‹ Histoire des crimes du deux décembreChapitre 42 sur 60 · CHAPITRE V.— LE PEUPLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V.— LE PEUPLE

Le peuple ne fait qne ce qu'il veut. Il n'a écouté, le 2 décembre, aucune des voix qui rappelaient au combat, 245. — Il n'a pas été divisé par les écoles socialistes, 246. — Les riches payant pour fiedre la révolution des partagenx! 247. — Comment le peuple a envisagé la situation. Les mesures liberticides n'avaient aucun effet nouveau pour lui, 248. — L'Assemblée, quelle qu'elle fât, représentait la souveraineté nationale, 249. — L'inaction du peuple tient à l'ignorance oà on Ta laissé. H reconniut qu'il n'y a rien de conmiun entre lui et l'ex-Président, 250.

— La grande nation forgeant elle-même ses chaînes. La question est entre la démocratie et l'absolutisme. La réaction a commencé en Europe le même jour qu'en France, 251. — Le 2 décembre n'est point un fait isolé, 252. — Alliance nécessaire de la bourgeoisie et du prolétariat. La France a charge d'âmes, 253.

§ I*'. Clamecy,

La province soulevée contre l'attentat avant même de savoir ce que ferait Paris. Invention de la jacquerie, 255. — Procédé de calomnie des honnêtes gens, 256. — Meurtre de M. Mulon. Tirer aux habits, 257.

— Arrestations préalables. On veut délivrer les détenus préventifs. Engagement entre le peuple et les insurgés, 258. — Mort du gendarme Bidan, 259. — Soulèvement, 260. — Quatre mille hommes des environs à Clamecy. Prétendu pillage de la caisse du receveur. Bon compte rendu, 261. — Les viols. Les amis de la Constitution et les dames de la ville. Un soldat tué par la femme d'un homme arrêté, 262. — Trait d'un partagenx. Modération du peuple, 263. — 1830 et 1848 insultés. M. Delafosse fait massacrer trois prisonniers, 264.

— Les insurgés tuent un ouvrier qui passait. Ils arrêtent des parlementaires, 265.

$ II. Donjon et LapcUisse.

Arrestation des autorités, 266. — Mesures prises, 267. — La gendarmerie désarmée. Marche sur Lapalisse. Traitement fait aux prisonniers, 268. — Prise de Lapalisse. Arrestation du sous-préfet, 271. — Le sabre d'honneur de M. Rochefort. Attaque des réactionnaires, 272.

— Infâme histoire des gendarmes assassinés, 273. — Inaction motivée des démocrates de Lapalisse. Les autres se retirent. Le juge de paix du Donjon arrête ses créanciers, 275. — Femme et servante emprisonnées pour les forcer à dénoncer. Rentrée au Donjon. Fuite forcée, 276.

TABLE AKALTTIQXTE. 465

$ m. Basêâê-Alpet, Le sons-préfet de Forealqnier ordonne de tirer snr des citoyens réunis, à la nonyelle du crime, 277. — Les communes roisines appelées aux armes s'emparent de Forcalqmer. Fable ridicnle sur la blessure de M . Fbîllard et la manière dont il fut traité. Son ingratitude, 278. — Le département tout entier se lève. La part des sociétés secrètes, 279. — Prise de Mal^ay. Entrée à Digne, 280. — Lettre de M. Ch. Fortoul, 281. — Les gendarmes se mettent à la disposition des constitutionnels. Les citoyens Buisson et Cotte nommés chefs. Comité de résistance, 282. — Armistice signé avec le commandant de la forteresse. Mesures d'ordre. Petit vol puni, 283. — La garde nationale de Digne adhère au mouvement. La justice suit son cours, 284. — Les livres des droits-réunis sont brûlés. Proclamation du comité de résistance, 285 . Argent tiré des caisses publiques contre reçus, 286. — Emploi des sommes prises chez les comptables, 287. — Réquisitions firappées par les insurgés. Exactions commises a Villeneuve, 288. — Un aubergiste menacé de mort parce qu'il réclame les dépenses des soldats, 289. — M. Buisson et M. Cotte vengés. Retraite de Digne, 290. — Soulèvement de Sisteron. Mouvement de Barcelonnette. Prétendu pillage du château de Mal\jay, 291. — Concentration sur les Mées. Arrivée des troupes insurgées. Leur colonel arrête deux parlementaires, 292.

— Mise en liberté des parlementaires. Un peloton des insurgés tombe aux mains des républicains. Acte de trahison des factieux, 293. — Us battent en retraite. Les constitutionnels se dispersent. Leur isolement, 294. — Portée de la prise d'armes des Basses- Alpes. Mensonge prouvé sur l'engagement des Mées, 295. — Six cents Français fuyant devant cinq gendarmes blessés. Quatre mille cinq cents Marseillais épouvantés par quelques gendarmes, 296.

$ IV. Var, Le Var se lève spontanément tout entier. Le citoyen Duteil nommé général par quinze mille hommes. Proposition de marcher sur Paris, 297.

— Puissante force perdue. La calomnie sur les prisonniers, 298. — Le colonel Trauers la soutient, 299. — Trait de perfidie de M. Trauers. Les insurgés tirent sur les prisonniers enfermés dans une chambre, 300.

— Un miracle en faveur d'une atrocité, 801. — Le fanatisme de la haine. Grand nombre de chefs pris, 302. — Digne attitude du citoyen Duteil. Les constitutionnels font retraite en colonnes. Marche vers Nice. Noble conduite du gouvernement piémontais et des habitants. Les brigands dénués de tout, 303. — Lettre du citoyen Duteil, 304.

f V. Marmande (Lot-et-Garonne).

Fermentation à la nouvelle du guet-à-pens, 305. — Le conseil municipal appelle les citoyens aux armes. Armistice conclu avec les autorités, 806 .

— Commission mmiicipale provisoire. Réorganisation de la garde nationale, 307. — Mesures de résistance. Les autorités et la gendarmerie abandonnent la ville, 808, — Marche sur Agen repoussée par contreordre. Bordeaux refuse de se lever, 809. — Résolution de soutenir la lutte. Sortie contre la troupe, 810. — Engagement avec la gendarmerie, qui tourne bride, 811. — Découragement. La colonne se dissout faute d'appui, 312. — Caractère du mouvement. Licroyable faiblesse de M. Peyronny, 818. — Il se dément lui-même» 814.

Trente-deux départements en état de siège. Témoignage de leur vaillance, 316. — La proscription va sévir jusque dans les villages les plus obscurs. Avènement de la province à la politique active, 816. — Bons augures,

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