Abribus extensis
Tonkinois et d'autres encore, les rougissent au moyen de certains acides, « pour qu'elles diffèrent, disent-ils, de l'ivoire des éléphants1 ».
Les insulaires de la Guerta les peignent également en rouge, et les Macassarois en vert et rouge alterné 2.
Quant aux Japonais, aux Siamois et aux habitants des lies Mariannes3, ils appliquent sur leurs dents un vernis noir très caustique ; et chaque fois qu'ils renouvellent cette petite coquetterie, ils se trouvent dans la nécessité de demeurer une couple de jours sans manger, pour permettre à la préparation d'attaquer l'émail de leurs dents.
Les Javanaises se dorent ou se laquent les incisives , après les avoir fait limer, parce qu'elles craignent que leur râtelier ne ressemble à « des dents de jeune chien ».
A Batavia et dans certaines autres contrées, on entaille les dents de la mâchoire supérieure au moyen d'une pierre à aiguiser, très fine, de façon à y former un sillon parallèle aux gencives 4.
Les anciens Péruviens, comme signe de richesse , mettaient à leur bouche une plaque d'or couvrant la lèvre inférieure et dont les deux pointes, formant croissant, se relevaient jusqu'aux ailes du nez. La plaque était plus grande les jours de cérémonie5.
Les Chinoises se font souvent au bord du menton, et même au milieu de la lèvre inférieure, un petit rond de vermillon pour rehausser leur beauté.
— La vanité s'est attaquée à tout, même aux ongles.
Tandis que les insulaires de Mindanao les rognent tout courts 6, à l'exception de celui du pouce gauche , les Lettrés et les docteurs de la Chine, eux, les portent longs d'un pouce1. Dans leur pensée, c'est une manière de montrer au peuple qu'ils ne sont pas obligés de se livrer à un travail manuel. Chez nous,.