‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 290 sur 323 · Ordonnance de Louis XIV, 1G · texte numérisé non relu

Ordonnance de Louis XIV, 1G

que temps, de porter des boutons de la même étoffe que les habits, au lieu qu'auparavant ils étaient pour la plupart de soie : ce qui donnait de l'emploi à un grand nombre de nos sujets ».

Tel est le motif de la mesure que nous rapportions tout à l'heure.

Citons aussi un ordre de Louis XIV1, empêchant la vente des chapeaux de castor valant plus de 4-0 livres2.

A cette époque, Y étoffe d'indienne était réservée à la noblesse, et interdite aux vilains.

Nous avons retrouvé des procès-verbaux de saisie pratiquée sur des personnes qui avaient porté de l'indienne, au mépris d'une Ordonnance royale3.

Voici le texte même des procès-verbaux et du jugement intervenus en cette circonstance : « La demoiselle Delagny, demeurant rue de Condé , vue avec un jupon d'indienne à fond blanc et à fleurs violettes... ; la femme du sieur Arnoult, écrivain, demeurant passage du Riche-Laboureur, vue avec un jupon d'indienne à fond blanc et à fleurs rouges... ; le sieur Brun, demeurant hôtel du Languedoc, trouvé avec un porte-manteau contenant un casaquin d'indienne à fond blanc et à fleurs rouges , doublé de même... Après avoir entendu les susnommés en leur défense, statuant sur les contraventions commises aux Arrêtés et Déclarations relatives aux prohibitions d'indienne... Les condamnons à l'amende de 300 livres, au paiement de laquelle ils seront contraints même par corps; les condamnons en outre par les mêmes voies à rapporter, si fait n'a été, lesdits jupons pour être confisqués... »

Enfin une ordonnance de 1780 avertit les fripiers de ne louer aucun vêtement de luxe, au risque d'encourir 300 livres d'amende, et d'être rasés.

Quelques objets de toilette, chez nos pères, ont été visés par des dispositions toutes spéciales , notamment les vertugadins, les masques et les perruques.

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