COMMANDERIE DE SAIXT-JEAN-DES-PRÉS
Marzieu donnèrent lieu à une transaction, du 2\ janvier 1196, dont nous avons parlé dans notre premier volume, p. 40.
En 1272 Guy VI, comte de Forez, confirmait en faveur des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, ou de leurs fermiers, le droit qui leur avait été concédé par ses prédécesseurs de faire paître leurs bestiaux sur toutes les terres du comte, et il exemptait les chevaliers, les frères religieux ou leurs hommes de Thost, ou chevauchée, c'est-à-dire du service militaire en faveur du comte. De plus, il les dispensait de payer aucuns péages, leydes et dîmes, et enfin affranchissait de tout impôt les maisons, terres, vignes, prés, pâturages, bois et autres immeubles qu'ils cultivaient eux-mêmes (1).
En sus de ces droits et privilèges, les chevaliers de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison possédaient dans le Forez divers immeubles :
1" Le domaine de là Chaud, paroisse de Môrnand, qui leur avait été donné en 1212 par Renaud de Forez, archevêque de Lyon, pour la fondation, dans Téglise de la commanderic, d'un anniversaire de son frère le comte Guy III, mort en croisade;
2* Terres à rHôpital-l^xrand. Le 18 février 1488, une plantation de bornes au sujet de ces immeubles avait lieu entre le prieur de Saint-Romain, le seigneur de Montrond et le commandeur de Saint-Jean (2) ;
(1) Bibliothèque de la ville de Saint- Etienne : Lwre des Cotn^potitioM da comte* de Forez , fol. 10.
(2) Revue Forizienne, année 1867, p. 13.
348 LKS COUVENTS DR MOXTBRISON.
3* Terres à Magnieu-Hauterive^ dont Antoine de Bàuffremont, commandeur de Montbrison, échangeait une partie^ vers 1 490, avec Louis de la Bâtie (1) ;
4" Au lieu du Bois, paroisse de Saint-Maurice-en- Gourgois. Ces biens, connus sous le nom de Château-le-Bois (cdstrum de Bosco), avaient été donnés, en 1:239, à la commanderie de Montbrison par Rol)ert, seigneur de Saint-Bonnet-le-Château, avec la moitié de la grande dime de Saint-Maurice.
La perception de cette dime et les droits de justice donnèrent lieu à quelques contestations qui se terminèrent par un traité du l""' octobre 1329, entre le comte de F'orez et le prieur de Chazelles, de Montbrison et de Verrières, assisté du commandeur de Saint-Jean en Auvergne (2).
Château-le-Bois formait, à cause de son importance, ce que Ton nommait alors un membre de commanderie, c'est-à-dire qu'il servait de résidence à un chapelain et peut-être à dos frères servants. Il était môme assez important pour qu'Etienne de la Bâtie, précep-
(.) Louis de la BAlje obtint du comte de Forez, en i49?, l'autorlBation de fttire construire sur le terrain qui lui avait étu remie en échange par le commandeur de Baufl>emont, un second cbftteau à Magnieu-Hauterive. (Recvbeii de docwnentt et de nthnoiresMur le Forez, publiés par la société la Diana, année 1873, p. 110.)
(7n premier château existait déjà sur la même paroisse. Il était en 1445 la propriété de noble t Guido Brunerii domiceUw de Magniaco aUa ripia. » (Terrier de la maison du Paiais-les-tfoind, signé Pastoràlis en 1415, communiqué par M. l^ Conte, propriéralre aa-chAteatt de la Curée.)
(*2) Inventaire dee tiirei de la tnaieon ducale de Bourbon, publié par Huillard- BréboUes, n" 1902.