PAPILLON
Une famille PAPILLON o- fourni^ au xvu" siècle, plusieurs notaires à Bcllegarde et un châtelain à Montrond. Cette famille Papillon se rattachait sans doute à celle du même nom qui était seigneur de Chapelles (Bresse), dès Tannée 1563. C'est du moins ce que fait présumer le choix du tuteur donné à notre religieuse Louise Guytière, en la personne de noble Jean Pérénaud, conseiller au parlement des Dombes, allié aux Papillon.
UENRYS
1651. — HENRYS Marie, visitandine, fille de noble Claude Henry s, conseiller et premier avocat du roi au bailliage de Forez et au prcsidial de Montbrison, et de demoiselle Toussainte du Besset.
1683. — HENRYS Catherine, ursuline, 18 ans^ fille de noble Antoine, conseiller du roi, président en Tôlection de Montbrison, et de demoiselle Claudine Chassain (voir ce nom) .
1743. — HENRYS Anne, ursuline, 26 ans, fille de défunt noble Claude Hcnrys, avocat en parlement, et de dame Catherine Pécher.
On trouve le nom d'Henrys porté par un doyen du chapitre de Lyon, qui possédait, en 1318, une maison dans le cloître des chanoines d'e Montbrison, ce qui permet de croire qu'il avait été membre du chapitre de Montbrison.
On trouve encore ce nom porté par deux riches marchands de Lyon, Nicolas Henry et Guyot Henry, qui devinrent, moyennant finances^ seigneurs engagistes, Tun, du château et de la châtellenie de Donzy, en 1543, l'autre, du château et de la châtellenie de Feurs, en 1552. Toutefois leur nom, à l'opposé de celui de la famille Ilenrys qui nous occupe, a toujours été écrit sans S. Cependant leurs
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armes, quoique différentes, sont écarteléos de celles des Henrys du Forez sur un écusson de 1678.
Toutefois le premier membre bien connu de la famille forézienne Henrys est Claude Henrys, procureur du roi en Télection de Montbrison, prisonnier politique détenu au château de Montbrison pendant dix-huit mois, au temps de la Ligue, en 1590.
La famille Henrys était seigneur de Grézieu-le- Fromcntal, fief qu'elle vendit, en 1670, aux Bérardier de la Chazotte (famille stéphanoise), de Charlieu (Montbrison), fief qui passa, en 1767, à Alexandre de Vertamy (famille d'Auvergne), et dont les restes, consistant en une ferme et une très belle avenue de marronniers, ont disparu en 1860, de Bcaulieu (Rivas), de Chavassieux (Lcrigneux), fief qui passa aux de Damas, par alliance en 1789, et enfin d'Aubigny (Sury-le-Comtal), fief acquis de Marguerite de La Garde. Le château d'Aubigny est encore de nos jours la résidence de la famille Henrys.
Elle a fourni des avocats et des mac^istrats au bailliage de Montbrison : un procureur du roi en l'élection de Montbrison, le prisonnier politique de 1590; un conseiller, premier avocat du roi au bailliage de Forez et au présidial de Montbrison, Claude Henrys, son fils, mort en 1662. C'est 5 coup sûr- le membre le plus remarqué de cette famille. Ecrivain distingué, jurisconsulte profond, il a laissé un recueil d'arrcts qui a fait longtemps jurisprudence dans la province, et qui conserve encore de nos jours un grand intérêt, à cause des
nombFGUx renseighôments historiques et généalogiques qu'il renferme sur le Forez; un jugo de la baronnie d'Ecotay, Antoine Henrj's, en 1618; un chanoine au chapitre de Montbrison, Antoine Ilenrys, en 1627, dont La Mure, le premier hisftorien du Forez, vante la bienfaisance et la générosité. Il était frère de Claude, le jurisconsulte; un attaché d'ambassade. Vital Henrys de Grézieux, fils du jurisconsulte; il accompagna, en cette qualité, le marquis de Saint-Chamond , Melchior Mitte de Chevrièreà, ambassadeur extraordinaire de Louis XIII en Autriche, en 1635.
Pierre Henrys, autre frère du jurisconsulte Claude, fut chargé par la communauté des habitants de Montbrison de faire le nécessaire pour l'établissement d'un collège d'Oratoriens dans cette ville. Il s'acquitta de cette mission avec beaucoup de zèle en 1626, et fit même à cette occasion l'avance à la ville d'un capital important.
Un membre de cette famille^ capitaine-châtelain de Châtelneuf, Joseph-Mathieu Henrys, en 1678; il avait le titre de gentilhomme ordinaire du prince de Condé *.
