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DE LA TOUR DE VARAN

1760. — DE LA TOUR de VARAN Catherine- Sybile, ursulino à Saint-Galmier, fille de Gaspard de La Tour, écuyer, seigneur de La Tour et de Varan^ et de dame Emare Enselmet des Bruneaux.

1768. — DE LA TOUR Catherinb-Angèl^, visitandine à Montbrison en 1768. De la Visitation de Bellocour, de Lyon, où elle avait prononcé ses vœux, elle fut envoyée à Montbrison, où elle mourut le 27 septembre 1790 âgée de 47 ans (père et mère inconnus).

La famille de La Tour était seigneur de La Tour (Firminy), de Varan, du Plaix. Elle était une branche des La Tour d'Auvergne et des La Tour Maubourg.

Les de La Tour de Varan, d'une grande et ancienne noblesse d'épôe, étaient en 1248 représentés aux croisades par le chevalier Berlion de

FAM. DU POaSB 11

La Tour. Cette famille essentiellement militaire a donné à chaque génération des capitaines à Tarmée. On les trouve toujours à la tête de leur compagnie de cinquante hommes d'armes, guerroyant à Pavie à la suite de François V en 1525, aujourd'hui avec les Ligueurs au siège de Charlieu (1 594), demain avec le roi, chargés de conserver la petite forteresse de Cornillon, sous l'autorité royale (1617). Les sièges de Montpellier en 1623, de Barcelone en 1650, de Mahon en 1756, et de Lyon en 1793, enlevèrent à cette famille quatre de ses membres.

Cette famille fournit encore une prieure à l'abbaye de Chazeau, Marthe de La Tour au xvi* siècle ; un prieur, seigneur temporel de Saint- Martin -de- Valamas (Ardèche), André-Joseph de La Tour vers

Son dernier représentant dans nos contrées était Jean-Antoine de La Tour- Varan, bibliothécaire de la ville de Saint- Etienne, mort vers 1865; il a laissé une Chronique des Ckâtearix et Abbayes du Forez ^ en deux volumes (Saint-Etienne, 1856- 1860), où se mêlent à des recherches consciencieuses quelques pages qui tiennent plus du roman que de l'histoire, et un armoriai généalogique de quelques familles stéphanoises. Ce troisième volume (Saint- Etienne, 1863), contient dos détails nombreux, vrais et intéressants sur l'origine de ces familles.

ALLIANCES

Avec les de Rochesavinej illustre famille d'Auvergne au xm* siècle ;

DU PORfîZ 171

Avec les Damas^Couzan au xiV siècle ;

Avec les de Bannes, noble famille du Velay au xv" siècle ;

Avec les Harenc de La Condamine en 1557 ;

Avec les de La Vehue de Montagnax^ vers 1560;

Avec les Cellarier de La Hochej par le mariage, vers 1600, de Claude de La Tour du Plaix avec Marguerite Cellarier de La Roche, dont il n'eut pas d'enfants et qu'il fit son héritière ;

Avec les de Luzy^Pellissac en 1619.

ANSELMET DES BRUNEAUX

La famille ANSELMET des BJIUNEAUX, à laquelle appartenait la mère de la religieuse de La Tour -Varan dont nous venons de parler, était primitivement appelée Ansermct. Elle était seigneur des Bruneaux, fief près de Firminy, de Saint-Justles- Velay et du Verney, rente noble près de Saint- Germain-Laval.

Elle a donné un capitsline- châtelain à Firminy, François Ansermct des Bruneaux, en 1599; un maître des requêtes de la reine, Claude Ansermet vers 1630. Il devint sieur du Verney, par son mariage en 1625 avec Louise du Verney;

Un capitaine exempt des gardes du corps, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, Gabpiel

m FAMILLES NOH.es

Anselmet des Bru&aux. Il fut créé chovaUer de Saint'^Michel et anobli en 1653 K

Quand aux Anselmet du Yerney ils avaient le simple titre de bourgeois de Saint^îennain ; tla ont donné un président de la châtéUei^e royale de Saint^ Germata-^Laval, Claude Anselmet^ nommé le 20 août 1635 ; un notaire à Saint^Laurent de Solaure (aujourd'hui sous Roohefort)^ Claude-iMarc Anset» met du Yerney en 1699; un capitaine-<^hâtelain de Cremeaux, Gabriel Anselmet du Yerney en 1710, fils du précédent.

