‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 151 sur 285 · État de New- York · texte numérisé non relu

État de New- York

rels, tous les autres êtres étant, d'après eux, formés (rime même substance et soumis à des transmigrations.

Il est admis qu'un .Mormon correct ue doit pas avoir plus de sept épouses.

Toutefois « le maximum légal u est souvent dépassé, si l'un en juge par L'exemple de Brigham Young, qui se maria soixantedix fois!

Faut-il s'étonner que la colonie se soit développée au point de devenir en 1850 un territoire, L'Utah? Des Mormons se trouvent aussi en Danemark, en Suède et en Angleterre, où l'on en compte une trentaine de mille : à Liverpool se trouve une agence chargée de recruter des adeptes.

En donnant ici une place à la Franc-maçonnerie, nous ne sortons en rien des limites de notre programme. En cilet, cette association, comme presque toutes celles qui combattent le christianisme, est à sa manière une religion, ayant ses dogmes, ses rites, ses observances, ses officiants, ses formulaires, ses initiations, ses mystères, et opposant même aux sacrements de l'Église, des baptêmes et des mariages maçonniques.

Cette prétention a motivé les excommunications prononcées par le Pape Clément XII, le *27 avril 1738, et renouvelées par Benoit XIV. puis successivement par Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI, Pie IX et Léon XIII.

La Franc-maçonnerie a son vocable propre pour désigner Dieu, qu'elle appelle le Grand Architecte de l'Univers. Toutefois, en 1S7I), le Grand Orient de France a protesté contre cette affirmation théiste, et revendiqué l'indépendance absolue des convictions dans les Loges.

On remarquera ce mot « architecte ».

Les disciples de Véquerre, qui descendent, dit-on, d'anciennes sociétés d'ouvriers maçons, font un constant usage de symboles et d'outils empruntés au métier de la construction; partout se rencontrent, comme emblèmes maçonniques, des compas, des maillets, des règles et des truelles.

Il y a quelques années seulement, le Protestantisme recruta des

groupes de propagande religieuse connus sous le nom à! Armée du Salut, qui, imitant la hiérarchie militaire, distinguent des soldats, des officiers, un généralat, des corps d'armée et un quartier général.

On connaît surtout les disgracieuses officier es de la Salvation Army vêtues d'une robe grise bordée de rouge, et qui, par tous les temps, coiffées d'un vaste chapeau de paille bleue, vendent ou distribuent des journaux et de petits imprimés pieux, pour convoquer les passants à une réunion « de sanctification ». Là, hommes et femmes viennent tantôt produire « leurs témoignages », c'est-à-dire l'histoire de leur conversion, tantôt prononcer des discours entre deux cantiques, accompagnés d'un piano ou d'un cornet à piston, dont la mesure est rythmée par les coups répétés d'une grosse caisse assourdissante.

Rien ne justifie mieux la qualification d' « Armée du chahut » donnée irrévérencieusement aux Salutistes, dont beaucoup sont certainement de bonne foi. Aussi cette association (à la différence des précédentes) ressortit-elle bien plutôt à la religion réformée, qu'aux spéculations philosophiques.

Une innovation de l'Armée du Salut est le Café joyeux, dont le programme comprend, pour quelques centimes, une tasse de café ou de thé, de petits gâteaux, et de longs cantiques que l'on chante, tout en mangeant et en buvant : c'est le moyen qu'ils ont trouvé le plus ingénieux pour recruter des adeptes et populariser leurs idées.

Après avoir lu le rapide exposé que nous venons de faire de ces diverses sectes, on comprendra d'autant mieux l'absolue justesse de cette réflexion de V. Cousin : « C'est en étudiant les philosophies que j'ai compris la perfection du Christianisme. »

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