SALLES
1785. — SALLES Màrgueritk, visitandine, 20
1789. — SALLES Antoinettk, visitandine, 24 ans, filles de noble Jean-Marie Salles, avocat à Montbrison, et de dame Pierrette Fauvin.
M. Salles, procureur à Montbrison en 1707, laissa un fils, avocat distingué au bailliage de Forez, Jean-Marie, le père de nos religieuses ; il était en même temps en 1761, châtelain de Marcilly et de Châtelneuf,
Cette fonction lui donnait un vernis de noblesse; en 1782 il y joignit le titre de sieur de Foris (Savignieu), qui lui venait par héritage de Jean-Marie -Genêt, son oncle, conseiller au bailliage, qui l'avait acquis en 1770 des frères Guigou de Foris.
ALLIANCES
Avec les Grailhes de Montaymay par le mariage en 1751 de Marguerite Salles, tante de nos religieuses, avec Jacques Grailhes, écuyer, contrôleur
des actes des notaires à Montbrison. Leur fils était secrétaire de Tordre de la noblesse à rassemblée tenue à Montbrison en 1789^ pour la nomination des députés aux Etats-Généraux ;
Avec les Chambodtto de Saint -Pulgent, au xviu* siècle.
La famille Salles était représentée à Montbrison en 1820^ par Madame Salles^ qui était entourée d'une sorte de vénération à cause de sa grande charité envers les pauvres et surtout envers les prisonniers qu'elle visitait journellement.
SEVERAT
1652. — SEVERAT Amédée, visitandine (père et mère inconnus).
1685. — SÉVÉRAT Marie-Amédée, visitandine, 1 7 ans,
1690. — SÉVÉRAT Mawb-Claude, visitandine, 29 ans,
1692. — SÉVÉRAT Mame-Josêphe, visitandine, 23 ans, filles de Balthazard, conseiller du roi, pre-
mler élu en l'élection de Porez^ et de Catherine Grimaud.
La famille Sévérat est originaire de la ville de Lyon. Elle fut anoblie en novembre 1639, en la personne de Raymond Sévérat, sergent-major de la ville, en récompense de ses services pendant plus de vingt ans dans la cavalerie et dans Tinfanterie.
Elle a fourni un échevin à Lyon, Raymond Sévérat, en 1646, et un autre sergent-major pour le roi, commissaire provincial du Lyonnais, Laurent Sévérat, écuyer, en 1664.
Antoine Sévérat, bourgeois de Lyon, se fixa vers 1629 à Montbrison et à Chalain-d'Uzore, et y fonda la branche qui a donné un conseiller du roi, premier élu en rélection de Forez, Balthazard Sévérat, le père de trois de nos religieuses, mort en 1690^ et un conseiller substitut du procureur général en la même élection, de 1677 à 1699.
Il ne faut pas confondre les Sévérat avec une famille existant dans le Roannais au xvii"* siècle, du nom de Séveyrac, seigneur do Mécillac, d'Arsillac, demeurant quelquefois au château d'Ausac (Velay).
Cette famille de Séveyrac, dont la terminaison du nom indique une origine de la Haute-Loire, a eu des alliances avec les de La Mure, par le mariage en 1724 de Marie-Thérèse-Françoise de Séveyrac avec Jean-François de La Mure-Chantois ;
Avec les de Simianne^ par le mariage vers 1 750 de Marie-Esther de Séveyrac avec le marquis de
Simianne, seigneur de Saint-Juet-en-Chevalet (tefrre qu'il vendit en 1781 à Durand-Antoine de Meaux)^ et de La Bâtie^ à Saint -Etienne- le -Molard (terre qu'il vendit en 1778 à Puy de Mussieu, dont les descendants sont connus sous le nom de La Bâtie) .
STARON
1641. — STARON Catherine (sœur de la Présentation), supérieure des Ursulines en 1698, fille de noble Noël Staron et de demoiselle Jeanne ClépiER (voir Clépier) .
La famille Staron était sieur de La Rey (fief et château moderne à quatre kilomètres au nord de Saint- Galmier, aujourd'hui à M. Dugas), de Saint-Marcel (Saint-Galmier, aujourd'hui à M. Ladevèze), de La Richardière, de l'Argentière (fief et moulins banaux près de Boën, aujourd'hui à M. Recorbet), et de Vaure, près de Montbrison (fief acquis des Talaru, en 1722).
Il existe sur la commune de Chevrières (canton de Saint-Galmier) un hameau appelé Staron où nous avons constaté quelques débris d'architecture
gothique, mais trop peu importants pour faire croire à Texistence d'un château qui aurait pu donner son nom à la famille Staron.
Cette famille, anoblie vers 1690, a donné trois conseillers au bailliage de Forez, Noël, Claude et Jacques, pendant les xvn* et xviii* siècles ; un aidemajor au régiment de Mhégaut, Noël Staron de Saint-Marcel, en 1 766 ; un garde du corps, Camille Staron de TArgentière, fusillé à Lyon victime de la Terreur en 1793 ; un juge de paix à Saint-Héand vers 1830, N... Staron de Saint-Marcel.
ALLIANCES
Avec la famille Paire ^ par le mariage vers 1700 de Noël Staron de TArgentière avec Jeanne Paire, qui hérita du fief de TArgentière, et le porta par alliance à la famille Gabrion ;
Avec les Cfiassain, par le mariage vers 1730 de Jeanne Staron avec Antoine Chassain, avocat à Montbrison ;
Avec les Odin de Malignières, par le mariage vers 1740, de Noël-Claude Staron de La Rey, avocat, avec dame Marie Odin de Malignières ;
Avec les &uillet de Chatelus (canton de Saint- Galmier), par le mariage vers 1760 de Damien Staron de La Rey avec demoiselle Antoinette Guillet;
Avec les de Roche fort, par le mariage vers 1760 d'Emérancienne Staron avec Pierre -François de Roche fort ^ écuyer, seigneur de Beauvoir (Arthun) ;
Avec les Ratt(md de Pommerol, par le mariage
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vers 1770 d'Elizabeth Staron avec Michel^Laurent Battandj lieutenant particulier au siège de Montbrison ;
Avec les Papon de la Noue (Saint-Paul-d'Epercieux), par le mariage vers 1800 de N... Staron de Saint-Marcel avec demoiselle Papou.