ALLIANCES

Avec les de Bayle de Villeneuve, par le mariage, en 1633, de Claudine Anselmet des Bruneaux avec Belmond de Bayle, seigneur de Ylllencuve (Firminy) ;

Avec ïes de Vinalz, par le mariage vers 1633 de Gabriel Anselmet des Bruneaux avec Toussainte de Vinolz;

Avec les d'Aboin de Cordes, par le mariage en 1714 de Marie Anselmet des Bruneaux avec Jean^ François d'Aboinj

Avec les de Vertamy, seigneurs d'Usson, par

1 Cet anoblissement, dont un des principaux résultats était l'exemption d'impôts, rencontra auprès des habitants de Ghazeau, d'où dépendaient les grands biens du seigneur des Bruneaux, une violente opposition. BUe donna d'abord naissance à de nombreux mémoires de part et d'autres, et se traduisit enfin par des violences telles que le nouveau seigneur des Bruneaux , poursuivi à main armée par les habitants de Château, tai con«traint de chercher un refuge à Saint-Btienne et de réclamer l'intervention de la maréchaussée. Ces faits donnèrent lieu en 1668, d une longue procé* dure criminelle.

le mariage en 1722 de Jean-Marie Ânselmet des Bruneaux B,\ec Marie-Antoinette de Vertamy ;

Avec les de Charpin de Feugerolles, par le mariage en 1753 de Marie -Anne Anselmet des Bruneaux avec Jean- Baptiste- Michel j comte de Charpin, à qui elle porta le fief et château des Bruneaux ^ ;

La branche dos Anselmet du Verney s'est alliée in\ Coupât (plus tard de La Palla), de Saint* Germain -Laval; aux FUtchères^ de Néronde, vers 1700, et avec les Domois^d' Aillexxx, vers 1730, trois bonnes familles bourgeoises de ces contrées ^.

Les deux branches de la feimille Anselmet, toutes deux éteintes à la fin du xvin' siècle, nous montrent par leurs alliances plus ou moins relevées que les Anselmet du Verney descendaient Téchelle sociale tandis que les Anselmet des Bruneaux la montaient.

1 Le château des Bruneaux situé à un kilomôtre de Firminy, sur la commune de Ghazeau, appartient toujours à la fomille de Gliarpln ; son agréable position, son grand parc et les beaux ombrages qui l'entourent en font une des habitations les plus agréables des environs de Firminy.

2 La famille Domois est aujourd'hui représentée par M. Vincent Durand, notre excellent et savant confrère eu archéologie, qui habite toujours la propriété de Domois.

LEFAURE DE MERANGES

1645. — LEFAURE de MÉRANGES Marguerite, ursuline, fille de noble Charles Lefaure, siour de Méranges, capitaine-lieutenant-criminel et examinateur de la ville de Cervières, et de feu Philippe DE LA Roue.

La famille Lefaure de Méranges a fourni deux lieutenants-criminels à Cervières, Charles, le père de notre religieuse en 1645, et Jacques en 1680. Sa fille Marguerite porta en mariage à Christophe Carton, écuyer, le fief de Méranges et la charge de lieutenant civil et criminel de Cemères.

ALLIANCE

Avec les Méandre , par le mariage, en 1630, de Marguerite Lefaure avec Charles Meaudre de Mornat (voir Meaudre) .

DE LESGALLERYE

1700. — DE LESGALLERYE MARGUERrrE, visitandine, fille de Guillaume, conseiller au bailliaçc de Forez, et de Madeleine Palluat,

La famille de Lesgallerye est originaire de Saint- Victor-sur-Loire, où on la trouve mentionnée en 1440, au territoire des Esgalleries. Elle parvint à la noblesse de robe par les charges de conseiller au bailliage qu'ont rempli plusieurs de ses membres. Elle devint sieur du Taillou (fief à Saint- Victor-sur- Loire), de Montferrey, de la Motte -Barrin (rente noble à Marcilly-le-Châtel), et de Montsalson (Saint- Genest-Lerpt), petit fief où Ton voyait encore, il y a peu d'années^ ses armoiries sur le portail d'une ferme qui a donné son nom à la riche houillère de Montsalson.

La famille de Lesgallerye a donné un procureur du roi en l'élection do Saint-Etienne, Vital de Lesgallerye en 1634; trois conseillers au bailliage de Montbrison, Jean en 1680, Guillaume qui testa en 1708, et Jean-Baptiste, son petit-fils, mort en 1765 à 75 ans; un bienfaiteur à l'hôpital de Montbrison, Laurent de Lesgallerye d'Apinac, aumônier des Visitandines de Montbrison, mort en 1 736 ; un archiprêtre, curé de la paroisse de Sainte-Marie à Saint-Etienne, prébendier en 1720 de la prébende de Sainte- Agathe, de la paroisse de Saint-Etienne en la même ville * ; un visiteur général des gabelles du Forez, Marcellin de Lesgallerye en 1785; deux victimes de la Terreur, Marcellin de Lesgallerye,

1 La prébende de Sainte- A galbe avait pour revenus des droits seigneuriaux de lods et demi-lods sur les moulins, bâtiments, prés, terres et pâturages, situés au territoire du Qrand-Gonnet, aujourd'hui partie nord de la ville de Saint-Etienne.

le visiteur général des gabelles, et son fils, âgé de 18 ans, fusillés le même jour à Feurs en 1793; un des chefs de la petite insurrection royaliste de Chevrières, N... de Lesgallerye, qui osa en 1799, sous la République, proclamer la royauté de Louis XVII.

