‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 2 sur 111 · D'ALLARD · texte numérisé non relu

D'ALLARD

1636. — ALLARD Catherine, religieuse ursuline, âgée de 19 ans; fille de Jean, contrôleur du grenier à sel de Saint-Etienne et de... (Anne de la GuiOLE d'Agrain?).

1650. — ALLARD Catherine, religieuse visitandine, âgée de 15 ans; fille de Pierre, sieur du Fieu (Thirange), conseiller du roi, lieutenant particulier, assesseur criminel du baillage de Forez, contrôleur général des finances en la généralité de Lyon, et de feu demoiselle Charlotte Perrin de la Corrée (voir Perrin de Chènereilles) .

1730. — D'ALLARD Marie-Xavier, visitandine, fille de Claude, écuyer, lieutenant particulier au

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baillage de Forez et de dame Marguerite Pungtis DE LA Tour (voir Punctis de la Tour) .

La famille d'AUard était, dès le xvi" siècle, seigneur du Monteille, château qui appartient aujourd'hui à M. Hippolyte de Sauzéa.

Elle fut représentée à Saint-Etienne, à Rive-de- Gier, où elle était, en 1602, seigneur du Sardon; à Montbrison, où elle était, en 1773, seigneur de la Pierre (Chazelles-sur-Lavieu); à Saint-Bonnet-le- Château où vivait^ en 1621, Barthélémy Allard, apothicaire.

Ils disaient tous tirer leur origine des Allard du Dauphiné. Cette famille est encore représentée à Pierrelatte (Drôme), par M. d' Allard, qui a épousé, vers 1840, mademoiselle de Chantelauze, fille de Victor de Chaiitelauzej garde des Sceaux en 1830.

Ils ont fourni deux contrôleurs généraux des finances à Lyon, Jean, en 1604, Pierre, seigneur du Fieu, en 1640; un magistrat au baillage do Forez, Claude, lieutenant particulier au baillage; des officiers à Tarmée, dont Pierre, seigneur du Monteille, capitaine de cavalerie en 1660, Jacques, capitaine d'infanterie au régiment do Ponthieu en 1760; un prieur claustral à Cluny, Pierre, en 1730.

Le membre le plus remarqué de cette famille est sans contredit Marcellin Allard, né à Saint-Etienne vers 1555, auteur du premier journal publié en France^ en 1605, sous le nom de Gazette française; c'est une espèce de causerie plaisante^ quel-

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quefois un peu salée, sur les événements de cette époque et principalement sur Saint-Etienne.

Le dernier membre de la branche d'AUard établie à Montbrison est décédé vers 1840; il a légué à cette ville un asile-providence pour les jeunes filles, un cabinet d'histoire naturelle et un jardin public qui ferait Tornement de plus d'une grande ville.

ALLIANCES

Avec les Rohsieu de la Bessée, par le mariage, vers 1580, de Marcellin Allard avec Hélène de Roissieu;

Les Bérardier de la Chazotte, par le mariage, en 1660, d'Emérancienne Allard ;

Les Perrin de la Corvée ^ en 1 630 ; .

Les Punctis de la Tour, seigneurs de Boën, vers 1705;

Les Sauzéa du Monteillej par le mariage, en 1748, d'une fille d'Antoinette d' Allard avec Claude de Sauzéa;

Les Cour tin de Rilly, par le mariage, vers 1760, de Jacques d' Allard, capitaine d'infanterie, avec Benoite-Josèphe ;

Avec les Ronzaud dePuzieu dont ils héritèrent, en 1773, des fiefs de la Pierre et de Chazelles-sur- Lavieu^ qui appartiennent aujourd'hui aux Cour lin de Neuf bourg.

D'APCHON

1704. — d'APCHON Marie-Claire- Germaine, visitandine ; fille de messire Philibert de Saint - André d^Apchon, chevalier, seigneur et comte de Montrond et de Marianne de Batailloux (voir Po^vderoux de Batailloux).

1705. — D'APCHON Marie, ursuline, 16 ans; fille des mêmes.

