‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 287 sur 323 · Janvier 1G · texte numérisé non relu

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Au besoin la réglementation entrait dans l<is détails. En 1GG7 le Conseil de la ville de Dijon défendit de priser a l'église, et prohiba V usage de la pipe à peine d'amende, et de bannissement

en cas de récidive1.

Arrivons aux lois relatives au costume en France.

En général, Les populations connues pour leur esprit d'économie ont des vêtements courts : on connaît les jaquettes bretonnes, les blouses des Auvergnats. Au moyen Age, chroniqueurs et sermonnaires dénonçaient comme scandaleuses les robes à traîne ou à queue. La Chronique Normande2 s'indigne contre « les damoiselles qui balayent poussière ainsi que boue, avec la longue queue de leur tunique ».

En 1 -29 V le nombre des robes fut ainsi fixé : pour les ducs, comtes et les barons, quatre robes par an, — pour les chevaliers, trois robes, — pour les prélats et les damoiselles, deux robes seulement : « Nulle damoiselle n'aura qu'une paire de robes par an4 »; et l'étoffe ne devait pas dépasser 25 sous l'aune.

Les dames faisant preuve d'un grand amour de la toilette (nous ne parlons que du moyen âge), imaginèrent d'ingénieux expédients pour échapper à ces tyrannies qui leur semblaient intolérables, odieuses même ! elles remplacèrent tantôt les manches de leur corsage, tantôt le devant, puis le col, et finirent par remettre... « des robes aux boutons de leur vêtement », selon le mot plaisant d'un auteur du temps.

Charles V prohiba5 la fabrication, la vente et l'usage des souliers à la poulaine. « Afin de paraître grandes et belles, dit Coquillard, elles portent, pour se hausser, pantoufles à vingtquatre semelles ». Il exagère peut-être un peu; cependant dans les collections spéciales, on voit des chaussures dont les talons sont hauts comme des tabourets, et d'autres dont « la proue » mesure un pied et demi de longueur.

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