‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 293 sur 323 · Ordonn. d"Orléans par Henri III, 1Ô · texte numérisé non relu

Ordonn. d"Orléans par Henri III, 1Ô

fameux naufrage, au retour de la Martinique. Jouant sur le mot, les dames trouvaient plaisir à dire à leur camériste : « Donnez- « moi mon maitre des requêtes ». Et l'on apportait le panier demandé.

En réalité, ces ornements étant faits en osier comme les paniers vulgaires, en ont pris le nom; de même que les crinolines doivent le leur au tissu de crin qui entrait dans leur fabrication.

Un mot sur les masques.

Ils semblent être originaires de Venise. Adoptés d'abord comme divertissement, les masques facilitèrent bientôt de graves abus et même des crimes, en permettant aux coupables de dissimuler tout ensemble leur voix et leur visage.

On portait les masques au bal, en soirée, au théâtre et même dans les promenades1.

Sous François Ier le loup, petit masque de velours ou de satin, fut très en vogue ; mais les attentats qu'il favorisa furent si nombreux, qu'ils motivèrent successivement diverses Ordonnances signées de François 1er, de Charles IX et d'Henri III.

Un édit de 1535 permet la saisie des masques chez les marchands, et donne même le droit aux archers de mettre à mort tout homme qui refuserait de « lever le masque ». Sous Henri III l'usage de cet objet était admis même pour les hommes, à condition qu'ils fussent nobles. Jousse rapporte un Arrêt de Parlement2 condamnant deux manants à avoir la tête tranchée pour s'être permis, étant masqués, de quêter par la Ville en temps de carnaval. Le masque n'étant permis qu'aux grands devint une sorte de privilège, et un jour 3 Louis XIV se présenta masqué au Palais Cardinal.

De nos jours, on le sait, les masques et loups ne sont tolérés sur la voie publique qu'à certains jours exceptionnels.

Parlons, en terminant, des dispositions légales relatives à la chevelure et aux perruques.

Déjà les nobles Gaulois tenaient à leurs longs cheveux, qu'ils

1. En 1445 le synode de Rouen interdit les masques à têtes de bêtes, jugés dégradants pour la dignité humaine.

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