‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 72 sur 209 · LIVRE XXL iSrj · texte numérisé non relu

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époux qui contracteraient de nouveaux liens avant d’étre assurés que leur femme ou leur mari, partis pour la croisade, étaient morts dans le pèlerinage. Plus d’un croisé, rentrant sons le toit de scs pères , voyait ses biens entre les mains de ses héritiers, qui, le plaçant au nombre des martyrs de Jésus-Christ , s’étaient partagé ses dépouilles terrestres. Ces abus se renouvelaient souvent , et répandaient le trouble dans les familles. Les papes s’occupèrent d’y apporter un remède, et plusieurs brefs des pontifes défendirent aux fidèles de disposer des biens d’un pèlerin avant qu’on eût la certitude de sa mort (i) , ce qui était quelquefois un autre inconvénient , et ne remédiait pas toujours au mal.

Il faut avouer que la longue absence des pèlerins, que la vie errante des croisades ne favorisèrent pas toujours les vertus domestiques , et que dans toutes ces expéditions , entreprises pour délivrer l’héritage de Jésus-Christ , on oublia trop souvent les préceptes et la morale que le fils de Dieu avait apportés aux hommes pour le ‘maintien de la paix et de la justice.

(i) F'qyez dans les Pièces justificatives de notre Histoire les bulles d’Iiinoccnl III, de Célestin III, de Grégoire IX.

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