‹ Histoire des crimes du deux décembreChapitre 41 sur 60 · CHAPITRE m. — RESISTANCE DE l'assemblée · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. — RESISTANCE DE l'assemblée

La majorité, — Séance du 10* arrondissement,

§ I*'. — Les premiers membres de l'Assemblée qui se présentent au palais législatif repoussés à coups de baïonnette. Quelques-uns parviennent dans la salle des séances où ils prononcent la déchéance du Président, 88. — Des soldats les arrachent violemment de leurs sièges, 89. — Lâcheté du président de l'Assemblée. Brutalité du colonel Gardereins envers des représentants qu'il arrête, 91. — Réunion de quelques membres chez M. Crémieux, 92.

\ II. — Réunion de trois cents membres à la mairie du 10* arrondisse-

ment. Compte-renda sténographié de la séance, 93. — Décret qni requiert la 10* légion pour défendre TAssemblée, 96. — Décret qni ordonne à tons les directeurs de maisons d'arrêt de délivrer les représentants arrêtés, 98. — Décret qui déclare M. Bonaparte déchn de la présidence, 110. — Arrestation en masse de la réunion au 10* arrondissement, 115. — Elle aurait dû se défendre à force ouverte. La migorité avait le sentiment du mal qu'elle avait fait, 118. — Elle choisit pour protéger la souveraineté du peuple le général de Texpédition de Rome, 119. — Demi-heure d'attente fatale à l'honneur. Les moyens révolutionnaires pouvaient seuls sauver la situation. Impuissance des parlementaires, 120. — Les officiers ont sciemment violé la Constitution. Le général Forey plus coupable qu'aucun autre, 121. — La population voit passer les représentants sans les délivrer. — Des représentants viennent eux-mêmes se constituer prisonniers, 122.

La minorité, — Barricade du faubourg Saint- Antoine,

$ I"'. — Les membres de la Montagne ne se rendent pas au palais de l'Assemblée. Ils ne veulent pas non plus se joindre à la mig'orité au 10* arrondissement, 123. — Première réunion. On propose de descendre immédiatement dans la me. Crainte perpétuelle d'engager la migorité du parti par un acte de la minorité, 124. — Texte d'un appel aux armes adressé au peuple, 125. — Deuxième réunion obligée de se disperser à l'approche d'un corps de sergents-de-ville. La police toigours instruite de nos démarches, 126. — Troisième réunion. On nomme un comité de résistance. Quatrième réunion, où l'on décide de se transporter le lendemain au milieu des ouvriers et de les appeler au combat, 127.

S II. — Nécessité d'une résistance armée. Le peuple se plaint avec amertume d'avoir été désarmé après Juin 1848, 128. — Action puissante des hommes non officiels. Leurs démarches pendant la nuit, 129. — Les représentants de la migorité, que l'on conduit à Yincennes, engagent les ouvriers à ne pas les délivrer. Réunion le 3 décembre, salle Roysin, 130. — Résolution de provoquer au combat. Conte ridicule âes insurgés à ce sujet. Les Montagnards se répandent dans le faubourg Saint- Antoine appelant aux armes, 131. — Barricade au coin de la rue Sainte-Marguerite. Frise de deux postes pour avoir des fusils, 132. Personne ne comptait là sur la victoire par les armes, 133. — Les rouges essaient de ramener la troupe au devoir, 134. — Les soldats ne tirent pas sur eux, 135. — Trait d'intrépidité du représentant Bruckner. Prise de la barricade impossible à défendre. Mort du Montagnard Baudin et d'un homme du peuple, 136. — Mot sublime de Baudin. Le drapeau de la résistance planté. Le jeune soldat tué, 137. — Vains efforts des représentants qui cherchent encore à soulever le peuple, 138. — Démenti à M. Mauduit, 139. Appel aux

armes do représentant Madier-Monljau à Belle ville, 140. — Les membres de la Montagne partout» 141.

$ m. — Le comité de résistance £eât son devoir, 141 . — Arrêt de la Hante- Conr de jostiee qni met le Président en accusation, 142. — Des soldats chassent les magistrats délibérant, 143. — Texte de quatre décrets rendus par le comité de résistance, 144. — Les rouges repoussent la dictature. Proclamation à l'armée, 148. — Si tout le monde avait fait son devoir, 150.

§ IV . — Les représentants républicains n'ont i)as failli à leur mandat, 151.

— Pas un d'eux ne s'est rendu au vainqueur. Le Moniteur publie une fausse lettre d'adhésion d'un Montagnard, 152. — Paissent les honnêtes gens être aussi intègres que les partageux. Conduite de la Montagne à l'Assemblée législative, 154.

