‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 289 sur 323 · Des 19 mars 1547 et 12 juillet · texte numérisé non relu

Des 19 mars 1547 et 12 juillet

En L563 on restreignit les dois à un apport de 10.000 livres : mais la loi resta lettre morte, comme bien l'on pense.

Une Ordonnance de llri!) s'exprime ainsi : « Prohibons toute broderie, dentelle, passementerie, au collet et aux manchettes des habits, à peine de saisie sur la personne ».

Le Parlement de Paris , s'opposa en vertu des lois somptuaires, à la mise en vente « de draps de lit ornés de passements et dentelles ».

Les jarretières elles-mêmes furent solennellement réglementées dans TOrdonnance suivante2 : « Considérant les grandes et excessives dépenses où le luxe et les superfluités engagent nos sujets... Voyant, à notre grand regret, que nos bonnes intentions ont été jus [u'ici sans aucun fruit : Sçavoir faisons, qu'après avoir mis cette affaire en délibération en notre Conseil, de l'advis d'icelui, et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royales, Nous avons statué et ordonné, statuons et ordonnons par les présentes ce qui en suit : Faisons très expresses inhibitions et défenses à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu'ils soient, de porter écharpes, nœuds, rubans, ni jarretières... »

Toutefois il était loisible d'employer une dentelle de deux doigts i entre-deux), et de mettre au choix sur ses habits, soit quatre rangs de boutons ordinaires, soit un seul rang déboutons à queue de soie. Les domestiques n'avaient droit qu'à deux galons; enfin nul tailleur n'était autorisé à confectionner un vêtement dépassant le prix de 300 livres.

On compte plusieurs Ordonnances relatives seulement aux boutons d'habits.

C'est ainsi que le Roi-Soleil3 interdit les boutons d'étoffe au lieu de boutons de soie, sous menace de confiscation et d'amende. Pour comprendre le sens de cette mesure qui, de prime abord, semble une puérilité, il faut savoir à quelle pensée obéissait le monarque. La raison en est exposée dans le document même.

« Nous avons été informé, dit Louis XIV, du préjudice que cause dans notre Royaume l'usage qui s'est introduit, depuis quel-

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