‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 53 sur 111 · DE LETOUF DE PRADINES · texte numérisé non relu

DE LETOUF DE PRADINES

1723. — DK LÉTOUF de PRADINES Marie - Victoire, visitandine, 18 ans ,

1724. — DE LÉTOUF de PRADINES Marie - Gertrude, visitandine, 18 ans,

1725. — de LÉTOUF de PRADINES Sybile- Madeleine, visitandine, 18 ans^ filles de messire Louis de Létouf^ marquis de Pradines, baron do Sirot, et de dame Margitkritr de; Valorge,

L'ancienne famille de Létouf est originaire du Beaujolais. Elle a formé plusieurs branches; celle de Pradines s'est divisée en deux rameaux : les barons de Sirot et les seigneurs d'Audour et Dompierre. L'armoriai du Lyonnais dit que les barons de Sirot se sont éteints au xvii* siècle^ c'est xvni* qu'il voulait dire, puisque le père de nos religieuses n'est mort qu'en 1754, laissant trois fils, l'aîné, Antoine-Réné, chevalier, marquis de Pradines, seigneur de Montagny et de Lapra, puis de Valorge par sa mère Marguerite ; le deuxième, Philippe -Marie, chevalier de Saint-Louis, était, vers 1 760 , gouverneur de la ville de Guise ; sa nièce, Marie -Suzanne, était en 1789, chanoinesse de l'Argentière.

Antoine-Réné, marquis de Pradines^ fit reconstruire, au commencement du xvni" siècle, le château actuel de Pradines, à deux ou trois cents mètres do l'ancien dont on aperçoit encore quelques ruines.

C'est un grand corps de bâtiment flanqué à ses angles de quatre tours ou pavillons carrés. Un mauvais quatrain, gravé sur une pierre, nous apprend que le marquis de Pradînes, n'ayant pas d'enfants mâles dans sa postérité, a laissé son souvenir dans ce château plein de majesté ' ; sa veuve vendit en 1 789 le château et le marquisat de

1 Sur la même commune de Pradines on voit un autre cli&teau appelé les Plaines ; il appartenait ou xviii* siècle à M. de Brosse, écuyer, représenté aujourd'tmi par un de ses fils, à la Varenne (SaU-en*Donzy) . Le clidteau dos Plaines est actuellement la propriété de M. Neyran, fils d'un pclie industriel (le SaiD^-Chamond.

Pradines avôc le fief de Montagny à M. Charles- Adrien Meaudre.

Ce dernier conserva peu de temps le château de Pradinos qui est devenu, depuis le commencement du xix*" siècle, un pensionnat de jeunes filles, tenu par des religieuses bénédictines.

ALLIANCE

Avec les Atcstrein de Jarnosse, par le mariage de messire Pierre de Létouf, chevalier, seigneur d'Audour et Dompierre, avec haute et puissante àd^me Jeanne Austrein, décédée en 1679.

DE VALORGE

La famille de VALORGE, à laquelle appartenait la mère des trois religieuses de Létouf de Pradinos dont noua venons de parler, était seigneur de Saint- Cyr-de-Valorge. Elle parait s'être fondue dans celle de Létouf, par le mariage de Marguerite de Valorge avec Louis de Pradines (père et mère de nos religieuses), vers 1700, puisque Antoine-Réné, leur fils aîné, prenait à la mort de son père en 1754, le titre de seigneur de Valorge.

Quant au château de Saint-Cyr, il passa au commencement du xvm* siècle, à la famille Thomô, suisse d'origine, qui le possédait encore en 1790,

Ig2 FAMILLES NOBLES

ainsi que celui du Perày, près de Saint-Symphorien-de-Lay.

LHERITIER

1643. — LHERITIER Catherine, ursuline, 17

1646. — LHERITIER Rose, visitandine, filles de noble Antoine Lhéritier, docteur -médecin à Montbrison, et de Bonne Boyer.

Cette famille bourgeoise a fourni plusieurs médecins à Montbrison aux xvn'' et xviii*' siècles, dont Tun, nommé Antoine, père de nos religieuses, avait une grande réputation dans la. province. Il mourut àSaint-Jean-de-Panissière, le 25 février 1656, en faisant une opération. Il fut ramené à Montbrison

et enterré dans le couvent des Sainte-Claire où sa famille avait un caveau.

Sa maison, située sur remplacement occupé par le perron de l'église des Visitandines (aujourd'hui la cour d'assises), servit à la première installation de cet ordre à Montbrison en 1642.

Pierre Lhéritier, son fils, devint en 1713 sieur de

la Bâtie ^ rente noble à THôpital-le-Grand et à Précieu.

ALLIANCES

Avec les BoyePj et fondus dans les de Mondey, qui héritèrent du fief de la Bâtie, et le revendirent en 1780 à M. Raymond, conseiller au bailliage de Forez.

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