‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 156 sur 209 · LIVRE XXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXII

mardiandi-scs de l’Asie qui lui étaient apportées par des marchands italiens et espagnols. Les villes de France prirent peu de part au commerce d’Oricnt : les jcroisades étaient l’ouvrage des Français , d’aulres en recueillaient alors les fruits. Marseille fut , au moyen âge, la seule ville française qui entretint quelques rapportsavec des peuples lointains. Cette ville , fondée par les Phocéens pour le commerce des Gaules , n’avait jamais cessé de porter ses regards vers les lieux de son origine et d’avoir des relations commerciales avec la Syrie et la Grèce. L’Espagne, dont l’industrie s’était développée de bonne heure , profita mieux des croisades , et , vers la fin des guerres saintes, les Espagnols avaient des comptoirs sur toutes les côtes de l’Asie. Aucun pays cependant ne tira plus d’avantages que l’Italie du commerce d’Orient. Cette contrée, qui dominait sur la Méditerranée et qui aboutissait à toutes les parties de l’univers connu , se trouvait pla'cée de la manière la plus favorable. Cette position , qui avait autrefois facilité les conquêtes des Romains, .seconda les peuples de l’Italie dans leurs nouvelles entreprises, et soumit le monde à leurs spéculations , comme elle l’avait liuumis à leurs armes.

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