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Histoire des croisades

SeMatlon prodolte ea Earope par U prife de Constantinople; le vcen da ftUa»; lei Turcs sont chassé de Belgrade; Pie II négocie avec Mahomet II; sa mort; serment de Mahomet II; le royanme de Chypre échappe aox Lasîgnan ; siège de Rhodes; prise d'Otranie ; le prince Zisim ; Charles VIU en Italie; rôle des Vénitiens en Orient; le pape Léon X; cinquième eondlc de Latrao ; Icitrcs do roi François l*r ; Lotber et Érasme ; les chevaliers de Rhodes s'établissent ï Malte; prise et sac de Rome par les Impcriaox; victoire de Lépante; Jean Sobieskl vainqueur des Turcs; l'empire do croissant s’aOaiblil.]

'occident n’avait vu qu’avec indiflërence les dangers qui ^ menaçaient l’empire grec. En apprenant le dernier triomphe de Mahomet , tous les peuples chrétiens furent saisis d’effroi ; on croyait déjà voir les janissaires renverser les autels de l’Évangile dans la Hongrie et dans l'Allemagne ; on frémissait à la pensée que l’Italie n'échapperait point à la domination des Turcs , et qu’un jour le Coran serait préché dans

les églises de Rome changées on mosquées. De toutes parts des nuirnuires s’élevaient contre le pape Nicolas V, auquel on reprochait de n’avoir pas prêché une croisade pour prévenir le malheur que déplorai*, toute la chrétienté. Quelques secours envoyés iivant le siège aui’aient, en effet , sauvé Constantinople ; mais , la ville une fois tombée au pouvoir des Barbares , cette perte devenait irréparable. La réunion de toutes les puissances chrétiennes pouvait seule aiTacher aux Turcs leur conquête, et cette réunion rencontrait chaque jour de plus grands obstacles.

En vain, pour ébranler encore une fois l’Occident, l’éloquence des orateurs chrétiens s'adressa tantôt à la douleur , tantôt à la piété des fidèles; en v.Tm on employa tour à tour l’ascendant des idées religieuses et celui de la chevalerie : tout le monde déplora les progrès des Turcs; mais une aveugle résignation, ou plutôt une cruelle indifférence, prit bientôt la place de la consternation universelle.

Peu de mois après la prise de Constantinople, Philippe le Bon, duc de Bourgogne, rassembla à Lille en Flandre toute la noblesse de ses Etals; et , dans une fête dont l’histoire nous a conservé le récit fidèle, il chercha à réveiller le zèle et la valeur des preux par le spectacle de tout ce qui pouvait alors frapper leur imagination chevaleresque. On présenta d’alwrd à l’assemblée un grand nombre de tableaux et de scimes curieuses , parmi lesquels on remarquait les travaux d’Hercule, les aventures de Jason et de Médée, les enchantements de Mélusine '. Les spectateurs virent ensuite arriver dans la salle du festin le simulacre d’un éléphant conduit par un géant sarrasin et portant une tour , d’où sortit une matrone vêtue de deuil qui représentait l’Église chrétienne. L’éléphant étant arrivé devant la table du duc de Bourgogne, la dame captive récita une longue complainte en vers sur les maux dont elle était accablée, et , s’adressant aux princes , aux ducs tt aux chevaliers , elle se plaignit de la lenteur et de l’indifférence qu’ils mettaient à la secourir. Alors panit un héraut d’armes qui por- ’.ait è la main un faisan , oiseau que la chevalerie avait adopté comme ’iC symbole et le prix de la bravoure. Deux nobles demoiselles et pliisieure chevaliers de la Toison d’or s’approchèrent du duc, et lui pré-

* Olivier de U Marche, après avoir fait la descriplion de la fête ei des ôiTcrs spectacles oiïcris nox yeax des convives, ajoute : • Tels furent les entremets mondains de cette feste , et iatsseiay i

• um a en parler, poor compter d’on enlrcmets pitoyable qoi me semble le pins spécial des

• antires, etc. •

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