Cette grande famille chevaleresque d'Auvergne était connue, dès le xii® siècle, sous le nom primitif d'Arthaud de Saint-Germain.

Arthaud de Saint-Germain, seigneur de Saint- Germain-Laval, hérita au xv" siècle, du fief d'Apchon, première baronnie d'Auvergne, à la condition d'en prendre le nom et les armes.

Cette famille devint seigneur de Montrond en 1302, par échange de la moitié de la seigneurie de Saint-Germain avec un comte de Forez, jusqu'en 1820, où le marquis de BiancouVj dernier représentant par les femmes de la famille d'Apchon, vendit les ruines du château de Montrond à M. Dugas, négociant à Saint-Chamond. C'est la plus longue possession du même fief par la même famille que l'on trouve dans les annales du Forez.

Les d'Apchon ont aussi possédé Rochetaillée, Veauche,Chénercilles, Poncins, Crémeauxen Forez, Cérézat et Chanteloube en Velay.

Cette famille a fourni des comtes à Téglise de Lyon; un abbé de Savigny au xiv" siècle; une abbesse à Saint-Didier-la-Séauve, au même siècle; un bailly de Forez, Arthaud de Saint-Germain d'Apchon en 1456; un lieutenant du gouverneur du Forez, Arthaud d*Apchon, zélé catholique et fougueux ligueur en 1562; un gouverneur du Roannais, Charles d'Apchon en 1569; un maître de camp, commandant le régiment d'Aunis, lieutenant général du Roi au Maçonnais, Antoine Louis-Claude de Saint-Germain-d'Apchon, en 1782.

ALLIANCES

Avec les d/Albon, par le mariage d' Arthaud d'Apchon IV avec Marguerite d/Alborij sœur du maréchal de Saint- André, vers 1540;

Avec les de Lavieu, par le mariage, au xvi* siècle, de Marguerite de Lavieu avec Arthaud d'Apchon VI ;

Avec les Gadagne de Bouthéon, par le mariage, en 1579, de Charles d'Apchon, baron des Tournelles, avec LiLcrèce Gadagne;

Avec les de Saint-Pol de Vassalieu^ par le mariage, vers 1590, de Jean d'Apchon , seigneur de Cérézat (Auvergne), avec Jeanne de Saint-Pol, qui fonda, en 1619, avec son frère. Vital de Saint- Pol, l'importante maison des Oatoriens à Notre- Dame-de-Grâces à Chambles * ;

Avec les Vemin de Crémeaux, par le mariage,

I Voir notre publication sur Notre-Dame-de-Ordoes, p. 15.

vers 1740, d'Antoine-Marie de Saint-Germain d'Apchon avec Marie-Louise de CrémeaiLx d'Entrain gueSj qui lui porta en dot le fief de Crémeaux ;

Avec les Pouderoux de Bataillotuc, au xviii' siècle, et les de Biancourt, au xix* siècle.

ARGY D^AILLY

1651. — ARCY d'AILLY Gabrielle^ ursuline, 16 ans, fille de noble Jean Arcy d'Ailly et de Louise DE la Motte Brion.

Cette famille était comte d'Ailly (Parigny), seigneur de Bussières (fîotre-Dame-de-Boisset) .

Elle a fourni un chevalier à Tordre de Malte en

ALLIANCES

Avec les de Varenne-NagUy par le second mariage, vers 1670, de Jean d'Ailly, père de notre religieuse ;

Avec les Talaru, les Broii de la Liègue (Saint- Cyr-les- Vignes), et les d'Albon.

Le château d'Ailly, belle habitation près de

Roanne^ existe toujours, mais il a passé, vers 1750, à Pierre Bourlier, chevalier, trésorier de France à Lyon, dont les descendants le possèdent encore. Ils sont connus sous le nom de baron d'Ailly; Tun d'eux s^ écrit de nos jours un ouvrage remarqué sur la numismatique romaine. Le château d'Ailly renferme des collections qui en font un véritable musée et lui attirent la visite des artistes et des archéologues.

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