1 Sonyer du Lac, dans les FUft du Forez, p. 9, et après lu! M. Botimat, avocat au barreàa de Lyon, dans une notice pleine d'Inlérét sur Claude Henrys, publiée en 1855, disent que sa famille fut anoblie en 1618, en la personne de Pierre Ilenrys, fils du prisonnier politique de 1590. Cet anoblissement me parait un peu suspect en face d'un arrêt rendu par le bailliage de Montbrison, le 25 février 1706, à la requête du procureur du roi de celte époque, qui déclare qu'Antoine Ilenrysi président en l'élection de Montbrison n'est point noble {Œuvra de Claude Henrys, édition de 1738, t. II, p. 898); au reste, la famille Henrys n'avait pas besoin de ce supplément d'illustration,
Les Ilenrys sont représentés de nos jours par M. d'Autrigny (Sury-te-Comtal) qui a délaissé le ncrm d'Henrys, illustré dans le Forez par ua jurisconsuUo célèbre^ pour le nom plus aristocratique du château d'Aubigny,
ALLIANCES
Avec les Chappuis de Vilette, par les mariages de Pierre Henry s B,vec Anne Chappuis vers 1615, et de Anne Henrys avec Michel Chappuis de Vi^ lette vers 1650 ;
Avec les Papier (plus tard de Brioade), par le mariage, vers 1630, do Claudine Henrys avec Louis Papier, conseiller au bailliage de Forez ;
Avec les de La Grange, par le mariage vers 1614 de noble Claude Henrys de Beaulîeu, avec Antoinette de La Grange;
Avec les de Fôris de Pannemard, par le mariage vers 1690 de François-Gilbert Henrys de Beaulicu avec Marie de Foris ;
Avec les de Damas en 1789.
DU BESSET
Le nom de du Besset, porté par la mère de l'une des trois religieuses Henrys dont nous venons de parler, était commun à plusieurs familles du Forez :
1* Les de Besset, seigneurs de la Valette (Saint- Etienne), par acquisition des Rochefort en 1622, éteints dans les Pianelli, en 1650;
2" Les du Bessey , sieurs de Contenson (Saint- Just-en-Chevalet), par acquisition des de Poudras, vers 1671, et de Villechaize (Saint-Julien-La Vêtre), par acquisition des Courtin, vers 1760. Un membre de cette famille, Jean du Bessey, était en 1628, juge de la châtellenie de Contenson; le juge en devint le seigneur. Cette famille a donné un conseiller du roi, contrôleur ordinaire des guerres, Jean-Guy du Bessey, avocat, écuyer, demeurant, en 1750, à Saint-André en Roannais; le dernier doyen des chanoines de Montbrison, Jean-Guy du Bessey de Contenson, de 1759 à 1790; un capitaine de vaisseau, en 1788, et un capitaine de Tarmée de terre, tué dans les tranchées de Sébastopol, en 1855 *;
S'* Et les du Besset, de Saint-Bonnet-le-<I!hâteau. Cette dernière famille a fourni une religieuse ursulino à Saint-Bonnet, Françoise du Besset, en 1639. Peut-être appartenait- elle à la famille du Besset qui posséda, au xvi' siècle, la baronnie de Queyrières (Velay), et la porta en dot à la famille de
1 Le château de Contenson est aujourd'hui possédé et habité par un membre de la famille Bernou de Kochetalllée. — Celui de Villechaize appartient toujours à la famille du Bossey de Villechaize, représonttje par les Jangaud, famille lyonnaise, enrichie par le commerce. '- Il existait daus le Forez, en 1649, une autre famille du nom patronymique de Villechaize, sieur du Pizay (Jas), avec le titre d'écuyer. Son titre d'écuyer, ses belles aUiances en 1649 avec les de Saint-Priest de Foutanès et les Hareng de La Condamine, font croire qu'il n'y avait aucune parenté avec les du Bessey de Villechaize. [^ famille de Villechaize du Pizay existait encore en 1771, François de Villechaize, sieur du Pizay, plaidait en 1764, contre le marquis du Fonoyl. Elle paraît s'être fondue dans une famille Dubois. Le fief du Pizay est aujourd'hui une humble forme près do Jas, où l'oq retrouve quelques traces d'une habitation bourgeoise,
Luzy-Pellissac, par le mariage, vers 1550, do Claire du Besset avec Claude de Luzy. En 1674, François du Besset était acquéreur de la rente ancienne de Chènereilles, qui se levait sur les villages de FougeroUes, Coussanges et Luriec. Son fils Pierre, était, en 1694, curé de Saint -Bonnet, sa fille, demoiselle Marie du Besset, <était mariée à André Bouchetal, médecin en la même ville.
C'est à cette dernière famille du Besset que nous croyons pouvoir rattacher Toussainte du Besset, mère d'une des trois religieuses Henrys.