‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 50 sur 111 · DE LA MURE · texte numérisé non relu

DE LA MURE

1636. — DE LA MURE Anne, ursuline, 16 ans, fille de noble Pierre, élu en l'élection de Forez, et de feu demoiselle Dupleix.

1642. — DE LA MURE Marie, ursuline, 17 ans, fille de noble Antoine de La Mure-Rilly et de Germaine Chapuis (voir Chapuis).

1645. — DE LA MURE-CHANTOIS Marie-Françoise, visitandine, fille de feu Antoine de La Mure, seigneur de Chantois, et de demoiselle Margueritis pu Sauzey,

1647. — DE LA MURE de BIENAVENT Marie, visitandine, fillo de feu noble François, seigneur de Bienavent, président en l'élection de Roanne, et de demoiselle Jeanne de Gayardon de Grézolles (voir Gayardon).

1651. — DE LA MURE-CHANTOIS Marguerffe, visitandine ,

1654. — DE LA MURE-CHANTOIS Marie, visitandine, filles de Maro-Antoine de La Mure, seigneur de Chantois, et de demoiselle Marguerite Croppet (voir Croppet).

1667. — DE LA MURE Marie-Espérance, ursuline, 16 ans, fille de noble Claude de La Mure, conseiller au bailliage et présidial de Forez, et de demoiselle Sybile Papon (voir Papon) . '

1668. —DE LA MURE de BIENAVENT Marie- Anne, ursuline, 1 7 ans, fille de noble Pierre de La Mure, écuyer, seigneur de Bienavant, Changy et Villemontais^ et de demoiselle Madeleine Roussier (voir Roussier).

1688. — DE LA MURE-CHANTOIS Marie-Anne, visitandine, 17 ans, fille de Pierre de La Mure, écuyer, seigneur de Chantois, et de dame Charlotte DE Saint- Polgues (voir Saint-Polgues).

1726. — DE LA MURE Jeanne, ursuline, père et mèro inconnus.

La famille de La Mure paraît originaire du Roannais où son nom était très répandu dès le

l&l FAMILLES NOBLES

xiv" siècle. Elle y a formé deux branches subdivisées en plusieurs rameaux : Taînée appelée de Bienavent, la cadette appelée de Chantois (Saint- Maurice-sur-Loire). Les divers rameaux ont pris les noms de Chaulons (Bully-sur-Loire), Rilly (Cordelle). Le Poyet (Chazelles-sur-Lavieu), par acquisition en 1771 des Chapuis de la Goutte, de Magnieu- Hauterive, de Champ, des nombreux fiefs qu'ils ont possédés. Ces trois derniers rameaux étaient fixés à Montbrison, où ils sont encore représentés par la famille Le Conte, propriétaire du château de Champ.

La famille de La Mure fut anoblie au xvii" siècle, avec le titre d'écuyer. Elle a fourni une suite do capitaines -châtelains à Saint-Maurice : vénérable Pierre de La Mure de 1507 à 1550, Guy de La Mure en 1594, Antoine en 1622, et Marc-Antoine en 1684 ; cinq chanoines au chapitre de Montbrison, parmi lesquels on distingue Guy do La Mure- Chantois, fondateur, en 1634, du couvent dos Minimes de Roanne; Jean-Marie de La Mure, le principal historien du Forez, mort en 1675 * ; des conseillers du roi en Télection de Forez : François

1 Jean-Marie de La Mure a laissa de nombreux ouvrages sur le Forez et des manuscrits plus nombreux encore ; ces manuscrits, si précieux pour rhistoire de notre province, ont été pendant longtemps perdus et ignorés dacs la bibliothèque d'Auxerre ; c'es>t grâce aux recherches de notre savant et regretté compatriote Auguste Bernard, que l'on doit leur découverte en 1834, et leur restitution h la bibliutlièque de Montbrison. L'un d'eux, l'Histoire deg ducs de Bourbon et de$ comtes de Forez^ a été publié avec un Rrand luxe et enrichi de longues et précieuses a^notatiops par M. Régis aiaotelaoza (3 vol. in*4, 1860-IS68),

DU FORBZ 165

de La Mure, seigneur de Biénavent et de Chang)^ en 1642, et Pierre, son fils^ en 1636; un conseiller au bailliage de Forez, Claude de La Mure en

La famille de La Mure s*est surtout fait remarquer par ses sentiments religieux; elle a donné, dans les xvn* et xviii* siècles, dix religieuses aux couvents de Montbrison et une prieure à celui de Bonlieu. En 1634, Antoine de La Mure, seigneur de Chantois, fit d'importahtes donations aux Minimes de Roanne. Jeanne de La Mure-Chantois, veuve en premières noces de Jacques Tissier du Soleillant (Valeilles) et en deuxièmes noces de Pierre de La Mure de Biénavent, consacra les dernières années de sa vie au service des pauvres dans l'hôpital de Roanne en 1672, et y introduisit d'importantes améliorations.

ALLIANCES

Parmi les alliances des de La Mure, outre celles aes ChapuiSj des Gayardon de Grézolles, des Croppet de Saint -Romain y des Papon^ des du Croc de Saint-Polgues^ mères de nos religieuses, nous remarquons celles :

Avec les de Lo/valj par le mariage, vers 1580, d'une fille de La Mure avec Antoine de Lavalj forézien, géographe de Louis XIII ;

Avec les du Verdier^ par le mariage, vers 1610^ d'Antoine de La Mure-Chantois, le bienfaiteur des Minimes de Roanne, avec Marie du Verdier;

Avec les Magnin de Ponchon de La CarellSj

par le mariage vers 1630 de Philiberte de La Mure avec Jean Magnin ;

Avec les Tissier du Soleillanty par le mariage, en 1636, de Jeanne de La Mure - Chantois avec Jdcques Tissier;

Avec les Perrin de ChènereilleSj par le mariage, vers 1650, de PYançoise de La Mure-Rilly avec Gaspard Perrin ;

Avec les de Laurencin, par le mariage, vers 1718, de Bernardin de La Mure, sieur de Magnieu- Hauterive, avec Anne de Laurencin;

Avec les de Fondras y par le mariage en 1718 de Marguerite de La Mure - Chantois ^\ç^ Jean de Poudras (par suite de cette alliance les de Fou-dras devinrent, vers 1760, seigneurs de Chantois);

Avec les de Sévérac, par le mariage, vers 1730, de Jean-François de La Mure-Chantois, chevalier, avec Marie -Thérèze-Françoise de Sévérac;

Avec les Le Conte j par le mariage, vers 1750, de Marguerite de La Mure de Champ avec Hubert Le Conte, écuyer, conseiller du roi, ancien receveur des tailles, qui devint, par suite de cette alliance, seigneur de Champ.

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