée porte une couronne de cheveux^ les mains croisées sur la poitrine, le corps enveloppé dans une espèce de chappe ou manteau, et pardessus, une sorte d'étole ornée de plusieurs petites croix. Dans l'angle supérieur gauche de l'inscription, un ange étend les bras, et semble venir au-devant de l'âme du défunt.

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