DE TALARU
1640. — DE TALARU Perronnk - Julienne , Sainte-Claire (père et mère inconnus) .
1700, — DE TALARU Thérèse -Charlotte, visitandine, 16 ans, fille de messire François de Talaru, marquis de Chalmazel, capitaine au régiment de Villeroy, et de dame Marianne d'Ornaison de Chamarande.
Grande et ancienne famille chevaleresque connue dans lo Lyonnais et dans le Forez dès le xii* siècle, divisée en deux branches : les ainés^ seigneurs de la Grange et de Noailly, par alliance avec les d^Aln bon de Saint-Forgetbx en 1349, et de La Perrière y éteints au xvi* siècle dans les Monteynard ; les cadets, seigneurs de Chalmazel, par héritage des de Marcilly au xiv* siècle, de Magnieu-le-Gabion
(Saint- Laurent- la-C!onche), par acquisition d'Arthaud de Bios seigneur de La Rey du 23 février 1500, d'Ecotay (près de Montbrison), en 1674, par suite d'une alliance avec les de Lavieu, de Chamarande (Orléanais), par alliance avec les d'OrnaisoUj de Saint-Marcel-de-Félines, en 1722, par une alliance avec les de Mars de Luxembourg, qui remontait à 1569.
La famille de Talaru a donné : deux abbés de Savigny, Itérius en 1112, et Ponce en 1124, ce dernier était aussi prieur de Randans (Feurs) ; un chevalier à la première croisade, Hugues^ présent au siège d'Acre, en 1191; plusieurs comtes de Lyon; trois archevêques de Lyon, Jean, en 1376, Amédée, en 1413, et Hugues, en 1488; deux cardinaux dans les xn»^' et xv* siècles ; des chevaliers et commandeurs de Malte ; des officiers à l'armée et à la cour; un ministre d'Etat sous Charles X, pair de France et embassadeur en Espagne, Louis-Justin de Talaru-Chalmazel, dernier membre dé cette famille, mort vers 1860.
ALLIANCES
Outre ses alliances avec plusieurs grandes maisons de France, la famille de Talaru s'est alliée dans le Forez avec les de Marcilly'Chalmazelj par un mariage en 1364 avec Béatrix de Marcilly- Chalmazel;
Avec les de Lavieu, au xv* siècle ;
Avec les de Langeaxi, par le mariage en 1456 d'Annet de Talaru avec Claudine de Lcungeajo;
Avec les de Mars^ en 1569 ;
Avec les du Rosier j par le mariage en 1642 de Christophe de Talaru-Chalmazel, seigneur de Magnieu-le-Gabion, avec Antoinette du Rosier j qu'il fit héritière du fief et château de Magnieu ;
Avec les d'Ornaison de Chamarande, par le mariage vers 1680 de François-Hubert de Talaru avec Marianne d'Omaison de Chamarande * .
Messieurs de Courtivron, de Bourgogne, et de Perthuis, de Paris^ héritiers de Louis-Justin de Talaru, ont vendu la belle terre de Chamarande au duc de Persigny. ^, vers 1861, et celle de Saint- Marcel à M. Piston, de Lyon, vers 1866 ^.
1 Le maasolôe de Fraoçois-Hubert de Talaru et de Marianne d'Omaison existe dans la nef gauche de l'église de Saint-Marcel. Il consiste en un cénotaphe de marbre noir, dont le sommet, taillé en biseau, contient deux inscriptions mortuaires de 1735 et 1742 ; entre elles deux, une tête de mort sur deux tibias en sautoir ; aux angles supérieurs du eénotapbe, un ôcusson portant les armoiries des deux familles, et au-dessous deux statuettes. Les armoiries et les statues ont été piquées en 1793, la tête de mort seule a été respectée.
2 Les archives de la famille de Talaru ont été retrouvées à Chamarande ; M. de Persigny en a fait foire une copie déposée à la salle de la Diana k Montbnson ; bien dilTéreot en cela de certains parvenus qui confisquaient à leur profit les archives des châteaux par eux acquis au siècle dernier, s'en composaient une généalogie à laquelle seuls ils- pouvaient croire, et dont les descendants m'ont quelquefois refusé une communication qui aurait pu nuire k leurs prétentions nobiliaires.
3 Le cfalteau de 6aint*Marcel avec ses tours, ses fossés, sa petite cour intérieure est le manoir le plus complet et le mieux conservé des nombreux eh&teaux que la féodalité avait élevés dans notre province.