Sine civitate
supérieure, déclarés indignes d'union avec des chrétiens, sous peine de mort, et chassés des synagogues.
Quant à l'Eglise, si elle s'est préoccupée d'empêcher, on le comprend, la propagande antichrétienne du judaïsme, elle a néanmoins fait preuve d'une tolérance qu'on a eu tort de nier. En effet, elle a protesté contre les baptêmes forcés pratiqués par les rois mérovingiens et visigoths. Plus d'une fois elle s'est opposée au renversement des synagogues et aux violences. Le pape Calixte II accorda aux Juifs, en 1119, une Patente [Constitutio Judœorum), pour les protéger contre leurs ennemis ; et cette constitution fut renouvelée plusieurs fois par ses successeurs1.
Les persécutions ultérieures furent donc une violation de cet esprit charitahle, à l'égard de ceux-là que l'opinion publique dénonçait comme incrédules et déicides.
En France, les lois d'exception contre les Juifs ont été abolies parla Constituante le 27 septembre 1791. En 1831 le culte juif fut même admis au nombre des cultes privilégiés et, comme tel, salarié par l'État 2.
La condition des Israélites français a été réglée par la grande assemblée du Sanhédrin de 1807. Parmi les questions tranchées d'une façon doctrinale en cette circonstance, se trouvent les suivantes concernant la question d'usure : un Juif prêtant de l'argent à un coreligionnaire besogneux, ne doit en principe lui demander aucun intérêt ; si le prêt est fait à un non-israélite,. l'intérêt ne devra, en aucun cas, dépasser le taux légal.
Terminons la série des cultes non chrétiens par des recherches originales, relatives à la religion musulmane, particulière comme nulle autre.
Avant les prédications du fameux apôtre du Coran, Mahomet 3r