GOMMANDERIË DE SAINT-ANTOINE
répandit rapidement dans toute la France^ et dont Tabbaye de Saint-Antoine de Vienne resta toujours le chef. Quand la maladie des Ardents disparut de France^ ces commanderies^ n'ayant plus de but^ se transformèrent en bénéfices ecclésiastiques. Plus tard elles furent entièrement supprimées^ et la plus grande partie de leurs biens donnée à l'ordre de Saint-Jeande-Jérusalem appelé alors ordre de Malte.
Les bâtiments de la commanderie de SainIrAntoine de Montbrison étaient situés au faubourg de la Madeleine^ en dehors de la ville. Il en était de même de celle de Feurs. La Mure dit pourtant (1), mais à tort selon nous^ que cet hospice était fondé dans la ville de Montbrison. Nos aïeux prenaient dans ces temps de peste et de maladie contagieuse trop de soins et de précautions pour permettre l'établissement d'un pareil hospice dans l'enceinte même de leur ville.
Cent ans après sa fondation^ en 1377, cette commanderie obtint du prieur de Savignieu, dont la juridiction ecclésiastique s'étendait sur le terrain occupé par cet hospice, l'autorisation d'y bâtir une église, avec un clocher, d'y suspendre des cloches, d'établir un cimetière, d'y enterrer les morts, d'administrer les sacremehts et d'y faire certaines fonctions curiales.
En échange de ces concessions le précepteur de Saint-Antoine s'engagea à servir au prieur de Savignieu une rente annuelle de huit francs d'or, à lui payer chaque année un écu le jour de Saint- Antoine,
(1) ffûtotre de» (iucf de Bowrhon et du comte» de Forez, t. 1 , p. 287.
pour sa part des offrandes faites à la maison, enfin à donner à diner au prieur ou à ses religieux quand ils iraient officier dans la nouvelle église, ainsi qu'au curé de la Madeleine qui n'était alors qu'un vicaire du prieur, la commanderie étant située sur cette paroisse.
Ce traité fut signé le 23 mai 1377, dans l'église de Saint-Pierre de Montbrison, entre Albert de Rochebaron^ prieur de Savignieu, et André Famelli, précepteur de la maison de Saint-Antoine (1). La Mure (Astrée Sainte, p. 435) le nomme André Favel.
Le même historien fAstrée Sainte, p. 409) nous apprend que dans le XIV siècle la commanderie de Saint-Antoine de Montbrison fut réunie à celle de Saint-Antoine de Vienne, par les soins de Bertrand Mitte, grand-mai tre de l'ordre. Il était de la famille des Mitte, seigneurs de Monts et de Chazallet (aux environs de Saint-Bonnefc-le-Château) et plus tard de Chevrières et de Saint-Chamond.
Cette réunion semblerait annoncer que les revenus de cette commanderie étaient insuffisants pour lui maintenir une existence propre. Auguste Bernard (t. 2, p. 269 de V Histoire du Forez) assigne cependant à cette commanderie ou maladrerie un revenu annuel de 800 livres.
Les lépreux de l'ordre de Saint- Antoine formaient, comme ceux de Moind, dont nous avons parlé page
(1) Archivée du département de la Loire, fonds de Savignieu. — Voir le t. i ^w Couvent» de Mùnthrùon , p. 20.
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