‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 2)Chapitre 65 sur 69 · CQMMANDERIE DE SAINT-ANTOINE · texte numérisé non relu

CQMMANDERIE DE SAINT-ANTOINE

328^ une petite association qui administrait ollQ*-méme ses biens. Un terrier, signé Moretti, de 1411, nous apprend que Hugues^ lépreux de la maladrerie de Feurs, tant pour lui que pour les autres lépreux étant dans ladite maladrerie, se reconnaît débiteur envers le chapitre de Montbrison de 10 deniers viennois pour sa maison de Chantagray, pi^ de Feurs.

Les bâtiments de la commanderie de Montbrison furent démolis au temps de la Ligue, vers 1 589^ par les ordres d'Anne d'Urfé, dans Tintérêtde la défense de Montbrison contre les partisans d'Henri IV. Ces bâtiments, en effet, situés aux portes de la ville, et fortifiés comme l'étaient ordinairement toutes les maisons'fm^tes du XIIP siècle, aurait pu fournir un point d'appui favorable pour battre la partie nord des remparts de Montbrison.

Plus tard Anne d'Urfé, ayant échangé l'épée du ligueur contre la crosse du doyen du chapitre de Montbrison, eut peulrêtre quelques regrets de cette démolition, et, avec les débris de la commanderie, il fit construire au faubourg de la Madeleine une chapelle en l'honneur de saint Antoine (1). Quelques-uns de nos vieillards en ont vu les ruines.

Nous avons peine aujourd'hui à nous expliquer l'existence simultanée de la commanderie de Saint- Antoine et de la léproserie de Moind , deux établissements hospitaliers, situés aux portes de Montbrison, et tous deux destinés à recevoir les malades du feu de

(1) Àttrée Sainte, par La Mure, p. 409.

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