CHAPITRE IV
HE l’aLEEMAGNE.^
Tandis que l’Angleterre conquérait la liberté contre ses rois, et que la France redemandait la sienne à la royauté , l’Allemagne présentait un autre spectacle : l’empire germanique , qui avait jeté un grand éclatsous Othon 1er. et sous Henri III, marcha vers -une décadence rapide pendant les croisades. La puissance impériale avait d’abord dominé toutes les autres ; mais les empereurs, tourà-tour aux prises avec le Saint-Siège, et les révoltes des grands vassaux , accordèrent des privilèges et des libertés à tous ceux qui se présentaient pour les défendre , et tout ce qu’ils avaient donné, tourna contre leur pouvoir. Bientôt l’Allemagne eut des princes ecclésiastiques , dont les regards se tournèrent vers la cour de Rome ; des princes laïques , reconnus souverains , qui s’occupaient d’accroître leurs prérogatives ; des villes . libres , qui étaient devenues des républiques indépendantes J une noblesse inférieure, qui, affranchie de tout lien féodal, désolait les pro- » viiices par scs guerres privées ou par ses brigan-
dages : la puissance impériale restait isolée an milieu de tous ces intérêts nouveaux. Dans le dé^
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