ALLIANCES

Avec les de La Veulie de Montagruw, par le mariage, vers 1600, de Denis de Lesgallerye avec Marie de La Veuhe (elle était veuve en 1630 et figurait dans un grand procès avec les de Rostaing, de Sourdis, de Pardaillan, de Chaune, du Rosier et autres qui se disputaient la grande succession de Jacques de La Veiihe, seigneur de Montagnac, de Sury-le-Co»tal et de Saint-Romain-le-Puy) ;

Avec les de Châtillon, seigneurs de Montarboux et de Palognieux, par le mariage, vers 1650, de N... de Lesgallerye avec une fille A'Annet de Châtillon;

Avec les de Fkichat d'ApinaCy par le mariage, vers 1670, de N... de Lesgallerye avec une demoiselle de Flachat d'Apinac ;

Avec les Rival, bourgeois de La Tour-en-Jarez (plus tard seigneurs du Soloillant à Verrières), par le mariage, vers 1670, do noble Jean de Lesgallerye, conseiller au bailliage, avec Hélène Rival (voir Rival du Soleillant) ;

Avec les Palluat de Besset, par le mariage, vers 1680, de Guillaume de Lesgallerye du Taillou avec Madeleine Palluat ;

Avec les Pupier de Briovdej par le mariage, vers 1760, de Marcelliu de Lesgallerye du Taillou avec Marianne PupieTj qui lui porta en dot le fief de La Motte-Barin.

PALLUAT DE BESSET

La famille PALLUAT, à laquelle appartenait la mère de notre religieuse Marguerite de ^Lesgallerye dont nous venons de pai'ler, paraît originaire de Sainfc-Chamond où Ton trouve, dès 1613, honorable Jean Palluat, moulinier de soie.

Elle parvint à la noblesse de robe par la charge do conseiller du roi élu en l'élection de Saint-Etienne qu'un de ses membres remplissait en 1681.

Elle a fourni un contrôleur alternatif au grenier à sel de Saint-Charaond et de Cîondrieu, Jean Palluat en 1629; un P. Capucin, Ennemond Palluat, de Saint-Chamond, qui se dévoua au service des pestiférés pendant la grande peste qui en 1628 et 1629 ravagea cette ville. Il périt victime de son zèle avec quatre de ses coreligieux ^ ; trois procureurs du roi

1 La municipalité de Saint-Cliainond rendit un éclatant hommage au dévouement des capucins en les faisant enterrer avec grande pompe dans le chœur même de l'église de Notre-Dame, place ordinairement réservée aux fondateurs des églises. Elle fit, de plus, poser dans leur couvent l'inscrlptlun suivante, gravée sur une plaque de cuivre :

K A la mépoire des révérends Pères Eiuiemond PuUuat, do Saipt-

en rélection de la même ville, Noël Palluat de Besset en 1700, Jean, écuyer, secrétaire du roi en 1745, et Claude en 1760; deux officiers à Tarmée, Antoine Palluat, capitaine au régiment du comte de Provence en 1771, et Claude -Aimé Palluat, lieutenant au régiment de Beauce en 1780.

ALLIANCES

Avec une famille Besset, de Saint-Etienne, par le mariage en 1613 d'honorable Jean Palluat, fileur de soie à Saint-Chamond, avec Marguerite Besset , dont il ajouta le nom au sien suivant un usage qui existe encore dans le commerce * ;

Avec les Bérardier ^ plus tard sieurs de La Chazotte et de Grézieu, par le mariage, en 1630, de Catherine Païluat avec Jean Bérardier;

Avec les Roiùssier, de Saint -Etienne, par le mariage en 1645 de Jean Palluat avec demoiselle Jeanne Roussier, fille d*un contrôleur général des finances de Lyon ;

Avec les BUichon de VilLebœuf, par le mariage en 1681 do Noël Palluat avec Antoinette BUichon;

Avec les Bernou de Nantas, aujourd'hui de Rochetaillée , par le mariage, en 1722, de Jean Palluat avec Marguerite Bernou;

« Gliamond, Edouard, de VioDoe, André, de Saint-Oun, et Protaix, de « Laogres, prêtres religieux de l'ordre des capucins, décédés au service «c des pestirôrés de cette tille de Salnt-rihamond, ez années 1628 et 1629, « dont les corps reposent dans l'église paroissiale de cette ville. »

1 La famille Besset, appelée plus tard de Besset, devint seigneur de I^ Valette (Saint- Etienne) en 1622, et pc fondit on 1638, dana les PianeUi dr la Valette,

Avec les Mathevon de Curnieu (Villars), vers 1760;

Avec les Pellissier, de Saint-Etienne, en 1781, famille de notaires qui a donné deux maires de cette ville, de 1700 à 1740, et de nombreux cchevins;

Avec les Dupuy de Quérézieu (Ecotay), par le mariage, en 1 790, de Madeleine Palluat avec Henri Dupuy y qui était en 1793 membre de la terrible Convention nationale et Tami intime de Javogue ;

Avec les Forissier, de Saint -Galmier, par le mariage, en 1800, d'Antoine Palluat avec Clotilde Fori^sier de Bagnole fille du dernier capitainechâtelain de Saint-Galmier.

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