‹ Histoire des croisadesChapitre 115 sur 213 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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A nation anglaise, enfermée dans son lie, avait vu éclater loin d'elle les premiers orages des croisades. A cette époque, les rois d’Angleterre s’occupaient d’apaiser le mécontentement des peuples conquis, et profitaient en même temps de l’absence de leurs voisins ou de leurs rivaux que les opinions dominantes entraînaient eu Asie. Henri 11, devenu après la seconde guerre d’Orient l’époux d’Éléonore et le maître de la Guienne, poursuivait avec autant de succès que d'habileté l’ouvrage commencé par ses prédécesseurs, lorsque le meurtre de Thomas Becket interrompit le-cours de ses desseins et changea toute la politique de son règne. Menacé des foudres de Rome, il se vit contraint d’obéir aux idées de son siècle, et fit le serment de passer trois ans à la guerre sainte, soit en Espagne, suit en Syrie’. Un traité conclu à Ivry entre Henri II et Louis Vil’, nous apprend que ces deux monarques avaient formé le projet de partir ensemble pour la croisade; mais dans ce traité on prévoyait telle-

’ Panigurifiui de taitU Lotit, CoU. de Docliene {BiUielUjte dei Cnitadei).

> Bromplon, «HD. < (88.

* Vo;ei le texte de ce Inilé dîne notre extnlt dee Aelti de B/mer [BiUiolli. dei Crtitadn).

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