§ V. — Cynisme des poursuites contre les représentants démocrates, 157. — Grossièreté des vainqueurs. Us ne craignent pas les monarchistes, 158. — Listes des éloignés et des expulsés^ 159. — Déloyauté des conspirateurs, 160. — Cinq Montagnards destinés à la transportation. Les bannis ne cèdent qu'à la force brutale. L'Assemblée n'est dissoute que de fait, 161. — Tout ce que font les factieux maîtres du gouvernement est nul, 162.

§ I*'.- — 11 fallait épouvanter pour réussir, 163. — Premières escarmouches. Appel du comité central des corporations, 164. — Attitude hostile de la bourgeoisie, 166. — On engage tout d'abord la troupe en la faisant tirer sur des groupes inoffensifs, 167.

$ II. — Première décharge sur les maisons, boulevard des Italiens, 168.

— Les fusils chargés à l'Elysée, 170. — Les soldats ajustent des femmes aux fenêtres. Citoyens tués chez eux, 171. — Marchands tués dans leurs boutiques. Envahissement de la maison du Grand-Balcon, 172. — Envahissement de l'hôtel Brandus, 173. — On en arrête tous les habitants, 474. — Collisions provoquées entre la population et l'armée. Les amis de l'ordre ne sont pas épargnés, 175. — Fusillades et canonnades des boulevards, 176. — Massacre des habitants de la maison SaUandrouze, 177. — Indignation universelle, 179. — Echafaud et fusillades, 180. — Aspect du théâtre du carnage. Défilé des troupes des conquérants, 181.

§ III. — Distribution d'eau-de-vie aux soldats. Ds tirent à l'aventure, 182. — Vingt mille cartouches brûlées quai Pelletier. Orgie, 183. — Sentinelles tirant sur une fenmie. Citoyens inoffensife fusillés à bout portant, 184. — Toute une famille massacrée chez eUe. Scène de carnage chez le libraire Lefilleul, 185. — Blessés que l'on achève. Vol

sur un mort, 186. — Aveu que la troupe a été trop loin. Les chefs surtout sont coupables. Propos et actes de quelques officiers, 187. — Le colonel Rochefort assassine trente personnes inoffensives, 190. — Sa ruse de guerre pour tuer les passants, 191. — Ses cruautés plus hideuses que ceHes de fiédarieux, 192. — Le colonel Feray commandant à deux soldats de brûler la cervelle à un prisonnier, 193. — Un enfant enfermé la nuit avec trois cadavres, 194. — Les orléanistes félicitent le prince Napoléon, 195. — Soldats qui ont refusé de tirer. La pitié sévèrement punie, 196.

$ IV. — Justification des décembriseurs, 197. — Soixante cadavres d'hommes et d'enfants déposés Cité Bergère, 198. — Liste d'hommes tués sur le boulevard, 199. — La plupart était des bourgeois. Inexactitude de la liste générale officielle des morts, 201. — Prisonniers fusillés, 202. — Ordres officiels de ne pas faire de prisonniers. Massacres dans les prisons, 205. — Le blessé de la barricade Montorgueil. Blessé jeté tout vivant à la Seine, 207. — Trois prisonniers fusillés et précipités dans la rivière. Un type de modéré, 209. — Atrocités récompensées par les sauveurs de la civilisation, 21 0.

$ V. — La terreur règne en France, 211. — Pourquoi nous taisons les noms de ceux qui nous renseignent. Aveux de nombreux assassinats par les journaux et les généraux du crime, 218. — Les assassins du général Bréa appartenaient à la faction bonapartiste, 214. — Ijcs hommes que Ton a fusillés étaient les défenseurs du pouvoir constitué, 218. — Témoignage d'un chasseur d'Afrique sur les fusillades, 219. — Une femme fusillée. M. Herbillot, le général fouetteur, 221.

§ VI. — Le canon à Crest (Drôme), 221. — La troupe fait la guerre des barricades et des fenêtres, 222. — Prisonniers et parlementaires fusiUcs dans les départements, 223. — Langage de certains modérés, 225.

§ VII. — Ordre du jour sanguinaire du général Saint- Arnaud, 226. — L'ex-Président confesse qu'il est sorti de la légalité, 227, et les défenseurs de la Constitution sont déclarés des ennemis de Tordre, 228. — Dépêche atroce aux commandants des divisions militaires. M. Maupas prononce la peine de mort pour crime de stationnement, 229. — Horrible proclamation du général BouijoUy, 230.

$ VIII. — Plan des constitutionnels. Position, défense et prise des différentes barricades, 281. — Quelques vaillants contre toute une armée. Comment les brigands pratiquaient le pillage, 233. — Beau trépas de Denis Dussoubs, 234. — Trait héroïque d'une portière, 236. — Dernières barricades, 237.

$ IX. — La consternation de Paris. Les dévastaticms des conquérants avouées par eux-mêmes, 288. — L'armée française a fait la guerre à Paris, 242. — Le président-Obus, 243.

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